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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

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ou allez visiter ce site entièrement dédié à la photographie, que je viens d'ouvrir !

Les Tribulations de Cassandre au pays de la photographie
Mercredi 28 février 2007
Chapitres précédents :


 



"Pooter a attendu jusqu'à lundi, poursuivi Marty, et quand il est apparu que cette histoire de tampon le turlupinait toujours - presque un an après les faits, alors que sa vie avait changé - il m'a passé un petit coup de fil, pour me dire qu'il avait dans l'idée que, peut être, le paquet de cigarettes que transportait la femme mystère ne venait pas du Nebraska. Et que dans ce cas, le tampon sous le paquet dirait d'où elles venaient. Il m'a fait part de ses doutes quant au fait que la femme mystère ait été fumeuse, mais il a ajouté que , même dans ce cas-là, le timbre fiscal serait quand même une piste. J'étais d'accord avec lui, mais j'étais curieux de savoir pourquoi il m'appelait. Il m'a dit qu'il n'avait pensé à personne d'autre susceptible d'être encore intéressé, si longtemps après les faits. Il avait raison, l'histoire m'intéressait toujours - et Steven aussi - et il se révéla que Pooter avait vu juste, au sujet du timbre.
> Maintenant, je ne suis pas fumeur moi-même, je n'ai jamais fumé, ce qui explique probablement pourquoi je suis arrivé au grand âge de soixante-dix ans en si bel état ..."

Steven émit un grognement et secoua la main dans sa direction. Marty reprit son récit, imperturbable.

"Alors j'ai descendu la rue jusque chez le buraliste de l'avenue de Lakeview, et j'ai demandé à voir un paquet de cigarettes. On a satisfait à ma demande, et j'ai pu constater que le timbre sous le paquet était au tampon, pas le genre timbre-poste. J'ai alors appelé le Bureau du Procureur, où j'ai discuté avec un certain Murdock, dans le Service de Classement des Pièces à conviction. Je me suis montré aussi diplomate que j'en était capable, Amélia parce qu'à l'époque, ces deux lourdauds étaient encore en service...
- Et ils avaient négligé une preuve potentiellement importante, n'est-ce pas ? demanda Amélia. Une preuve qui aurait pu restreindre la recherche d'identité de la femme mystère à un seul état. Et cette preuve, elle aurait dû leur sauter aux yeux.
- Ouais, fit Steven, et pas moyen de mettre ça sur le dos de leur stagiaire, en plus, parce qu'ils lui avaient interdit de manière on ne peut plus explicite de fourrer son nez dans le sac contenant les effets personnels. En outre, lorsqu'il est devenu évident qu'il avait outrepassé leurs ordres...
- Il était hors d'atteinte, termina-t-elle.
- Vous l'avez dit, acquiesça Marty. Mais ils n'auraient pas écopé d'une punition très sévère de toute manière. N'oubliez pas qu'ils avaient une véritable enquête pour meurtre, à Buffalo - homicide volontaire, deux morts - alors que la femme mystère n'était victime que d'un étouffement.
- Ils n'en restent pas moins..." Amélia fit une moue dubitative.

"Ils n'en restent pas moins bêtes à manger du foin, vous pouvez le dire, nous sommes entre amis, lui répondit Marty avec un grand sourire. Mais nous n'avions aucun intérêt à faire des histoires à ces deux abrutis. Je l'ai dit clairement à Murdock, et j'ai aussi précisé qu'il ne s'agissait pas d'une affaire criminelle ; j'essayais simplement de faire de mon mieux pour découvrir qui était cette pauvre dame, parce qu'il y avait sûrement quelque par quelqu'un qui la cherchait et qui voulait savoir ce qu'elle était devenue. Murdock a répondu qu'il faudrait qu'il me rappelle, ce à quoi je m'attendais un peu, mais il n'empêche que j'ai passé un mauvais après-midi, à me demander si je n'aurais pas dû jouer mes cartes un peu différemment. J'aurais pu vous savez. J'aurais pu faire appeler le Dr Bones, ou même convaincre Brightman en personne de le faire, mais l'idée d'utiliser l'un des deux dans ce jeu de dupes était plutôt contre mes principes. Je suppose que ça fait très ingénu, mais je crois dur comme fer que, dans neuf cas sur dix, la meilleure politique, c'est la sincérité. Je craignais juste que ce cas-là soit le dixième.
> Mais finalement, tout s'est bien arrangé. Murdock m'a appelé pile au moment où je commençais à me dire qu'il ne le ferait pas. A dire vrai, j'enfilais même mon manteau pour rentrer chez moi - est-ce que ce n'est pas toujours ainsi que ça se passe ?
- quand on surveille la casserole, l'eau ne bout jamais, fit Steven.
- Mon Dieu, comme c'est poétique, donner moi donc un bloc et un crayon que je le note" répliqua Marty, avec un sourire plus rayonnant que jamais. Ce sourire n'avait pas pour seul effet d'effacer les rides sur son visage, il les faisait voler en éclats. Elle entrevit l'espace d'un instant le garçon qu'il avait été. Puis il redevint sérieux, et ce garçon s'évanouit à nouveau.

"Dans les grandes villes, il se perd des preuves tous les jours, mais j'imagine que Lincoln n'en est pas encore à être une si grande ville, malgré son statut de capitale d'Etat. Le sergent Murdock n'a eu donc aucun problème à retrouver la fiche de dépôt, portant la signature d'Harry Pooter. Il m'a dit l'avoir retrouvée cinq minutes après avoir raccroché. Il avait ensuite passé le reste du temps à tenter d'obtenir l'autorisation de son supérieur de me donner les informations que je demandais... Ce qui a fini par avoir. Les cigarettes étaient des Salem, et le timbre sous le paquet était bel et bien comme l'avait dit Harry : un petit autocollant estampillé Michigan, en petites lettres noires. Murdock a dit avoir répercuté l'information au Bureau du Procureur Général, et qu'ils apprécieraient de connaître "avant publication dans la presse" toute information liée à l'identité de la Fille de Buffalo. C'est comme ça qu'il l'a appelée, et c'est ainsi qu'est née l'expression."

Amélia se pencha en avant, les yeux brillants, totalement absorbée. "Qu'est-ce que vous avez fait, après ? Comment avez-vous procédé ?"

Alors que Marty s'apprêtait à répondre, Steven posa la main sur l'épaule charnue de son adjoint pour l'en empêcher. "D'après vous, comment avons-nous procédé ma chère ?
- Les cours reprennent ? demanda-t-elle.
- En effet."

Et parce qu'elle put constater à son regard et, surtout, à sa moue, qu'il ne plaisantait pas, elle réfléchit sérieusement avant de donner sa réponse.
"Vous... vous avez fait des tirages du portrait mortuaire...
- Pou' su', qu'on en a fait.
- Et puis... heu... vous les avez envoyés avec des coupures de presse à... combien de journaux du Michigan ?"
Il lui sourit, hocha la tête, et brandit ses pouces levés en signe d'approbation."A quatre-vingt gazettes, mademoiselle Heart, et je ne sais pas pour Marty, mais j'ai été sidéré de constater combien il était bon marché d'envoyer autant de copies, même en 1982. Parce qu'on en a même pas eu pour cent billets, timbres compris !
- Et combien d'entre eux l'ont diffusé ?
- Tous ! Toutes les foutues feuilles de choux du coin ! s'exclama Marty, en se donnant une méchante claque sur la bande étroite de sa cuisse. Pour sûr ! Même le Michigan Chronicles de Detroit et le Daily News de Greenville. Parce qu'à l'époque il n'y avait qu'une bizarrerie, dans cette histoire, et une superbe déviation, vous ne voyez pas ?"

Amélia hocha la tête. D'une simplicité magnifique. Elle la voyait, oui.

Steven opina du chef à son tour, aux anges. "Une inconnue, sans doute en provenance du Michigan, retrouvée sur une plage du lac aux abords de la ville de Buffalo, Nebraska, à quelques milliers de kilomètres de là ! Aucune allusion au morceau de steak fatal coincé dans le gosier, aucune allusion non plus au manteau qui avait peut être atterri Dieu seul sait où (ou mieux, n'avait jamais existé), aucune allusion enfin, à la pièce russe dans sa poche ! Rien que la Fille de Buffalo, la bonne vieille énigme inexpliquée de base, et pour sûr qu'ils l'ont tous publiée, même les gratuits qui sont pourtant plutôt composés de bons de réduction.
- Et deux jours après la parution de l'article dans le journal de New Baltimore, à la fin avril 1982, reprit Marty, j'ai reçu un appel d'un homme du nom de Brian Queen. Il vivait à Buffalo et sa femme avait disparue en mars 1980, en les laissant lui et leur fille, alors âgée d'un an. Il dit qu'elle s'appelait Julia et que, bien qu'il n'ai absolument aucune idée de ce qu'elle avait bien pu venir faire sur les bords du lac de Buffalo, Nebraska, la femme en photo dans The Voice lui rappelait beaucoup sa femme. Beaucoup."

Il s'interrompit quelques instants.

"D'après moi, il savait qu'il y avait plus qu'une simple ressemblance, parce que, arrivé là, il s'est mis à pleurer."

Amélia demande à Marty s'il pouvait épeler le prénom de monsieur Queen. Avec le fort accent du Nebraska, tout ce qu'elle pouvait saisir tenait d'un salmigondis i et de a avec un r au milieu qui ressemblait à un l.

Il s'exécuta, puis ajouta : "Il ne disposait pas d'empreintes digitales de sa femme - comment en aurait-il eu ? - mais il a pu me donner le nom de leur dentiste, et...
- Attendez, attendez, fit Amélia en levant la main comme on le lui avait appris à l'école. Cette Queen, que faisait-elle dans la vie ?
- Elle était illustratrice de livres pour enfants dans une maison d'édition de Greenville, répondit Steven. J'ai vu certains de ses travaux et je dois dire qu'elle avait un joli coup de crayon. Pas de best seller mais de sympathiques petites éditions que j'offrirais volontiers à mes petits enfants. Elle faisait l'aller et retour à Detroit deux fois par semaines, les mardis et jeudis, pour des réunions et faire le point sur l'avancée du travail. Le reste de la semaine, elle travaillait chez elle."

Le regard d'Amélia se tourna vers Marty. "Le dentiste a parlé à Brightman, le médecin légiste. J'ai raison ?
- Vous décrochez même la timbale, Amélia. Brightman n'avait pas de radios dentaires de la Fille, il n'était pas équipé pour cela, et il n'avait pas vu de raisons d'envoyer le corps à l'Hôpital du Comté pour en faire faire, mais il avait noté l'emplacement de tous les plombages, en plus des trois couronnes. Tout concordait. Il a alors poussé plus loin, et a envoyé les empreintes de la femme à la Police de Detroit, qui a fait venir un technicien pour qu'il se rende chez les Queen et qu'il relève les empreintes du bureau de Julia Queen. Monsieur Queen - Brian - a dit au type des empreintes qu'il ne trouverait rien, qu'il avait tout nettoyé de fond en comble le jour où il avait compris que sa Julia ne reviendrait jamais, soit parce qu'elle l'avait quitté (ce qu'il avait du mal à croire), soit parce qu'il lui était arrivé quelque chose d'horrible (ce qu'il arrivait à croire, petit à petit).
- Le type des empreintes lui a répondu que, si Julia Queen avait passé "suffisamment de temps" dans cette pièce qui lui avait servi de bureau, alors il resterait des empreintes." Marty marqua une pause, et soupira en passant la main dans ce qui lui restait de cheveux. "Il y en avait effectivement, et nous avons ainsi su qui était la femme mystère, alias la Fille de Buffalo : Julia Queen, 32 ans, originaire de Buffalo, dans le Michigan, mariée à Brian Queen, mère d'Emilie Queen, âgée d'un an au moment de la disparition de sa mère et de deux ans et demi au moment de l'identification certaine de son cadavre."

Steven s'étira, les poings calés dans le creux du dos. "Que diriez-vous de nous assoir les amis ? Je commence à en avoir assez d'être debout à regarder par la fenêtre et il reste encore deux trois trucs à raconter."

A suivre



Pour les timbres, j'ai vérifié, ce système existe bien aux US, je me suis inspirée des timbres italiens (dont je n'ai pas la moindre idée si c'est toujours en cours... je ne fume pas), j'ai eu de la chance...

Je ne sais pas, par contre s'il y a une ville qui s'appelle Buffalo dans le Michigan... mais pourquoi pas, je serais pas à ma première surprise avec nos amis ricains...

Voilà voilà... je ne dirais pas que c'est bientôt la fin... mais on s'approche :)

Vers le chapitre 10
par Cassandre publié dans : Textes
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Mardi 27 février 2007
Je ne suis ni Asterix, ni Obelix mais j'aime bien appeler nos amis d'outre-manche de la sorte... c'est ça ou comme disais mon arrière grand-père, les Grosses Brutes... j'étais bien trop petite à l'époque pour lui demander pourquoi il les appelait ainsi...

Mais une fois de plus, je digresse...

Arundel - Londres. En train. Techniquement, ce n'est pas difficile, cela peut être direct même... mais on arrive à Victoria, et avec ma chance, je me disais que cela allait être le premier endroit où il allait venir me chercher, vu que le temps en train pour rallier la capitale est sensiblement le même qu'en voiture, s'il n'y a pas de circulation. J'ai donc choisi le train avec changement... Mama mia... Je vous passerais les détails qui me font me sentir très très stupides, mais heureusement qu'il y avait plus de 5 min au changement sinon....
Le voyage s'est bien passé, confortable... même si ce n'est pas exactement le TGV, mais on est loin du train des Pignes aussi... et pourtant c'est encore différend de nos trains de banlieues et autres TER... Pas de photos, tout était rangé dans la valise pour gagner en praticité.

Une fois sur place... trouver l'hôtel... j'ai bien du tourner un quart d'heure dans le quartier du côté du Hilton... impossible de trouver cette foutue rue Stanhope row... ah j'm'en souviendrais de celle là... J'arrive finalement à trouver la rue et l'hôtel (dont l'entrée n'est pas du tout sur cette rue là... histoire de simplifier le schmilblick)... ils n'ont pas la réservation... visiblement un problème informatique... Ils sont navrés, car en plus l'hôtel est complet... mais comme c'est leur faute et bla bla bla, il me donne, si ça me convient, un appartement en échange, sans supplément de prix que ma chambre aurait du être libre... heu.. oui, ok, si vous voulez... Résultat, j'ai eu un truc de 70 m²  au moins pour moi, seule... cuisine, deux salles de bains, deux chambres, salon avec télé et câble, patio... mais comme celui-ci était situé au coin de la rue... pas moyen de capter le wi-fi de l'hôtel... blasée.
Pas vraiment à l'aise dans un truc pareil, je suis ressortie vite fait voir un peu à quoi ressemblait Londres le soir. Piccadilly Circus, que de monde... il est pourtant à peine 18h... bref visite du Megastore situé en plein sur la place... je déambule dans les rues bondées, appareil photo en main... Soho, Chinatown... que de pousse-pousses ! Incroyable... et pas forcément menés par des asiatiques... un joyeux bordel règne dans les rues... je suis bien contente d'être à pied... Plus loin, j'entend un vendeur à la sauvette attester qu'il lui reste des places pour Spamalot, la comédie musicale des Monty Python tirée du film La quête du Graal... dommage, j'aurions sû, j'y serions peut être allée... mais j'ai pas envie de me faire avoir en achetant des billets que si ça se trouve, ne sont pas valable ou bien trop cher... je n'ai en plus, aucune idée du prix d'une place pour le théâtre... alors je passe mon chemin... J'ai faim, je m'arrête dans un restau... cuisine française visiblement, tant pis, je reste, les prix sont "correct" pour autant que je puisse en juger.. la livre sterling et moi, on est pas copine, j'ai du mal à jauger du "cher" ou pas...

Plus tard, toujours autant de monde...

Je continue mes déambulations... Covent Garden... flûte il est déjà 23h30... je décide de m'arrêter prendre une bière dans un pub, après tout, pourquoi pas... juste écouter un peu de musique et écouter mes amis anglo-saxons... mais le barman me fait un signe de tête, non, c'est fermé.

Bigre, ça ferme tôt... je découvre que c'est ça les pubs anglais, ils ferment tous tôt... ça change de mes années étudiantes où les pubs du côté de Nice ferment vers 1h du mat... voir plus tard.

Alors je me dirige vers la Tamise, histoire de voir un peu le parlement et le Big Ben de nuit... je suis déçue, c'est à peine éclairé... et puis les douze coups résonnent... telle une cendrillon sans prince, je prend un cab, je rentre à l'hôtel... et m'endors... personne ne viendra me ramener de soulier de vair de toute façon... Morphée est mon seul compagnon.
par Cassandre publié dans : Perso
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Lundi 26 février 2007
Finalement je ne suis pas entièrement satisfaite de ce que j'ai pris, beaucoup trop sombre souvent, j'espère avoir assez éclaircit pour celles-ci...

Et la prochaine fois, ce seront les photos prises en couleur :)






par Cassandre publié dans : Photographie
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Dimanche 25 février 2007

J'ecris en direct d'une station a l'interieur de l'aeroport bonde d'Heathrow... evidemment, foutus anglais, pas d'accents et un clavier completement different du notre... heureusement pour d'obscures raisons qui remontent au tout debut de mes etudes, le changement de clavier n'est finalement qu'assez peu genant et s'il est vrai que je ne tape pas aussi vite que sur un clavier 'normal' ma foi, je reste plus rapide que mes deux voisins qui ont l'air d'etre tout droit sorti d'une administration francaise... je corrigerais les accents demain... ou pas... ca garderait son charme ainsi... cette idee de 'spontaneite' en ligne... Un rien de bizarrerie... amusante... on verra.


Ces deux derniers jours furent pas mal mouvemente c'est le moins que je puisse dire. Vendredi, j'arrive, il est la a m'attendre et veut me faire une embrassade genre 'on est les plus vieux amis du monde vient par ici que je t'embrasse et que je fais semblant de manquer les joues' ... je n'avais encore jamais gifle personne en public ainsi... mais ca ete une reaction plus que quelque chose de calcule... j'ai ete mechamment surprise et hum... voila ce qu'il en coute au final... Oui, decidemment comme dirait le Marechal, je suis terrible, et pourtant, je ne m'appelle pas Yvan !!!!!


Premiere douche froide donc pour le monsieur, qui s'excuse platement... le voyage de l'aeroport au bled paume d'Arundel se fait pratiquement en silence. Je regarde le paysage par la fenetre, il peste contre les embouteillages. Comme si cela pouvait y changer quelque chose. On arrive finalement environ deux heures plus tard. Il me demande quel hotel j'ai reserve, je peux difficilement ne pas le dire, ya pas 36 000 solutions dans ce petit village. Je suis claire que je monte seule dans ma chambre poser ma valise, s'il veut je redescend de suite et on peut aller boire un verre, sinon, on se rejoint au restaurant vers les 20h30 comme il avait prevu (le restau est de l'autre cote de la rue)... On va boire des verres, il ne comprend pas, il est jaloux de l'Ours... mais d'une jalousie maladive comme j'avais rarement vu....


Il insiste, paye les bieres et le restau... il veut qu'on boive encore un verre... je suis fatiguee, il n'en est pas question... je lui dis qu'il vaut mieux couper les ponts, ce sera mieux pour lui et moi, vu qu'on se connait a peine et qu'une telle situation ne peut durer... rien n'y fait, il reste persuade qu'il peut me faire, je cite, 'changer d'avis'...


Je devrais la sortir a l'Ours celle la tient, voir ce qu'il me repondrait....


Je connais la reponse et je ne suis pas si stupide... encore que... decider d'attendre et de voir ce n'est peut etre pas forcement mieux...


Bref... je lui dis que c'est ce que je veux moi, et qu'il ne peut pas me forcer a faire quelque chose que je ne veux pas. Encore une fois, desaccord...


Alors, quand il m'a dit qu'il passait le lendemain 13h pour me chercher... je n'ai rien dit, pas 'oui', pas 'non'... rien, juste bonne nuit, et suis monter me coucher. Seule, il va de soi.


Et le lendemain matin, j'ai fait un rapide tour du village, quelques photos... merci a l'Ours de m'avoir un peu changee... je me leve tot desormais, et prefere me coucher un peu plus tot... ca m'a bien servi la...


J'ai laisse un message a la reception, assez laconique, tout avait deja ete dit alors, j'ai juste ecrit qu'on ne forcait pas les gens a avoir des sentiments, pas plus qu'on les force a faire des choses qu'ils ne veulent pas...


J'ai pris le train d'Arundel jusqu'a Londres... c'etait du sport... je raconterais ca peut etre mardi... et j'ai passe une bonne soiree dans Londres... Picadilly, Covent Garden, Big Ben... Dommage qu'il ai plut....


Aller... l'embarquement commence, je veux pas louper mon avion... ce serait dommage !


Mais voila, tout va bien, je me sens un peu mieux, reste a voir comment il prendra les choses dans les jours a venir, je n'ai pas eu de mails, pas d'appels telephoniques... aurait-il compris ?

par Cassandre publié dans : Perso
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Samedi 24 février 2007
Si vous lisez ces lignes, c'est que je n'aurais pu procéder à une mise à jour, création d'article, que sais-je... bref, que je n'ai pas internet à l'hôtel et qu'aucun abruti aux alentours n'aura laissé son réseau wi-fi sans protection..

On est vendredi matin (si si, plus maintenant que vous lisez ces lignes mais au moment où je les écris si...), et j'ai envie de "partir en week-end" comme de me couper une jambe... Des fois, je me demande même pourquoi j'y vais... sûrement l'appareil photo, quelque part, je me sens obligée... cadeau empoisonné...

Enfin. C'était mon choix. D'accepter. Maintenant faut assumer.

Mais c'est la première et dernière fois que je me fait avoir.

Demain, pas d'article (normalement. Je crois qu'à l'hôtel de Londres y'a Internet mais j'en suis pas certaine)... peut être le soir... en rentrant, mais c'est pas sûr... ou de l'aéroport, je sais qu'il y a des accès Internet à Heathrow.

Lundi, photos comme d'habitude...

Et en attendant, je vais méditer là-dessus...

"A quoi bon fuir ? Oui, à quoi bon ? Puisque nul ne peut se quitter lui-même. Toute la sagesse de vivre tient là-dedans : savoir qu'il faut en sortir mais qu'on ne peut pas partir..."

Réjean Ducharme - "les enfantômes"

par Cassandre publié dans : Perso
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