Vendredi 16 février 2007
Je ne suis pas encore un fantôme dans une machine... encore que j'aimerais bien être un fantôme des fois... et pas
que des fois, en ce moment. Mais il ne s'agit pas de moi ici...J'ai parcouru mes répertoires et je suis tombée sur un vieil article que j'avais écrit, à une autre époque... alors je ne vous ferrais pas l'affront de vous le ressortir tel quel (encore que ... le sauriez-vous de toute façon?) mais de me relire m'a donné envie de revoir ce film, pour.. oh... aller.. la 7 ou 8 ème fois... au moins.
Oups! Pardon, j'oubliais que les animes, et celui-ci en particulier, ce n'était pas votre tasse de thé... laissez moi faire les présentations.
Ghost in The Shell est un film sorti en 1995, réalisé par le japonais Mamoru Oshii d'après le manga éponyme de Masamune Shirow. Je ne ferais pas les bio de ces deux hommes ici, ce serait bien trop long, et peut être peu intéressant.
Ghost : fantôme en anglais, représente ici, l'âme.
Shell : coquille en anglais toujours, est ici la machine.
Car, première chose, quelle est la différence entre un robot et un cyborg ? Ce dernier est un être humain dont une partie des organes ou du squelette a été remplacé par des composants artificiels pour en améliorer l'efficacité. Par opposition, le premier est une machine entièrement conçue par l'homme, depuis son corps jusqu'à son intelligence s'il en a une.
Pourtant dans Ghost in the Shell, la ligne de démarcation n'est pas aussi nette que cette définition.
Dans un Japon futuriste, la section 9 de la sécurité se trouve aux prises avec d'étranges terroristes dont les liens troubles avec le gouvernement américain et certains services secrets japonais cachent des malversations financières et politiques peu reluisantes.
Comme je l'ai dit au début, ce film est basé sur le manga de Shirow, dont Oshii garde l'essentiel tout en nous en livrant une vision personnelle, lente et tortueuse, parsemée d'éclats de violence sous adrénaline.
Mais que veulent-ils raconter (Shirow et Oshii) en fin de compte ? Ni plus ni moins que la fin de l'humanité et la naissance de sa succession.
Cela nous amène à réfléchir sur le devenir de l'homme, des dégâts qu'il peut causer du fait de son manque de connaissances ou tout simplement à cause de son besoin de s'essayer à tout ce qu'il ne maîtrise pas…
On peut aussi réfléchir à ce qui mène en fin de compte à la conscience, et qu'est ce qui fait que l'on est conscient.. c'est un peu la version moderne du "Je pense donc je suis" de Descartes...
Les nombreuses scènes contemplatives pourront evidemment surprendre dans un tel sujet qui est dès le départ, a priori, orienté vers l'action, des passages qui se déroulent avec une musique très japonaise dans une ville de Tokyo étonnante de réalisme.
S'il ne respecte ni l'esprit du manga ponctué de nombreuses digressions technico-philosophiques, ni le design des personnages, il en ressort une oeuvre passionnante et adulte qui a ouvert la voie à de nombreuses séries réalistes tant dans la forme que dans le fond comme Evangelion ou Lain serial experiments pour ceux qui connaissent. Et les autres, je vous invite à entrer dans le monde des animes...
Bienvenue...
N.B. : l'article d'hier a ouvert une discussion. Elle m'a fait beaucoup de bien. Même si de toute façon je sais bien que je souffrirais longtemps, même si je n'en donnerais pas l'air... le plus dur... c'est quand vient la nuit...
par Cassandre
publié dans :
Japoniaiseries
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