Samedi 16 février 2008
Une fois n'est pas coutume, je vais adapter un article que j'ai lu dans le Japan Times et que j'ai, fatalement, trouvé très intéressant. Il explique d'où vient
l'écriture du Japon d'aujourd'hui. Voilà bien un truc que j'aurais pas pu inventer ou trouver toute seule ^^"
Le système d'écriture japonais est une composition des idéogrammes Chinois (kanji), deux syllabaires phonétiques "fait maison" (hiragana et katakana), le tout saupoudré d'alphabet romain. Ces quatre ingrédients sont évident dans des phrases telles que : 箸でスパゲチイーを食べるのはNGです soit hashi de supageti wo taberu na wa NG desu qui signifie manger des spaghetti avec des baguettes n'est pas bien (i.e. ce ne sont pas de bonnes manières). Les japonais ont commencé à écrire leur langage quand les idéogrammes Chinois ont été importé dans l'archipel aux alentours de 300 avant J.C. et durant les 500 ans qui ont suivi, ils ont crée les hiragana et les katakana, les deux systèmes de kana (仮名 littéralement, nom d'emprunt). Au premier coup d'oeil, on peut penser qu'ils ne sont pas en rapport avec les kanji, mais en fait les idéogrammes Chinois sont le matériel de base à partir desquels les hiragana et les katakana ont été créés.
Les kanji seuls étaient loin d'être parfait pour écrire le japonais. La différence fondamentale entre le langage Chinois monosyllabique et le polysyllabique, hautement infléchi Japonais rend le système d'écriture Chinois impropre à l'écriture de tels éléments (e.g., le temps passé -mashita, le négatif -masen) et les particules (e.g., は wa が ga を wo). Pour écrire les unités grammaticales non chinoises, les scribes japonais utilisaient à l'origine les idéogrammes pour leur valeur phonétique. Ces précurseurs des hiragana et katakana étaient appelés man'yôgana (万要仮名, 10 000 feuilles-kana).
Man-yôgana causait fréquemment des confusions parce que les lecteurs étaient forcés de discerner quand un kanji particulier était utilisé pour soit sa forme phonétique ou sa valeur sémantique. Un système purement phonétique était nécessaire, donc, et au IXième siècle, les kanji utilisés dans le man-yôgana ont donné naissance au remède : hiragana et katakana.
La forme des hiragana (平仮名, kana plat) sont des dérivés des formes complètes du man'yôgana écrit d'une manière fluide et cursive, appelé le sôsho. Lorsqu'ils ont été créés, les hiragana n'ont pas été universellement adoptés. Les puristes avaient le sentiment que la langue écrite des gens instruits devait se limiter aux kanji. Les hiragana ont été utilisé en premier par les femmes, qui n'étaient pas autorisée à accéder au même niveau d'instruction que les hommes. En fait, l'autre nom donné aux hiragana à l'époque était onnade (女手, écriture féminine). Le travail des premier auteurs féminins comme "Le conte de Genji" était fréquemment écrit en hiragana, mais peu à peu il a gagné sa place comme façon d'écrire aussi bien chez les hommes que les femmes.
Les katakana (片仮名, kana inégal) est maintenant utilisé pour transcrire le déluge sans fin des mots empruntés aux autres langues, en particulier l'anglais, mais a été originellement conçu par les moines japonais comme une aide à la prononciation pour les transcriptions chinoise bouddhistes.
Le contraste entre les katakana et l'écriture fluide et ronde des hiragana (e.g., あ a, い i, う u, え e, お o), qui sont des formes réduites de kanji : les katakana comportent des composants de kanji, qui sont caractérisés par de courts, droits traits et des coins (e.g., ア a, イ e, ウ i, エ u, オ o). Si vous avez déjà l'habitude de voir les kanji comme une construction de petits morceaux, vous devriez être à même de reconnaître les katakana contenus dans les caractères du man'yôgana dont ils sont issus.
Le katakana カ (ka), par exemple, est le composant gauche du kanji 加 (ajouter), dont la prononciation chinoise est "ka". ヒ (hi) vient du côté droit de 比 (hi, comparer). On trouve les katakana コ (ko) au dessus de 己 (ko, soi) et ホ (ho) en bas à droite de 保 (ho, préserver). ナ(na) et ラ (ra) sont dérivés des deux caractères composant le nom de la ville de Nara, 奈良. Le premier ナ se trouve en haut à gauche du premier idéogramme 奈 (na) et ラ en haut à droite de 良.
Aller, comme dans le journal, je vais aussi publier le petit quiz, essayez donc d'associer les katakana aux kanji dont ils sont issus :) :
Le système d'écriture japonais est une composition des idéogrammes Chinois (kanji), deux syllabaires phonétiques "fait maison" (hiragana et katakana), le tout saupoudré d'alphabet romain. Ces quatre ingrédients sont évident dans des phrases telles que : 箸でスパゲチイーを食べるのはNGです soit hashi de supageti wo taberu na wa NG desu qui signifie manger des spaghetti avec des baguettes n'est pas bien (i.e. ce ne sont pas de bonnes manières). Les japonais ont commencé à écrire leur langage quand les idéogrammes Chinois ont été importé dans l'archipel aux alentours de 300 avant J.C. et durant les 500 ans qui ont suivi, ils ont crée les hiragana et les katakana, les deux systèmes de kana (仮名 littéralement, nom d'emprunt). Au premier coup d'oeil, on peut penser qu'ils ne sont pas en rapport avec les kanji, mais en fait les idéogrammes Chinois sont le matériel de base à partir desquels les hiragana et les katakana ont été créés.
Les kanji seuls étaient loin d'être parfait pour écrire le japonais. La différence fondamentale entre le langage Chinois monosyllabique et le polysyllabique, hautement infléchi Japonais rend le système d'écriture Chinois impropre à l'écriture de tels éléments (e.g., le temps passé -mashita, le négatif -masen) et les particules (e.g., は wa が ga を wo). Pour écrire les unités grammaticales non chinoises, les scribes japonais utilisaient à l'origine les idéogrammes pour leur valeur phonétique. Ces précurseurs des hiragana et katakana étaient appelés man'yôgana (万要仮名, 10 000 feuilles-kana).
Man-yôgana causait fréquemment des confusions parce que les lecteurs étaient forcés de discerner quand un kanji particulier était utilisé pour soit sa forme phonétique ou sa valeur sémantique. Un système purement phonétique était nécessaire, donc, et au IXième siècle, les kanji utilisés dans le man-yôgana ont donné naissance au remède : hiragana et katakana.
La forme des hiragana (平仮名, kana plat) sont des dérivés des formes complètes du man'yôgana écrit d'une manière fluide et cursive, appelé le sôsho. Lorsqu'ils ont été créés, les hiragana n'ont pas été universellement adoptés. Les puristes avaient le sentiment que la langue écrite des gens instruits devait se limiter aux kanji. Les hiragana ont été utilisé en premier par les femmes, qui n'étaient pas autorisée à accéder au même niveau d'instruction que les hommes. En fait, l'autre nom donné aux hiragana à l'époque était onnade (女手, écriture féminine). Le travail des premier auteurs féminins comme "Le conte de Genji" était fréquemment écrit en hiragana, mais peu à peu il a gagné sa place comme façon d'écrire aussi bien chez les hommes que les femmes.
Les katakana (片仮名, kana inégal) est maintenant utilisé pour transcrire le déluge sans fin des mots empruntés aux autres langues, en particulier l'anglais, mais a été originellement conçu par les moines japonais comme une aide à la prononciation pour les transcriptions chinoise bouddhistes.
Le contraste entre les katakana et l'écriture fluide et ronde des hiragana (e.g., あ a, い i, う u, え e, お o), qui sont des formes réduites de kanji : les katakana comportent des composants de kanji, qui sont caractérisés par de courts, droits traits et des coins (e.g., ア a, イ e, ウ i, エ u, オ o). Si vous avez déjà l'habitude de voir les kanji comme une construction de petits morceaux, vous devriez être à même de reconnaître les katakana contenus dans les caractères du man'yôgana dont ils sont issus.
Le katakana カ (ka), par exemple, est le composant gauche du kanji 加 (ajouter), dont la prononciation chinoise est "ka". ヒ (hi) vient du côté droit de 比 (hi, comparer). On trouve les katakana コ (ko) au dessus de 己 (ko, soi) et ホ (ho) en bas à droite de 保 (ho, préserver). ナ(na) et ラ (ra) sont dérivés des deux caractères composant le nom de la ville de Nara, 奈良. Le premier ナ se trouve en haut à gauche du premier idéogramme 奈 (na) et ラ en haut à droite de 良.
Aller, comme dans le journal, je vais aussi publier le petit quiz, essayez donc d'associer les katakana aux kanji dont ils sont issus :) :
Exemple : 1. カ (ka) : e. 加, comme dans 参加 sanka, participer
2. ロ (ro)
3. エ (e)
4. テ (te)
5. フ (fu)
6. サ (sa)
7. セ (se)
8. タ (ta)
9. キ (ki)
10. ミ (mi)
11. イ (i)
12. モ (mo)
a. 多
b. 不
c. 散
d. 世
e. 加
f. 江
g. 機
h. 呂
i. モ
j. 伊
k. 天
l. 三
Réponses dans la soirée en update =^.^=
Update , et donc réponses :
2.h. 風呂 : furo, bain
3.f. 江戸 : Edo, ancien nom de Tokyo
4.k. 天気 : tenki, temps
5.b. 不便 : fuben, incommode
6.c. 散歩 : sanpo, promenade
7.d. 世間 : seken, monde
8.a. 多少 : tashô, assez
9.g. 機械 : kikai, machine
10.l. 三日 : mikka, 3ème jour du mois
11.j. 伊藤 : itô, nom de famille
12.i. 毛布 : môfu, couverture
par Cassandre
publié dans :
Japoniaiseries
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