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"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi, à propos du Japon (pays que j'aime beaucoup) le samedi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

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Mercredi 21 mars 2007
Chapitres précédents :


 
 Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7 Chapitre 8
Chapitre 9 Chapitre 10



Chapitre 11



"Voilà ce qui rend cette histoire impubliable pour un journal tel que le Lincoln Review, expliqua Steven après avoir pris une gorgée de café au lait pour rassembler ses idées. Même si nous étions d'accord pour lâcher le morceau.
- Ce qui n'est pas le cas, précisa Marty (d'un ton plutôt irrité).
- Ce qui n'est pas le cas, confirma Steven. Mais si c'était le cas... Amélia,  quand les gars d'un journal à gros tirage comme le Globe ou le New York Times publient un article, ou une série d'articles, ils veulent être assurés de pouvoir apporter des réponses, ou du moins en suggérer, et est-ce que ça me pose un problème ? Evidemment que ça m'en pose un ! Prenez n'importe quelle feuille de chou à tirage national... Qu'est-ce qu'on trouve en première page ? Des questions déguisées en scoop. Où est Oussama Ben Laden ? Aucune idée. Que fait le Président avec le problème de l'Irak ? On en sait rien, parce que lui-même n'en sait rien. L'économie va-t-elle se renforcer ou sombrer ? Les experts sont partagés. Le maïs OGM est-il bon ou pas pour la santé ? Tout dépend de l'étude que vous lisez. Les filles de la météo ne sont même pas capable de dire si le vent nord-est viendra bien du nord-est, parce que la dernière fois, elles se sont fait avoir. Et quand ils écrivent un article sur le logement des minorités, ils veulent pouvoir dire qu'en prenant les mesures A, B, X et Y, les choses devraient s'améliorer à l'horizon 2020.
- Et s'ils font un article sur les Enigmes non élucidées, enchaîna Marty, ils veulent pouvoir vous dire que les Feux Follets n'étaient que des reflets sur les nuages et que l'Empoisonnement du Pique-nique de la paroisse n'était rien de plus qu'un meurtre passionnel avec dommages collatéraux. Mais pour ce qui est de s'interroger sur ces questions d'emploi du temps...
- ... sur lesquelles vous venez de mettre le doigt, soit dit en passant, ajouta Steven avec un sourire.
- Et bien sûr, c'est totalement loufoque, quel que soit le bout par lequel on attrape ça.
- Ca tombe bien, je veux être loufoque ! lança Steven. Bon sang, j'ai tout retourné dans tous les sens, j'ai failli en décrocher le téléphone du mur, alors je pense que j'ai le droit de me montrer un tantinet loufoque.
- Ma grand-mère disait toujours : on peut passer son temps à plier des torchons, on en fera jamais des serviettes, fit Marty, un petit sourire aux lèvres.
- Voilà une bien sage remarque, mais laisse-moi broder encore un peu, si tu veux bien, fit Steven. Disons que les portes de l'ascenseur se referment à onze heures moins dix, heure de la maison d'édition, d'accord ? Disons aussi, juste pour le plaisir de raisonner, qu'elle avait tout prévu à l'avance, y compris une voiture qui l'attendait en bas, avec le moteur en train de tourner.
- Très bien." Amélia l'observait avec attention.
"Pure spéculation, grogna Marty, néanmoins très alerte, lui aussi.
- C'est un peu capilotracté comme dirait nos jeunes, lui accorda Steven, pourtant elle était bien là-bas à dix heures cinquante, et chez Adrian's, du côté du petit port, un peu plus de cinq heures plus tard. Ca aussi c'est tiré par les cheveux ; pourtant on sait que c'est vrai, c'est un fait avéré. Maintenant, puis-je poursuivre, s'il vous plaît ?
- Je vous en prie, Watson, fit Marty.
- Si elle a une voiture qui l'attend avec le moteur chaud, elle peut peut-être atteindre l'aéroport en une demi-heure. Elle n'a sans doute pas pris un vol commercial. Elle aurait pu payer son billet en liquide et utiliser un pseudonyme - c'était possible à l'époque - mais il n'y a pas de vols directs entre Detroit et Lincoln. Ni pour n'importe où dans le Nebraska, en fait.
- Vous avez vérifié.
- En effet. Par un vol commercial, ce qu'elle aurait pu faire de mieux, c'est d'arriver à Lincoln à 19h, c'est à dire bien après l'heure à laquelle la fille du fish and chips l'a vu. En fait, à cette période de l'année, c'est même après le départ du dernier train pour Buffalo.
- Celui de seize heures trente, c'est le dernier ? demanda Amélia.
- Oui, et ce jusqu'à la mi-mai, confirma Marty.
- Alors elle a dû louer un avion privé, pensa-t-elle à voix haute, un jet ? Il y a des compagnies qui font ça, depuis Detroit ? Est-ce qu'elle aurait pu se l'offrir ?
- Oui, mais ça lui aurait coûté quelques milliers de dollars, et ce genre de caprice se serait vu sur leur compte joint.
- Et là, rien ?"
Steven secoua la tête. "Pas de retraits significatifs antérieurs à la disparition de la dame. Mais c'est quand même ce qu'elle a dû faire. J'ai vérifié auprès d'un certain nombre de compagnie de location, et partout on m'a répondu que, dans un bon jour - un jour où le jet-stream était fort, avec un petit Lear, un 35 ou un 55 -, le voyage prendrait seulement trois heures, peut-être un petit peu plus.
- De Detroit à Lincoln, dit-elle.
- De Detroit à Lincoln, pour sûr - il n'y a pas d'aéroport plus proche de Buffalo où ces petits engins puissent atterrir. Pas assez de dégagement, vous voyez."
Elle voyait, oui. "Alors vous avez vérifié auprès des compagnies de Detroit ?
- J'ai tenté ma chance, mais sans beaucoup de succès là non plus. Sur les six compagnies ayant des avions assurant ces vols-là, seules deux ont accepté de me parler. Rien ne les y obligeait, pas vrai ? Je n'était qu'un petit sheriff d'un comté obscur, et sans mandat qui plus est, enquêtant sur une mort accidentelle, histoire de courroner le tout. Pas un flic essayant de résoudre un meurtre. Et la confidentialité, est de mise pour la clientèle. Mais l'une d'elle m'a fait remarquer à juste titre qu'il ne s'agissait pas seulement de vérifier auprès des FBO* dont les appareils faisaient la navette depuis l'aéroport...
- Les FBO ? Qu'est que c'est ?
- Les "opérateurs basés", répondit Steven. Les vols ne sont qu'une branche de leur activité. Ils obtiennent les autorisations de vol, ils entretiennent les petits terminaux pour les passagers en vols privés pour qu'ils puisser rester privés, ils vendent, affrètent et réparent des appareils. Bref, en farfouillant, je me suis rendu compte qu'un avion affrété par un FBO à l'aéroport de La Guardia, à New York, peut atterrir à Lincoln avec des passagers venus passer le mois dans le Nebraska, pour voir de la famille. Les pilotes demanderaient alors qui désire rentrer à New York, rien que pour ne pas faire le voyage à vide.
- ou, aujourd'hui, disons qu'ils auraient assuré tous les retours en avance, par ordinateur, ajouta Marty. Vous voyez le tableau, Amélia ?"
Elle commençait à y voir plus clair. Elle voyait aussi autre chose. "Alors le dossiers de la folle équipée sauvage de madame Queen doit se trouver dans les archives d'Air Tiger à Detroit.
- Ou d'Air Eagle, à Montpelier, dans le Vermont... suggéra Steven.
- Ou, aussi bien, d'Air Jesaispaslenom à Washington D.C. renchérit Marty.
- Et si Julia Queen a payé en liquide, observa Steven, il n'y a probablement aucun dossier nul part.
- Mais il doit bien y avoir des organismes ou...
- Oui, m'dame, confirma Marty. Plus que vous ne pourriez en compter sur vos doigts, de la FAA** aux impôts. Je ne serais pas surpris d'apprendre que la FAA ait quelque chose à y voir là-dedans. Mais avec les achats en liquide, la paperasse se fait rare. Vous vous rappelez Liz Tallor ?"

Bien sûr qu'elle se rappelait. C'est leur serveuse, au Coyote à Trois Pattes. Dont le fils s'était récemment cassé un bras en voulant se lier d'amitié avec un écureuil.
Comme ça, c'est réglo, elle aura la totale, avait dit Steven a propos de l'argent qu'il comptait mettre dans la poche de Liz Tallor, et ce que Big Brother ne sait pas, ma foi, ça peut pas lui faire de mal, avait-il conclut.

Amélia supposait qu'il disait vrai, mais cette manière de faire des affaires rendait les choses pénibles, dans un cas comme celui-ci.
"Alors vous n'en savez rien. Vous avez fait de votre mieux, mais toujours est-il que vous n'en savez rien."

Steven eut d'abord l'air surpris, puis amusé. "Pour ce qui est de faire de son mieux, Amélia, je ne pense pas qu'on puisse jamais en être certain. Je dirais même que la plupart d'entre nous sont réduits - condamnés même ! - à se dire, qu'ils auraient pu faire un tout petit peu mieux, même lorsqu'ils finissent par obtenir ce pour quoi il se sont battus. Mais vous vous trompez - je sais quelque chose. Elle a bel et bien loué un jet à Detroit. Voilà ce qui s'est passé.
- Mais vous venez de dire ..."

Il se pencha un peu plus en avant au-dessus de ses mains jointes, les yeux plantés droits dans les siens.
"Ecoutez attentivement et prenez-en de la graine, ma chère. Ca fait une éternité que j'ai lu du Sherlock Holmes, alors je ne suis pas sûr de pouvoir faire du par coeur, mais ça donne à peu près ceci : "Une fois qu'on a éliminé l'impossible, la réponse réside forcément dans les possibilités restantes - peu importe le degré de probabilité." Maintenant nous savons que la Fille de Buffalo se trouvait dans les locaux de sa maison d'édition jusqu'à dix heures cinquante du matin, ce mercredi là. Et nous sommes presque certains qu'elle se trouvait chez Adrian's vers cinq heure trente de l'après-midi. Levez les doigts comme vous l'avez fait tout à l'heure, Amélia."

Elle s'exécuta aussitôt. Index gauche : la Fille dans le Nebraska, index droit : Julia Queen dans le Michigan. Steven décroisa les mains et effleura l'index droit d'Amélia dans l'air, rencontre éphémère du grand âge et de la jeunesse.

"Mais ne nommez pas celui-ci dix-sept heures trente. Ne nous fions pas trop à la serveuse, c'était l'heure du souper et il se pouvait bien qu'elle fut un peu débordée et qu'elle se soit un peu trompée."
Amélia acquiesça d'un hochement de tête. Dans cette partie du monde, on servait le souper tôt.
"Disons que ce doigt s'appelle seize heures trente, dit-il. L'heure du dernier train. Elle acquiesça de nouveau. "Et elle était forcément dedans, n'est-ce pas ?
- Oui, à moins d'avoir pris un taxi jusqu'ici, mais par la route, c'est beaucoup plus long, fit Marty.
- Mais comment savoir avec certitude si elle était dedans ? C'est impossible !
- Sauf que la gare de Buffalo, ce n'est pas exactement Grand Central Station*** et on a demandé au chef de gare s'il avait vu quelqu'un qui n'était pas du coin, ce jour là, descendre du train. Et il l'a vue.
- Julia portait-elle son manteau ?
- Amélia, la raisonna Steven. Non seulement Greg, notre chef de gare, ne se souvient pas si la femme portait ou non son manteau, mais il n'aurait pas pu jurer  devant un tribunal si elle était à pied ou à cheval. Premièrement, il faisait sombre. Deuxièmement, ils se sont juste dit bonsoir, simple politesse dans une si petite station. Et troisièmement... Eh bien, le vieux Greg, vous savez..." Il fit semblant de lever le coude.

"Il ne faut pas dire du mal des morts, mais disons que l'homme buvait comme un trou, expliqua Marty. Il a perdu son poste de conducteur en 81 et la ville l'a muté au poste de chef de gare, juste pour éviter que sa famille ne crève la dalle. Il avait cinq gamins, vous voyez, et une femme souffrant de sclérose en plaque. Mais il a fini par tout planter en oubliant de changer les feux pour les trains, en plein mois de février, bourré comme pas deux qu'il était. Alors il a perdu ce boulot là aussi... Du coup ça ne me surprend pas plus que ça qu'il ne se rappelle plus très bien. Mais à partir de ce dont il est absolument certain, je suis sûre que la Fille de Buffalo est venue par le dernier train.
"Vous l'avez dit vous même, il y a deux heures de décalage horaires à prendre en compte." Il rapprocha l'index gauche d'Amélia du droit. "Il est midi et quart, heure de chez nous quand elle quitte son bureau. Elle laisse tomber le masque de la femme bien, la comédie du "c'est un jour comme un autre" à la seconde où les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur le hall de l'immeuble. A la seconde. Elle se précipite dehors, fermement décidée, là où l'attend cette voiture rapide - et ce chauffeur tout aussi rapide.
> Une demi-heure plus tard, elle est au FBO de Lincoln, et cinq minutes après, elle gravit l'échelle d'un jet privé. Elle n'a rien laissé au hasard. Impossible. Il y a des gens qui empruntent des jets assez régulièrement, et qui ensuite restent une quinzaine de jours sur place. Ceux qui ne prennent qu'un aller simple passent ces deux semaines à courir après un vol de retour. Notre dame avait dû se décider à l'avance, et très probablement payer en liquide pour pouvoir rentrer avec le même avion.
- Qu'aurait-elle fait si les gens qui projetaient de prendre ce vol au retour avait annulé leur réservation à la dernière minute ?" demanda Amélia.
Marty haussa les épaules. "La même chose que si le temps avait été trop mauvais, j'imagine. Elle aurait remis le retour à un autre jour."

Pendant ce temps, Steven avait encore un peu rapproché l'index gauche d'Amélia du droit.
"Maintenant il est près de midi, mais au moins notre amie Queen n'a pas à s'inquiéter du zèle de la sécurité, du moins pas à cette époque, et encore moins sur un vol privé. Et toujours en supposant qu'elle n'a pas eu à faire la queue non plus, ni pour monter, ni ensuite pour décoller, parce que ça ruinerait son emploi du temps, et pendant ce temps là, à l'autre bout de la chaîne - il toucha l'index droit de la jeune femme - le train attend. Le dernier de la journée.
> Donc le vol dure deux heures. Enfin... partons de ce principe. Mon adjoint ici présent est allé sur Internet, il est devenu dingue de ce truc, et il dit que la météo était bonne, ce jour là...
> Disons trois heures", répéta Steven, en déplaçant l'index gauche d'Amélia (celui qu'elle considérait désormais comme son doigt "Fille de Buffalo") jusqu'à le rapprocher à quelques centimètres à peine du droit (qu'elle désignerait à présent comme son doigt "Julia-Queen-presque-morte"). "Ca n'a pas pu être beaucoup plus long que ça.
- Parce que les faits ne le permettent pas", murmura-t-elle, fascinée (et, à vrai dire, un peu effrayée) par cette idée.

Autrefois, au lycée, elle avait lu un roman de science-fiction intitulé The moon is a Harsh Mistress. Elle n'aurait su dire pour l'astre lunaire, mais elle en venait à penser que c'était sans doute vrai du temps.

"Non, m'dame, en effet, confirma-t-il. A quinze heures, ou peut être quinze heures cinq - allez disons quinze heures cinq - Queen atterrit et débarque chez Lincoln Park, le seul FBO à l'aéroport de Lincoln, à l'époque...
- Des traces de son arrivée ? Vous avez vérifié ?"

Sachant qu'ils l'avaient fait. Bien sûr qu'ils l'avaient fait. Et aussi que ça n'avait rien donné, ni dans un sens, ni dans l'autre. C'était ce genre d'histoire. Le genre qui rappelait un éternuement en train de monter, mais qui n'arrivait jamais vraiment.

Steven sourit. "Evidemment, qu'on a vérifié, mais en ces jours d'insouciance, avant les règles de sécurité intérieure, tout ce qu'un FBO conservait un certain laps de temps c'étaient les livres de comptes. Ils ont eu pas mal de règlements en liquide, ce jour-là, y compris des notes de carburant plutôt coquettes, en fin de journée, mais même ça, ça ne veut sans doute rien dire. Pour autant qu'on sache, la personne qui a ramené ici la Fille de Buffalo (qui qu'elle soit) a pu passer la nuit dans un hôtel de Lincoln et repartir le lendemain.
- Ou passer le week-end sur place, ajouta Marty. Ou, encore une fois, le pilote a pu repartir tout de suite sans ravitailler le moins du monde.
- Comment aurait-il pu faire ça ? demanda Amélia.
- Il a pu faire une escale technique à Des Moisnes, suggéra Marty, et faire le plein.
- Mais pourquoi donc ?"

Marty sourit. Ce sourire lui donnait un petit air mutin, qui détonnait avec son expression habituelle, celle d'une franchise totale qui confinait parfois à la bêtise. Et Amélia envisagea soudain que derrière ce visage joufflu et quelque peu enfantin se cachait probablement un esprit aussi fin et vif que celui de Steven Seagull.

"Queen a pu payer M. Speedy Gonzales de Detroit pour qu'il fasse ça, parce qu'elle avait peur de laisser une piste derrière elle, fit remarquer Marty. Et M. Speedy Gonzales a vraisemblablement été heureux de s'acquitter de cette requête, du moment qu'on le payait rubis sur l'ongle.
- Quant à la Fille de Buffalo, reprit Steven, il lui reste encore deux heures et demie pour arriver à Buffalo, acheter un fish and chips chez Adrian's, le manger assise face au lac, puis filer vers Black Eagle."

Tout en parlant, il rapprocha lentement les deux index d'Amélia, jusqu'à ce qu'ils se touchent.
Amélia le regardait, fascinée.
"Elle a pu y arriver ?"


A suivre...


* FBO : Fixed Base Operator. Centre de services aéroportuaires qui peut être une entreprise privée ou public... pas de préférence... Merci wiki... :)

** FAA Federal Aviation Administration. Agence chargée de la régulation des vols civils (merci la lecture et les films :) ).

*** Grand Central Station : immense gare à New York




J'ai finalement couper ce chapitre en deux... trop long :)
Donc un chapitre supplémentaire en prévision, peut être deux... qui sait !

par Cassandre publié dans : Textes
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