Vendredi 2 mars 2007
Je suis encore sur le départ... décidemment 3 semaines, 3 week-end de pris... Arundel / Londres... Lyon, Marseille... ça en fait des kilomètres... il faudrait que je vois combien j'en parcoure sur une année. Un sacré paquet... sûrement.
C'est sympa de partir comme ça souvent... mais je ne sais pas si c'est l'âge ou si c'est moi... mais quand bien même je suis vraiment ravie de partir, de rencontrer des gens (que je connais ou non), ça me fatigue aussi.
Ca bouscule des habitudes que je viens tout juste de prendre et que j'aime bien (le cinéma pour ne mentionner que ça). Je loupe des films... du coup...
Oh, oui, je vous entends déjà me dire : "Mais ce ne sont que des films, ce n'est pas la mort non plus !"
Oui, c'est vrai. Ce ne sont que des films.
A contrario, si je partais pour la journée faire des clichés à droite ou à gauche, je serais moins fatiguée (comme j'avais fait le jour de mon anniversaire).
Alors je me suis posé la question : Pourquoi ?
Pourquoi cela me fatigue-t-il ? Pourquoi j'ai l'impression de ne pas me reposer ?
Ok, y'a le "voyage"... mais bon, ce n'est pas non plus comme si j'allais au Japon toutes les semaines (indépendamment du prix du voyage que je ne pourrais m'offrir, là se serait *réellement* fatiguant).
Je pense que la réponse réside dans une sorte de dualité qu'il y a en moi.
D'un côté je suis d'un égoïsme crasse... si si... et je n'ai pas envie qu'on vienne m'embêter et j'ai envie de faire "mes trucs", aussi stupides et no-life qu'ils puissent-être.
Et de l'autre, je suis d'une curiosité insatiable... et je me demande toujours ce que telle ou telle situation peut m'apprendre... et rencontrer, parler avec autrui, immanquablement on en apprend des choses.
Sur les gens, la société, et parfois sur d'autres sujet... Exemple flagrant, quand je suis allée boire le coup avec les potes, je leur ai fait parler boulot, parce que leur recherche, ce sur quoi ils bossent, est passionnant... Difficile à comprendre mais diablement intéressant (grosso modo, on va dire qu'ils cherchent à comprendre mathématiquement le vol des oiseaux et à le reproduire via la programmation d'un réseau neuronal... et encore là, je simplifie à l'extrême).
L'autre soir, l'ami chez qui j'ai cuisiné (et qui m'invite à la revanche la semaine prochaine, cette fois c'est lui qui cuisine :) ), ma foi, on a parlé de son taf, et je me suis fait expliquer le projet sur lequel il bosse... là, j'ai moins compris parce que c'est bien plus conceptuel que pour les autres potes...
Et c'est tout comme ça... je m'intéresse à ce que font les gens, à ce qui les motives...
Et dans le même temps, j'aimerais être seule plus souvent... avoir du temps pour moi.
Cette ambivalence est assez perturbante... je n'arrive pas encore à trouver le juste milieu où je n'aurais pas cet arrière, arrière, arrière pensée qui vient polluer mes sorties : "Je vais encore être fatiguée, ras le bol"...
Comme disait ma grand-mère... c'est dur la vie d'artiste, surtout quand on est figurant...
C'est sympa de partir comme ça souvent... mais je ne sais pas si c'est l'âge ou si c'est moi... mais quand bien même je suis vraiment ravie de partir, de rencontrer des gens (que je connais ou non), ça me fatigue aussi.
Ca bouscule des habitudes que je viens tout juste de prendre et que j'aime bien (le cinéma pour ne mentionner que ça). Je loupe des films... du coup...
Oh, oui, je vous entends déjà me dire : "Mais ce ne sont que des films, ce n'est pas la mort non plus !"
Oui, c'est vrai. Ce ne sont que des films.
A contrario, si je partais pour la journée faire des clichés à droite ou à gauche, je serais moins fatiguée (comme j'avais fait le jour de mon anniversaire).
Alors je me suis posé la question : Pourquoi ?
Pourquoi cela me fatigue-t-il ? Pourquoi j'ai l'impression de ne pas me reposer ?
Ok, y'a le "voyage"... mais bon, ce n'est pas non plus comme si j'allais au Japon toutes les semaines (indépendamment du prix du voyage que je ne pourrais m'offrir, là se serait *réellement* fatiguant).
Je pense que la réponse réside dans une sorte de dualité qu'il y a en moi.
D'un côté je suis d'un égoïsme crasse... si si... et je n'ai pas envie qu'on vienne m'embêter et j'ai envie de faire "mes trucs", aussi stupides et no-life qu'ils puissent-être.
Et de l'autre, je suis d'une curiosité insatiable... et je me demande toujours ce que telle ou telle situation peut m'apprendre... et rencontrer, parler avec autrui, immanquablement on en apprend des choses.
Sur les gens, la société, et parfois sur d'autres sujet... Exemple flagrant, quand je suis allée boire le coup avec les potes, je leur ai fait parler boulot, parce que leur recherche, ce sur quoi ils bossent, est passionnant... Difficile à comprendre mais diablement intéressant (grosso modo, on va dire qu'ils cherchent à comprendre mathématiquement le vol des oiseaux et à le reproduire via la programmation d'un réseau neuronal... et encore là, je simplifie à l'extrême).
L'autre soir, l'ami chez qui j'ai cuisiné (et qui m'invite à la revanche la semaine prochaine, cette fois c'est lui qui cuisine :) ), ma foi, on a parlé de son taf, et je me suis fait expliquer le projet sur lequel il bosse... là, j'ai moins compris parce que c'est bien plus conceptuel que pour les autres potes...
Et c'est tout comme ça... je m'intéresse à ce que font les gens, à ce qui les motives...
Et dans le même temps, j'aimerais être seule plus souvent... avoir du temps pour moi.
Cette ambivalence est assez perturbante... je n'arrive pas encore à trouver le juste milieu où je n'aurais pas cet arrière, arrière, arrière pensée qui vient polluer mes sorties : "Je vais encore être fatiguée, ras le bol"...
Comme disait ma grand-mère... c'est dur la vie d'artiste, surtout quand on est figurant...
par Cassandre
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