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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





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Mercredi 5 mars 2008

Petite "suite" à "Angoisse" :)



Il était heureux, cette fois-ci, il était sûr qu'il pourrait atteindre son but. Qu'il allait enfin avoir la femme parfaite, parfaite pour lui.
C'est que les recherches ont été longues et fastidieuse, il a eu des rendez vous avec des filles qui n'avaient absolument rien à voir avec ce qu'il recherchait. La grâce, la beauté, l'intelligence, la fraîcheur, l'innocence aussi.
Ca, c'était très certainement ce qui était le plus difficile à trouver, mais Emilie le lui avait fourni. La douce Emilie, Emilie jolie… comme dans la chanson.
Allons, allons il n'était point temps de se laisser à rêvasser, du travail l'attendait. Un bien agréable travail au demeurant, mais du travail tout de même.
C'est que Jack, dans sa quête d'absolu est l'homme le plus méticuleux, perfectionniste qu'on puisse trouver. Ses outils étaient toujours propres, désinfectés, aiguisés si nécessaires, astiqués même.
Il ne lui manquait plus qu'une toute petite partie, mais pas la moins importante. Estelle ne lui en voudra pas, une fois qu'elle aura compris ses intentions, de ce qu'il est obligé de faire. Elle est obligée de comprendre. Et puis de toute façon, elle n'a pas le choix. Il espère qu'elle sera encore vivante quand il poussera la porte.
Il glisse la clef dans la serrure, un grincement se fait entendre alors que la porte s'entrebâille, laissant la lumière pénétrer la sombre pièce.
Sur la table au milieu quelque chose a comme un soubresaut.

"Toujours vivante ? lui fit-il le plus simplement du monde. T'en fais pas, ça ne va pas durer"
 
"Tu verras, tu te sentiras beaucoup mieux ensuite, beaucoup plus belle, plus heureuse aussi, fais moi confiance."

Il lui sourit en lui caressant les cheveux. Une question le taraudait, pourquoi avait-elle ses yeux fous ? Il espérait qu'elle ne resterait pas dans cet état de frayeur, ce n'était pas bon pour ses projets.

Il étala ses outils sur le plan de travail situé non loin de la table. Estelle toujours attachée, le suivait autant que possible de ses yeux affolés.

C'est vrai que les mannequin c'est pratique pour trouver la perfection extérieure, encore qu'elles avaient tendance à être de plus en plus maigre, mais question intelligence, pour la plupart, il fallait repasser.

C'était malheureusement le cas de celle-ci.

"Calme toi Estelle, je vais t'expliquer ce qui se passe. Tu m'en voudras pas, j'ai du couper tes cordes vocales, je ne voulais pas courir le risque que tu ameutes le quartier. Bon… voyons, par où commencer. Hum… oui, voilà, comme je t'ai dit hier soir, je suis à la recherche de la femme idéale. Bien sûr, elle est en fait en plusieurs femmes. Et c'est là le but de mon entreprise, la réunir. Et tu as de la chance, une chance folle, car tu possèdes une part de cette perfection idéale : tes yeux. Aussi, je vais te les emprunter. J'espère que tu comprends. Mais avant, j'ai besoin que tu te détendes, tes yeux ne peuvent pas garder cette expression, ça nuirait à mon œuvre."

 

Les yeux verts dorés d'Estelle se mirent à pleurer, à papillonner encore plus, cherchant à provoquer la pitié chez celui qui venait de lui tenir ce discours.

Jack n'en eu cure, lui faisant une injection de tranquillisants, il sifflotait gaiement.

 

La dernière touche, c'était la dernière touche. Il était heureux.

par Cassandre publié dans : Textes
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