Tout est un peu plus clair depuis aujourd'hui. Ce matin, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai carrément demandé où mes compétences pêchaient.
Il m'a été répondu que mes traductions - juridiques je le rappelle - n'étaient pas si bonnes, et que certains passages étaient carrément incompréhensibles.
J'ai objecté que je ne parlais pas français juridique, ni anglais juridique. On m'a répondu que c'était de l'anglais / du français et que du coup, ça n'avait donc pas rapport avec le langage utilisé. J'ai objecté que parfois j'avais du mal à comprendre même le sens de la phrase à traduire (dans l'une ou l'autre langue), mais bien évidemment, ce n'est pas une excuse, au contraire, c'est un aveu de mon manque de compétences.
Puis, il m'a été sorti que j'avais pris du retard dans l'archivage. Que j'aurais pu avancer pendant les vacances de "mon chef". Oui, mais voilà, une partie de cet archivage, devait être "supervisé" par une collègue. Laquelle n'avait carrément point le temps de m'expliquer avant elle-même de partir en vacances. Congés qui coïncidaient avec ceux du chef, et donc fatalement, moi sans instructions précises, je ne passe rien à la broyeuse, faut pas pousser grand-mère.
Mais bien sûr cela n'a pas été "entendu". Il y avait aussi la salle à côté du bureau de mon chef, mais je me suis retrouvée "coincée" dans le sens où je me suis retrouvée face à un dilemme : devais-je ou non jeter des doublons, et si oui, lesquels ?
J'ai envoyé un mail en ce sens à mon chef pendant qu'il était en congés... soit il ne l'a pas lu soit il s'en fout, parce que je n'ai jamais eu de réponses. Et évidemment, le fait de n'avoir pas plus avancé figure parmi les reproches.
Ensuite, il parait que je suis trop "légère" dans mon travail. Pour les traductions par exemple, vu que j'avais le temps, j'aurais pu vraiment bien relire et éviter LA faute de frappe, et les erreurs de traductions.
Pour la faute de frappe, je veux bien. Mea culpa.
Mais pour les erreurs de traduction, heu... si je ne sais pas... je ne sais pas. La science ne va pas infuser parce que je vais y passer plus de temps.
De plus, il me semble, qu'un chef est là aussi pour corriger les erreurs éventuelles de son assistante et superviser le travail. Mais bon, je me trompe peut être ?
Enfin, et c'est là que je reste encore le plus scotchée, c'est qu'il n'aurait pas fallu que j'aide ma collègue surchargée de travail, ni que je m'occupe de trop des nouveaux arrivants japonais.
Choses en totale contradiction avec ce qui avaient été dit lors de l'embauche. Et pas moyen de dire que ce n'est pas logique, d'une part j'ai pas eu le réflexe, d'autre part, je suis quasi sûre qu'on ne m'aurait pas écouter, ou alors on m'aurait contrée.
C'est la première fois qu'on remet autant en cause mon travail et mes compétences. Mon ancienne collègue à Thiais, ne tarissait pas d'éloges sur ce que je faisais. Ok, c'était peut être trop, mais il doit y avoir un juste milieu non ?
Je suis écoeurée et complètement blasée. Ni l'un, ni l'autre de mes chefs n'a eu le courage de me dire qu'une franco/japonaise avait été engagée pour trois mois pour faire mon job. Non, il n'a été question que de mon manque de compétences. Et j'ai quasiment été accusée de n'en fiche pas une, parce que ces foutues archives n'avaient pas avancé.
J'ai donné tout ce que j'avais, j'y ai mis mon coeur et ma volonté. J'ai eu l'impression de faire au mieux.
Et on me dit que c'était "nul" ?
Que ce sera très dur de valoriser le travail que j'ai fait chez eux sur mon CV ?
Ah ben m... alors !
En tout cas, pas la peine d'attendre d'eux une recommandation..........................
P.S. : et quand je bosse, je fais bien plus attention que quand je rédige un article ici, hein, je vous rassure ;-)
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