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"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

Notez que tout le contenu de ce blog est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Creative Commons License

Et si ça vous convient pas ? Passez votre chemin manant :P

ou allez visiter ce site entièrement dédié à la photographie, que je viens d'ouvrir !

Les Tribulations de Cassandre au pays de la photographie
Samedi 14 juin 2008
dans une petite entreprise locale, type école internationale. [flash back back en 2006]

Eh bien... ce n'est pas une sinécure. Peut être aussi, n'ai-je pas eu de chance et je suis arrivée à un mauvais moment... ou bien, ils ont fait une erreur de jugement, pensant avoir plus d'élèves, je ne sais pas.

Toujours est-il que cela s'est très mal passé et fut relativement court.

Tout avait pourtant très bien commencé. J'avais ma classe, 5 élèves, pas de quoi fouetter un chat et c'était plutôt facile de s'en occuper.

Et puis, il y a eu un schisme, je ne sais pas exactement de quelle nature, mais il s'est trouvé qu'un parent a râlé, parce que son enfant était en cours avec moi dans un bâtiment autre que celui dans lequel il était supposé se trouver.

Pour la petite info, l'école est en fait composée de trois structures un peu différentes, et disposées dans trois bâtiments différents, distants, au plus, de 15 min de marche. J'étais dans le plus éloigné, qui habituellement sert de garderie.

Et donc, on m'enleva mes gosses. Et on me donna un bébé de 10 mois en échange. Sympa.

Il parle pas... beaucoup, et quand il parle c'est japonais... et évidemment je ne parle pas le "bébé japonais", et lui ne parle pas l'anglais, quand à le comprendre, j'imagine que c'est vraiment trop demander. Mais bon, on s'entendait plutôt bien quand même ^^"

Jusqu'à ce que finalement, il soit décidé, je ne sais par qui, que le bébé serait confié à la dame qui s'occupe habituellement de la... cuisine. Elle n'est pas prof, n'a pas été engagée pour s'occuper d'enfants... mais voilà, c'est à sa garde qu'il a été confié. Mais top du top... j'en suis toujours responsable, et continue d'assurer, officiellement, la jointure entre l'école et les parents. Résultat, si cette dame fait une erreur, si le gamin se fait mal... c'est ma faute. Je me suis d'ailleurs faite jeter plusieurs fois pour avoir oublier de changer les couches le matin en arrivant ou le soir avant qu'il ne prenne le bus, avoir oublié de mentionner sur le "daily care log" qu'il avait la diarée ou ce genre de choses, que je ne pouvais qu'ignorer si on ne me le disait pas, vu que je passais mes journées loin de l'enfant.

Et d'ailleurs à quoi occupais-je mes journées alors ? ah ah.. vous allez rire... et moi j'ai ris... très jaune... sans mauvais jeu de mot.

Je fus, histoire d'allonger un peu mes journées, de bus scolaire, matin et soir... ma journée était censée commencer à 8h30... elle commença à 7h15 puis ils voulurent que ce soit 6h30 (une fois pas deux !)... certes. De commencer tôt, de finir tard, notez que cela ne me dérange pas, mais il faut que ce soit payé... hors, je faisais des journées de 10h à 12h payées 8h. Ca va un moment... mais je n'ai pas de vocation à la mère Thérésa, malheureusement pour eux.
Il va de soi que je ne finissais quasiment jamais à l'heure dite, à cause du bus scolaire et des embouteillages.
Petite remarque, ma journée, pour eux, officiellement se terminait à l'heure où je déposait le dernier gamin chez lui. Si celui-ci vivait à Odaiba (une heure de route de l'école) et que je le laissais à 16h30, alors ma journée se finissait à 16h30 pour eux, sauf si je revenais pointer à l'école à mon retour... ce que je faisais allégrement... ça n'a pas dû leur plaire.

J'arrivais donc à l'école vers 8h30 /8h45 ou 9h suivant les encombrements routiers et les aléas d'organisation du coordinateur des trajets... et oui, en prime, ils n'étaient pas doués pour l'organisation. C'est dire ! Fréquemment il fallait qu'on change de trajectoire pour récupérer un gamin de plus, parce qu'il avait été "oublié" des listes.
J'arrivais donc ... et j'avais la surprise de mon emploi du temps au fur et à mesure que la journée s'écoulait. De 10 min en 10 min tout pouvait changer du tout au tout.

Mon dernier jour fut le comble, peinture des nouveaux casiers à chaussures (deuxième couche de couleur, j'avais déjà peint en blanc l'avant veille, en couleur la veille), nettoyage des containeurs à poubelle type de ceux qu'on trouve dans les immeubles au solvant et au chiffon, sans gants, j'ai eu les mains brulées, merci. Puis, comme il y avait quelques tâches de peinture au sol malgré les journaux utilisés pour le protéger, on me dit d'enlever les tâches... et finalement de nettoyer tout le sol, au pinceau avec le même solvant. 50 m², à quatre pattes, c'est tuant... il y a eu le nettoyage des toilettes aussi, mais bon c'est moins crevant d'un coup, même s'il y en a 5 en tout.

Je rappelle pour ceux qui l'auraient oublié, que j'ai été engagé comme prof d'anglais...

Et petite cerise sur le gâteau, ce jour là, l'inorganisé des trajets de bus, ne m'a pas laissé de message pour me dire si j'étais de bus ou pas le lendemain. Résultat, il m'a téléphoné le lendemain matin, à ... 5h37 pour me dire d'être à 6h30 à Gotanda, station pour laquelle il me faut une heure de trajet minimum.
J'ai dis non. Je ne suis même pas allée travailler... j'ai démissioné ce jour là.

Parce que lorsque j'ai dis non, j'ai dis que je ne pouvais pas y être à l'heure, on m'a carrément demandé "Pourquoi ?!"... j'ai menti en disant que je n'étais pas chez moi (ma vie privée ne regarde que moi il me semble) et là c'est tout juste si on m'a pas engueulé pour ne pas avoir été chez moi.

D'ailleurs, la manager me l'a bien fait sentir sans le dire... tradition japonaise oblige.

Ma colloc et amie, s'est vue elle, raccourcir sa durée de travail journalière, mais aussi sa paye bien sûr, la semaine suivante. Il y a moins d'élèves, et le bébé est toujours à la charge de la dame travaillant en cuisine, mais maintenant c'est ma colloc qui en est responsable, en plus de sa classe habituelle, qui s'est vue réduite de trois enfants.

....

Comme quoi, finalement, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs à moins de mettre les mains dans le cambouis et de se dire qu'on se met à son compte. Compte qui m'a bien servi :)
J'ai pu vivre et sortir, c'était le principal même si je n'ai pu faire d'économies.

Aujourd'hui avec la chute de la sacro sainte école "Nova", les professeurs particuliers pullulent comme jamais...

Est-ce pour le meilleur des élèves ? Je ne le sais, mais je ne le parirais pas...




par Cassandre publié dans : Japoniaiseries
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Vendredi 13 juin 2008
Vous avez sûrement entendu parler de cette exposition controversée dont la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris n'a pas voulu ?

Non ?

Bon, pour les retardataires, il s'agit d'une exposition où l'on découvre le corps humain, notre corps finalement, de l'intérieur, avec tous les détails possibles et imaginables.
Et ce qui fait bondir certains, c'est que cela est représenté à l'aide de vrai corps humains.

Tous ces corps et organes sont exposés dans six grandes salles thématiques, viennent de Hong-Kong (centres universitaires, d'écoles de médecine, d'instituts de recherches).  Ils sont issus de la "Anatomical Sciences and Technologies Foundation". Le Dr. Enhua Yu, président du comité scientifique de cette fondation chinoise a bien précisé que tous ces corps et organes proviennent de donneurs qui ont accepté de donner leur corps à la science et qu'ils ont autorisé la Fondation à les utiliser dans un cadre d'études scientifiques privées ou publiques.

Voilà pour l'origine. Ensuite, comment stopper la nature dans le processus de décomposition des corps ? Parce, c'est bien joli de vouloir nous parler de beauté intérieure, mais encore faut-il que "ça tienne le coup" !

La technique employée fut donc celle de l'imprégnation polymérique. Tous les corps et matériaux contenant de l'eau, que ce soit le cuir, le bois, les plantes, les insectes et les animaux peuvent être traités par imprégnation polymérique pour produire des spécimens totalement secs, inodores et non toxiques. Il va sans dire que cette technique de conservation est assez récente.

Les spécimens conservés par la méthode d'imprégnation polymérique sont utilisés dans de nombreuses institutions à travers le monde comme un moyen unique d'enseignement grâce à leur solidité et à la préservation intacte de leurs tissus. Les spécimens anatomiques sont de véritables corps, l'eau contenue dans les tissus est remplacée par des polymères. Le type de polymère utilisé pendant le processus d'imprégnation détermine les propriétés visuelles du spécimen (transparent ou opaque) et mécanique (flexible ou rigide).

Celle-ci s'oppose au formol autrefois couramment utilisé, qui, si elle permettait de conserver les organes, ne permettait pas de pouvoir les manipuler librement. En effet, pour pouvoir faire des travaux de recherche approfondis, il est impératif de porter des gants et en plus de se coltiner les vapeurs toxiques du formaldéhyde.

Pas très glamour même si c'est pour la bonne cause de l'étude et de la recherche.

L‘extrême réalisme et le caractère unique de chaque spécimen conservé par la méthode d'imprégnation polymérique permettent à tous d'avoir un regard plus précis sur la nature du corps humain et d'atteindre un niveau de détails impossible à obtenir avec les spécimens préservés par les méthodes de conservation traditionnelles.

Mais je vous ferais grâce des explications technique pour en venir au fait.

Doit-on ou pas être choqué par une telle exposition qui quoiqu'orienté vers la vulgarisation du savoir médical du corps humain utilise de réels corps pour le faire ?

Car si la Villette n'en a pas voulu en ses murs, c'est pour cause d'Ethique. D'où viennent les corps ? Sommes nous sûrs que ce ne sont pas des prisonniers qui auraient été exécutés ? Le Dr Enhua Yu, bien que président de la  "Anatomical Sciences and Technologies Foundation", est avant chinois, tout comme cette fondation. Alors, vérité ou mensonges ?

Je me demande si on ne se cache pas la face en arguant d'un faux problème.

Car autrefois, les autopsies étaient très mal vues de l'Église Catholique. Il a fallu attendre bien longtemps pour que ce ne soit plus aussi blasphématoire de pratiquer de telles interventions à des fins scientifiques. Que ce soit la compréhension du corps ou plus simplement, trouver pourquoi une personne est morte.

Bref, il en résulte que peut être certaines personnes ne sont pas prête à voir de l'intérieur de quoi elles sont faites. C'est du moins mon humble avis.

Car même si certains corps sont mis dans des positions que certains veulent appeler "artistique", alors je ne suis pas d'accord.

Pour l'archer, par exemple : on voit bien quels sont les muscles requis pour faire un tel geste, on a le détail dans son intégralité, idem pour le vélo cycliste ou le joueur d'échecs.
Ok, peut être que la pose prise par le squelette représentant la vascularisation était peu être un peu "comique" (c'est à peu près comme ci-dessous) mais au moins on voit bien tout le schéma vasculaire du corps.



Mais je n'ai rien trouvé de choquant, c'était certes étrange de se dire que ces gens là ont bien été vivants un jour mais en dehors de ça, j'ai plutôt trouvé fascinant de voir en détails comment fonctionne mon corps, j'ai appris des tas de choses, et réalisés d'autres parce que mes connaissances en anatomie sont forcément restreintes.

Tous le monde ne fait pas médecine juste pour savoir de quoi sont composés nos organes ou comment ceux-ci s'articulent autour du reste...

Alors y'a ceux qui disent que parce que ça vient de Chine, il faut se méfier (parce que les corps sont anonymes et qu'on ne sait plus qui ils étaient). Et puis y'a ceux qui disent que c'est de l'esthétisme morbide et qu'il faut arrêter ça parce que "c'est mal" et que c'est juste du voyeurisme.

Ben, moi, j'ai bien aimé voir comment mon appareil génital se place dans mon corps, comment il fonctionne. J'ai enfin pu voir où se trouvait se foutu nerf sciatique qui me fait parfois souffrir, et j'ai enfin compris le pourquoi du comment de plusieurs choses.

Bref, j'ai appris. Et c'était infiniment mieux que sur des planches à plat de nos bons vieux livres de sciences naturelles, qui d'ailleurs, n'allaient pas aussi loin dans les explications.

J'ai pu voir in situ comment nous étions fait pour de vrai, et oui, j'ai trouvé cette exposition très instructive.

Et le débat métaphysique sur le respect des morts ?

On va quand même pas revenir plus de 500 ans en arrière avec les dissections, si ?


par Cassandre publié dans : Sciences et Technos
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Jeudi 12 juin 2008
Bon, dans ma petite tête, et aussi sans qu'elle s'en rende compte, grâce à Freefounette, je me dit que je passerais bien aussi le permis moto.

Ok, pour l'instant, j'ai carrément pas les moyens financiers. Mais, l'idée fait son chemin, et comme il y a déjà la partie code à repasser, je peux toujours me préparer à l'idée en faisant les tests en ligne ou à prendre un bouquin pour potasser.

Dans le pire des cas, ça me remettra en mémoire les règles de base de la circulation en tête, car nul n'est à l'abri d'erreurs. On ne serait pas humain, hein, sinon ? ;-)

Avant la moto, c'était un scooter que j'avais. Qui m'a bien servi du reste ! Il me permettait de faire les aller/retour Antibes/Nice pour aller à l'IUT, dommage qu'il m'est été dérobé.

A la suite de ça, j'ai eu une moto 50cc mais y'avait pas de vitesses à passer (je crois que maintenant ils en mettent même pour cette cylindrée ?) et c'était une TS 50 Suzuki, exactement celle-là :



Et j'en ai eu des aventures avec ! Y'a même un type qui m'est rentré dedans en "douceur" à un feu rouge parce que j'avançais pas (normal, hein, le feu était rouge !) et j'ai du faire une centaine de mettre accrochée à l'avant de cette 205 conduite par un mec complètement saoul... mais la voiture à côté de moi au feu veillait et les 4 armoires à glace qui étaient dedans nous ont suivit et m'aurait porté secours si le gars avait fait mine de s'en prendre  à moi (parce que bien sûr un peu plus loin je me suis cassé la figure, on tiens pas droite avec une voiture coincée entre sa roue arrière et le garde boue ^^")...
La voiture était volée (ça c'était la cerise) mais comme j'avais quatre témoins et une bonne assurance, j'ai été totalement indemnisée des frais de réparation.

Y'a eu aussi la fois où j'avais oublié les clefs sur le contact de la moto (oui, je sais, il faut être particulièrement débile pour avoir la tête autant dans les nuages). Je devais avoir cours (la fameuse première tentative avortée d'avoir le BTS Assistante de Gestion, que j'ai pas continué et que j'ai trouvé du taf au lieu de passer les exams...) et je m'en aperçois juste en montant les escaliers du lycée...
Je me précipite à contre-courrant des élèves qui rejoignent leur classe pour aller voir ma moto... forcément.

Elle était toujours là, les clefs toujours dessus, avec un petit mot : "la prochaine fois, je te la vole".
En fait, je crois que la personne ne savait pas la démarrer, tout simplement. Car en même temps que le starter, il fallait appuyer sur un petit bouton jaune... et si on connaissait pas le truc, tu pouvais toujours kicker ou tenter un démarrage électrique, rien n'y faisait, la moto ne bronchait pas.
J'ai récupéré mes clefs, jeté le mot, et j'ai séché mon cours ^^"

On me l'a volé dans le parking en sous-sol de l'immeuble où j'habitait à l'époque. Tout le monde savait qui cela devait être, mais bien sûr, nous n'avions aucune preuve...

Ca été la fin des deux roues pendant un long moment. J'ai eu la voiture, une 104 type Z couleur champagne, puis une 205 Green (mais blanche) dont il a fallu changer le moteur aussitôt achetée parce que c'était une mauvaise, très mauvaise affaire, puis quand elle est morte face à une porsche qui n'avait pas respecté un stop, il y a eu la 205 junior. Celle-là, je sais plus ce que je lui ai fait mais elle est morte aussi, et puis enfin, ma 205 diesel actuelle, qui a l'air de tenir le choc.

Et au milieu de toutes ces voitures, j'ai eu une moto. Toujours Suzuki, mais 125 cette fois. Et comme j'étais pas complètement inconsciente, j'ai pris des cours en moto école avant de l'acheter pour être sûre de savoir maîtriser l'engin. Pas question d'être un danger sur la route. J'ai du prendre 4 ou 6h pas plus.
Je ne l'ai gardée qu'un an. Je ne me sentais pas en sécurité et je crois qu'on m'y a bien aidé.

Alors au bout d'un an, j'ai revendu la bécane avec laquelle je  n'avais eu aucun accident. Je regrette un peu en y pensant.

C'était celle là (pour le coup, c'est vraiment la mienne que j'avais prise en photo pour l'annonce de vente) :



Alors.. pourquoi pas m'y remettre ? Pourquoi pas essayer de reprendre confiance en moi en reprenant confiance en faisant quelque chose que j'aimais ?

Cette liberté que confère ce type de deux roues, l'étrange solidarité (bon, on passe quand même pour un blaireau avec une 125 mais ça m'arrivait de faire signe et qu'on me fasse signe) qu'il y a entre "tarmo"... et puis j'avais l'impression de pouvoir aller où je voulais... juste l'engin et moi.

Je me faisais de longues balades : sur la grande corniche entre Nice et Monaco (bourrée de virage ^^" et presque personne dessus aux heures où j'y allais), le tour du Cap d'Antibes (je m'amusais même à me "chronométrer", je sais c'est stupide ^^).

Bref, pourquoi je me suis laissée faire à penser que c'était dangereux ? Ca l'est, ok, mais pas pire qu'une voiture ou que de traverser à pied, non ?

Donc, bon... je vais sûrement le faire dans les deux trois ans à venir... Oh, oui, sûrement. :)
par Cassandre publié dans : Perso
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Mercredi 11 juin 2008
Je suis mort.
Il y a trois jours.

C'est une impression étrange. Un coup de feu. Les ténèbres et puis la lumière. Oh pas celle qui nous guide de "l'autre côté", non, ce serait trop simple. Non, celle, froide, de la salle d'accueil de la morgue. Mon autopsie n'a pas encore été pratiquée.
Je me suis assis sur le bord du brancard.

Curieusement, je ne sens rien. Il ne fait pas froid, l'acier où je me trouve me semble "neutre". Je n'exhale aucun souffle semble-t-il.
Je suis nu.
Juste une sorte de drap pour me recouvrir. Mon linceul.

Que s'est-il passé ?

Ah oui. Ca y est. La mémoire me revient. Je suis un voleur. Mais un grand voleur. Du genre qui ne vole que ceux qui ont suffisamment d'argent pour être indemnisés par leurs assurances. Mais je suis tombé sur le propriétaire du tableau que je convoitais et il était armé.

Avant que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, une détonation. Et la nuit encore plus sombre qu'à l'accoutumée.

Que faire ?

Pourquoi suis-je encore maître de ce corps pourtant sans réelle vie ?

Je peux bouger, je peux prendre des objets... mais je ne sens rien. Je ne ressens rien.

Aucun battement de coeur dans ma poitrine, je suis détaché de moi-même.

Forcément, je suis mort.

Je décide de récupérer mes affaires. La morgue semble déserte. Elle l'est visiblement.

Je me rhabille. Je sors en crochetant deux trois serrures. Le jour va poindre.

Je rentre chez moi. Premier réflexe, je me fait un café. Mais j'ai oublié que je suis mort, le liquide ressort aussitôt.

Un tour dans la salle de bain s'impose.

Toute nourriture, dès lors, me semble interdite.

Je me contemple dans la glace. Un trou, propre, bien net, au niveau du coeur. La balle ne semble pas être ressortie, ne vois rien dans le dos.

Je décide de regarder la télé, ça me changera les idées, j'ai des tas de DVD en retard à visionner. Les heures passent. Aucune fatigue.

Je décide de faire un jogging. Histoire de voir.

Je cours. Je cours le long des quais de Seine, aucune fatigue aucune. Pas de transpiration. Mon corps n'a plus rien à donner.

Je suis vide.

Je continue de courir. Tout au bout, je saute directement dans la Seine. Peut être se passera-t-il quelque chose ? 
L'eau m'entoure. J'ouvre les yeux. Toujours aucune véritable sensation. J'ouvre la bouche, l'eau pénètre dans ma bouche, ma gorge, mais ne semble pas aller plus loin.
Je ne respire pas, aucune bulle ne vient crever la surface de l'eau.

Je hurle.

Du moins je crois.

C'est le silence là-dessous.

Je ressors. Trempé.

Je rentre chez moi. Je me sèche, change de vêtements. Lis. Encore la télé.

Le vide.

J'ouvre le frigo vers minuit. Réflexe encore. Mais cette fois je retiens mon bras.

Deuxième jour identique au premier. Identique au premier jour de ma mort.

Au matin du troisième jour, je décide de retourner là où je suis mort.

Peut-être que mon destin est de voler cette toile après tout ? Peut être faut-il que je l'accomplisse pour que je sois en paix ? Peut-être est-ce ma mission avant de partir pour un ailleurs improbable ?

Qui y'a-t-il au-delà ? au-delà de la vie ?

La mort, oui, mais ça ne peut être ça, la mort !
On le saurait depuis le temps.

J'ai un avantage remarquez, je vais pouvoir déjouer les pièges de cette maison bien plus facilement. Les détecteurs de chaleurs ne me font plus peur.

J'y retourne. J'y suis. Je suis devant la toile. Ironie du sort, je n'avais pas fait attention que son titre était "Danse Macabre".

Subitement, la musique éponyme de Saint Saens se fait entendre.

Je me retourne, mon meurtrier est devant moi :

"Ainsi la légende disait vrai. Toute personne tentant de dérober ce chef d'oeuvre se verra vivre sa mort éternellement... jusqu'au prochain voleur.
- Que dites-vous ?
- Que ma fin est enfin arrivée, vous êtes le nouveau gardien. Gardez espoir,  je n'ai eu qu'à attendre 150 ans avant que vous ne me sauviez..."

Et là, sous mes yeux, l'homme se désintégra en poussière, son costume se répandit sur le sol comme une coquille vide.

Alors voilà mon destin ? Garder une toile en espérant tuer son prochain voleur pour être délivré de la malédiction ?

Voilà qui est bien ironique. Ne trouvez-vous pas ?

par Cassandre publié dans : Textes
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Mardi 10 juin 2008
J'imagine que vous connaissez tous ce qu'on appelle les "légendes urbaines" ? Ne serait-ce que par les très mauvais films (Urban legend 1, 2 et 3, le dernier qui porte d'ailleurs le sous-titre "Bloody Mary").

Je trouve ce  "conte", cette "histoire"  comme vous voulez, assez "intéressant".

Oh bien sûr, on retrouve plusieurs variantes, mais basiquement c'est toujours la même chose : une salle de bain éclairée de deux bougies (pas de lumières "modernes") encadrant le miroir (grand de préférence) et on tourne sur nous même en appelant "Bloody Mary" chaque fois qu'on passe devant le miroir.

A ce moment là, un fantôme, une femme, quelque chose apparaîtrait dans le miroir pour vous faire peur. Certaines légendes disent que vous tomberiez littéralement en catalepsie, foudroyé par la terreur et que vous mourriez 4 jours plus tard.

Cette légende a tellement été prise au sérieux qu'en 1978, aux États-Unis, la folkloriste Janet Langlois décida d'écrire un essai sur cette histoire.  On l'utilise encore dans certains cours universitaires sur les légendes urbaines en Amérique.  Le film CANDYMAN est d'ailleurs basé sur cet essai (très bon film que le premier d'ailleurs).

Qui est "Bloody Mary" ?

Non, pas seulement un cocktail à base de jus de tomate et de vodka. Ce serait trop simple (encore que le cocktail serait originaire de la légende ne me surprendrais pas !).

Plusieurs "solutions" :
- Ce serait la vierge Marie qui viendrait nous prévenir qu'il ne faut pas jouer avec son nom et celui de Jésus (ah ah.. ça me fait rire, désolée ^^")
- Une sorcière brulée sur un buché quelconque
- Une jeune fille enterrée vivante.

Cette dernière possibilité m'interpelle et serait certainement la plus "crédible". Je ne dis pas que les fantômes existent (ou pas) simplement que ça exprimerait une peur commune dans les années 1850 aux Etats-Unis (et peut être en France ? mais j'ai rien trouvé à ce sujet) où l'on redoutait de se retrouver enterré vivant. Donc on installait un système de cloche à la surface, relié au cercueil sous terre et si le "mort" bougeait, la cloche sonnait. On déterrait alors la personne pour la sauver.

Et "Mary" serait l'incarnation de cette peur : une jeune fille qui serait tombée dans un coma, que les docteurs de l'époque n'auraient pas compris et qui auraient décrété sa mort. Elle se serait réveillée dans sa tombe mais sa famille accablée par le chagrin, n'aurait pas entendu la cloche. Et elle serait morte ainsi dans sa tombe. On ne se serait aperçu de sa "non" mort que le lendemain, parce que la cloche, tellement secouée, serait tombée à terre, mais quand les fossoyeurs l'auraient sortie de terre, il était déjà trop tard.

Toute légende urbaine trouve une part de vérité dans la réalité.

Toutefois, pourquoi faire appel  à elle ?
Pourquoi, alors qu'on sait qu'on va "mourir" (potentiellement hein, j'ai pas de preuve, en tout cas moi, je me porte bien) appeler un esprit qui va s'en prendre à nous ?

Hum... aller, je vais faire de la psychologie de bazar, vous m'en voudrez pas hein ? ;-)

Je dirais qu'à un certain stade de l'adolescence, on a envie de se mesurer à "des forces externes", un peu comme un rite de passage. Ca peut être une raison.
Pour les adultes ?
Heu... Ils n'ont toujours pas réalisé que c'était des bêtises ?

Attention, je ne dis pas que "Bloody Mary" n'existe pas, ou qu'aucun fantôme n'existe, juste que ben... je l'attend toujours.

Ben oui, "Bloody Mary" a du rejoindre la "lumière" parce que rien à faire, ma salle de bain doit pas lui plaire, elle n'est jamais apparu que ce soit au bout de 7, 13 ou 666 fois ;-)

Et vous ? Y croyez vous ?
par Cassandre publié dans : Divers
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