Vendredi 15 février 2008
Mardi, alors que j'avais pas forcément la pêche (ni la poire), je me suis fait un peu violence et j'ai téléphoné à ma "mère"...
Une heure pendue au téléphone - portable - parce que soi disant sa ligne n'est pas "fiable"... elle m'a fait prendre (parce que je me suis laissée avoir, je sais) un abonnement spécial sur sa ligne avec 5h de communication bla bla bla... tout ça pour m'entendre répéter et redire à quelle point je suis bien comme le pater et que la famille Z. elle en a soupé, entre le père et la fille.
J'ai pas relevé, si je l'avais fait, elle m'aurait dit qu'avec tout ce que je lui ai fait subir, elle a bien le droit de dire ça. Qu'elle a travaillé jusqu'à 69 ans pour aujourd'hui compter ses pattes : 75 spagetti si ce sont des n°5, 100 si ce sont des n°3.
Et de me ressortir qu'à son âge, elle ne vit qu'avec 99€ par mois (une fois tous les frais enlevés), que la pension du pater va lui être - peut-être - bientôt retirée (elle compte 99€ sans la pension, avec on monte à 239 € par mois) et que donc fatalement c'est très très dur. Au fait, c'est quand je pense à lui rembourser les 50 000 € que je lui dois. Enfin, j'arrondi, c'est 49 000 et des brouettes, mais vous me connaissez, j'exagère toujours tout, et surtout, je ne suis pas honnête.
C'est que bon, c'est pas tout ça, mais la famille Z. lui en a fait baver, il serait temps que la roue s'inverse.
Mais de toute façon, elle n'a rien a attendre de moi, elle en a fait son deuil y'a bien longtemps, fille ingrate que je suis, je ne la comprends pas. Pourtant, elle a tout fait pour moi. Même que certaines choses, elle se demande si elle aurait du ? (je mérite pas vous comprenez)
C'est que vous savez, de toute petite, je suis jalouse d'elle. Jalouse du fait qu'elle soit si parfaite et ... je sais pas, jamais grondée par Papa ?
Parce qu'il a toujours refusé de m'expliquer, soi-disant, où était la place de la fille ?
Mais comment j'aurais su moi, où était ma place, avec ce qu'il m'a fait subir et qu'elle refuse d'admettre ?!
Selon elle, mon manque de confiance en moi vient du moment où je suis partie faire mes études et que j'ai travaillé à St Trop'. Il paraitrait que j'ai fréquenté quelqu'un à cette époque qui aurait tout chamboulé.
Nan, parce qu'avant, vous comprenez, c'est pas qu'elle avait la main mise sur moi, mais il est impensable que quoi ce soit ce fut produit, et surtout pas sous son nez si parfait !
Et oui, madame est parfaite. Je ne nie pas que pour quelqu'un qui n'a pas fait d'études supérieures, elle s'en soit admirablement tiré, si ce n'est d'être tombée sur un gougnafié pareil et de n'avoir jamais voulu le quitter. D'attendre que ce soit lui qui se tire pour une bonnimenteuse (fort sympathique au demeurant, mais qui n'a pas eu de chance non plus).
Monsieur Pater Austère a donc demandé à ce qu'il n'ai plus à payer la pension alimentaire de son ex-femme. Raison invoquée : il a trop de charges à régler.
Bilan rapide : ils gagnent à eux deux (sa concubine et lui) environ 2000 € par mois. Pas de loyer, elle est propriétaire depuis longtemps. Admettons qu'il y en ai pour 500 euros de charges diverses, aller tirons encore 200 euros de plus pour les courses tous les mois, il resterait environ 1 300 € pour vivre. Alors où est le soucis ?
Ben ces messieurs dames vivent largement au-dessus de leurs moyens, et ont à eux deux, 7 crédits à la consommation dont j'ignore le montant.
Ils remboursent 600 € par mois en crédit, donc.
1 300 - 600 = 700... où est le soucis, encore une fois ?
Ben vous comprenez, doit plus rester assez pour entretenir les chateaux en Espagne. Dire qu'il me devait une pension entre mes 14 et mes 18 ans, je rigole.
Entre eux, c'est la guerre, et bien sûr, si je me laissais faire, c'est bibi qui paierait les pots cassés. Cette fois-ci en monnaie sonnante et trébuchante, puisqu'elle m'a carrément réclamé les 75 euros que j'avais l'habitude de lui verser.
Elle m'a demandé pourquoi je lui avait retiré ça, je lui ai dit que je n'avais pas les moyens de l'entretenir. En plus, c'était particulièrement vrai au moment où j'ai suspendu le virement : j'avais le chat malade, pas de revenu fixe, et des frais, fixes, eux. La situation s'est arrangée, techniquement en faisant un effort, je pourrais lui verser quelque chose.
Mais j'ai pas envie.
J'ai pas envie parce que c'est toujours la même rengaine de "je suis jalouse", "je suis ingrate", "je suis malhonnête", "je suis comme le pater", "je vaux rien" etc... tout en me disant que "si, si je suis capable, mais je fais rien pour".
L'art et la manière de faire culpabiliser... elle m'a fait culpabiliser de ne pas compter mes pattes, moi, de pouvoir manger à ma faim sans compter, moi.
Pas comme elle, qui s'est saignée aux quatres veines pour moi.
C'est con à dire, hein, mais si elle m'avait pas dit quand j'avais 14 ans et que le samedi où il s'est tiré, que si j'avais pas eu de chance je me serais retrouvée seule dans l'appartement. Que si l'avortement avait été légal, elle m'aurait fait passer comme elle a fait "passé" mon petit frère ou ma petite soeur deux trois ans après moi. Si elle m'avait pas constamment repprochée d'être la fille de mon père, littéralement. Si elle avait vu ce qui se passait les soirs quand elle faisait semblant de dormir.
Ben peut être que je lui aurais tout donné. Peut être que je me saignerais les veines pour lui venir en aide...
Mais là, j'ai pas envie.
Ca me fout les nerfs en pelote, j'ai du chemin pour arriver à lui répondre et/ou l'écouter sans l'entendre. Mais d'argent, ça elle n'aura point. En tout cas pas tant que la justice ne me demandera pas de lui en donner.
Itou pour le pater s'il lui prenait l'envie d'en réclamer.
<gros soupir plein de larmes>
Edito du Jeudi : ça me rend toujours malade, j'sais pas gérer... je fais bonne figure ceci-dit...
Une heure pendue au téléphone - portable - parce que soi disant sa ligne n'est pas "fiable"... elle m'a fait prendre (parce que je me suis laissée avoir, je sais) un abonnement spécial sur sa ligne avec 5h de communication bla bla bla... tout ça pour m'entendre répéter et redire à quelle point je suis bien comme le pater et que la famille Z. elle en a soupé, entre le père et la fille.
J'ai pas relevé, si je l'avais fait, elle m'aurait dit qu'avec tout ce que je lui ai fait subir, elle a bien le droit de dire ça. Qu'elle a travaillé jusqu'à 69 ans pour aujourd'hui compter ses pattes : 75 spagetti si ce sont des n°5, 100 si ce sont des n°3.
Et de me ressortir qu'à son âge, elle ne vit qu'avec 99€ par mois (une fois tous les frais enlevés), que la pension du pater va lui être - peut-être - bientôt retirée (elle compte 99€ sans la pension, avec on monte à 239 € par mois) et que donc fatalement c'est très très dur. Au fait, c'est quand je pense à lui rembourser les 50 000 € que je lui dois. Enfin, j'arrondi, c'est 49 000 et des brouettes, mais vous me connaissez, j'exagère toujours tout, et surtout, je ne suis pas honnête.
C'est que bon, c'est pas tout ça, mais la famille Z. lui en a fait baver, il serait temps que la roue s'inverse.
Mais de toute façon, elle n'a rien a attendre de moi, elle en a fait son deuil y'a bien longtemps, fille ingrate que je suis, je ne la comprends pas. Pourtant, elle a tout fait pour moi. Même que certaines choses, elle se demande si elle aurait du ? (je mérite pas vous comprenez)
C'est que vous savez, de toute petite, je suis jalouse d'elle. Jalouse du fait qu'elle soit si parfaite et ... je sais pas, jamais grondée par Papa ?
Parce qu'il a toujours refusé de m'expliquer, soi-disant, où était la place de la fille ?
Mais comment j'aurais su moi, où était ma place, avec ce qu'il m'a fait subir et qu'elle refuse d'admettre ?!
Selon elle, mon manque de confiance en moi vient du moment où je suis partie faire mes études et que j'ai travaillé à St Trop'. Il paraitrait que j'ai fréquenté quelqu'un à cette époque qui aurait tout chamboulé.
Nan, parce qu'avant, vous comprenez, c'est pas qu'elle avait la main mise sur moi, mais il est impensable que quoi ce soit ce fut produit, et surtout pas sous son nez si parfait !
Et oui, madame est parfaite. Je ne nie pas que pour quelqu'un qui n'a pas fait d'études supérieures, elle s'en soit admirablement tiré, si ce n'est d'être tombée sur un gougnafié pareil et de n'avoir jamais voulu le quitter. D'attendre que ce soit lui qui se tire pour une bonnimenteuse (fort sympathique au demeurant, mais qui n'a pas eu de chance non plus).
Monsieur Pater Austère a donc demandé à ce qu'il n'ai plus à payer la pension alimentaire de son ex-femme. Raison invoquée : il a trop de charges à régler.
Bilan rapide : ils gagnent à eux deux (sa concubine et lui) environ 2000 € par mois. Pas de loyer, elle est propriétaire depuis longtemps. Admettons qu'il y en ai pour 500 euros de charges diverses, aller tirons encore 200 euros de plus pour les courses tous les mois, il resterait environ 1 300 € pour vivre. Alors où est le soucis ?
Ben ces messieurs dames vivent largement au-dessus de leurs moyens, et ont à eux deux, 7 crédits à la consommation dont j'ignore le montant.
Ils remboursent 600 € par mois en crédit, donc.
1 300 - 600 = 700... où est le soucis, encore une fois ?
Ben vous comprenez, doit plus rester assez pour entretenir les chateaux en Espagne. Dire qu'il me devait une pension entre mes 14 et mes 18 ans, je rigole.
Entre eux, c'est la guerre, et bien sûr, si je me laissais faire, c'est bibi qui paierait les pots cassés. Cette fois-ci en monnaie sonnante et trébuchante, puisqu'elle m'a carrément réclamé les 75 euros que j'avais l'habitude de lui verser.
Elle m'a demandé pourquoi je lui avait retiré ça, je lui ai dit que je n'avais pas les moyens de l'entretenir. En plus, c'était particulièrement vrai au moment où j'ai suspendu le virement : j'avais le chat malade, pas de revenu fixe, et des frais, fixes, eux. La situation s'est arrangée, techniquement en faisant un effort, je pourrais lui verser quelque chose.
Mais j'ai pas envie.
J'ai pas envie parce que c'est toujours la même rengaine de "je suis jalouse", "je suis ingrate", "je suis malhonnête", "je suis comme le pater", "je vaux rien" etc... tout en me disant que "si, si je suis capable, mais je fais rien pour".
L'art et la manière de faire culpabiliser... elle m'a fait culpabiliser de ne pas compter mes pattes, moi, de pouvoir manger à ma faim sans compter, moi.
Pas comme elle, qui s'est saignée aux quatres veines pour moi.
C'est con à dire, hein, mais si elle m'avait pas dit quand j'avais 14 ans et que le samedi où il s'est tiré, que si j'avais pas eu de chance je me serais retrouvée seule dans l'appartement. Que si l'avortement avait été légal, elle m'aurait fait passer comme elle a fait "passé" mon petit frère ou ma petite soeur deux trois ans après moi. Si elle m'avait pas constamment repprochée d'être la fille de mon père, littéralement. Si elle avait vu ce qui se passait les soirs quand elle faisait semblant de dormir.
Ben peut être que je lui aurais tout donné. Peut être que je me saignerais les veines pour lui venir en aide...
Mais là, j'ai pas envie.
Ca me fout les nerfs en pelote, j'ai du chemin pour arriver à lui répondre et/ou l'écouter sans l'entendre. Mais d'argent, ça elle n'aura point. En tout cas pas tant que la justice ne me demandera pas de lui en donner.
Itou pour le pater s'il lui prenait l'envie d'en réclamer.
<gros soupir plein de larmes>
Edito du Jeudi : ça me rend toujours malade, j'sais pas gérer... je fais bonne figure ceci-dit...
par Cassandre
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