Samedi 12 avril 2008
Il faut savoir qu'au pays du soleil levant les seuls jeux d'argent officiellement autorisés sont les les paris sur les courses de chevaux,
de hors-bords ou de vélos, ainsi que les loteries.
Pas de casinos comme à Las Vegas aux États-Unis ou en France.
Les premier jeux du genre furent construit en 1920 et étaient plutôt des jouets pour enfants. Ce n'est que dans les années 30 que l'on rencontre les premières machines à destination des loisirs adultes dans la région de Nagoya. Toutes les salles furent fermées pendant la seconde guerre mondiale et ce n'est qu'à la fin des années 40 que de nouveaux établissements virent le jour. Et n'ont cessé depuis, d'avoir du succès.
Quid du fonctionnement du jeu ?
Pas de casinos comme à Las Vegas aux États-Unis ou en France.
Les premier jeux du genre furent construit en 1920 et étaient plutôt des jouets pour enfants. Ce n'est que dans les années 30 que l'on rencontre les premières machines à destination des loisirs adultes dans la région de Nagoya. Toutes les salles furent fermées pendant la seconde guerre mondiale et ce n'est qu'à la fin des années 40 que de nouveaux établissements virent le jour. Et n'ont cessé depuis, d'avoir du succès.
Quid du fonctionnement du jeu ?
Il existe plusieurs type de machines et de règles, mais globalement, elles sont similaires. Les joueurs achètent de petites billes de métal,
à environ 4 yen la bille (je crois que la pratique courante veux qu'on achète 250 billes pour 1000 yen, soit environ 6,25 €).
La machine se présente avec un panneau vertical, un trou en son centre et plusieurs petits picots tout autour. Une molette sur le côté permet d'insérer les billes que l'on a préalablement mis dans un réservoir, dans le circuit à la vitesse et à la force souhaitée. Et c'est alors la "chute" irrémédiable vers le bas (Loi de Newton oblige me direz-vous). Où les billes disparaissent. Si l'une d'elle se faufile dans le trou central alors c'est jackpot. Mais il faut y arriver trois fois d'affilé.
Aujourd'hui tout est automatisé et du coup, c'est un programme qui gère tout ça. Et on ne sait qu'on a un jackpot qu'après avoir inséré la 4ème bille. C'est du moins ainsi que je l'ai compris. ^^"
La machine se présente avec un panneau vertical, un trou en son centre et plusieurs petits picots tout autour. Une molette sur le côté permet d'insérer les billes que l'on a préalablement mis dans un réservoir, dans le circuit à la vitesse et à la force souhaitée. Et c'est alors la "chute" irrémédiable vers le bas (Loi de Newton oblige me direz-vous). Où les billes disparaissent. Si l'une d'elle se faufile dans le trou central alors c'est jackpot. Mais il faut y arriver trois fois d'affilé.
Aujourd'hui tout est automatisé et du coup, c'est un programme qui gère tout ça. Et on ne sait qu'on a un jackpot qu'après avoir inséré la 4ème bille. C'est du moins ainsi que je l'ai compris. ^^"
Quand on a déclenché le "jackpot", la machine passe en mode "paiement". Au lieu de distribuer les billes comme le ferait une machine à sous
classique, il faut ici tenter de tirer d'autres billes dans une sorte de tiroir / porte qui s'est ouvert en bas de la machine. Il me semble qu'on dispose de 15 tours pour tenter de gagner un
maximum de billes. En moyenne, un vrai "jackpot" tourne autour de 1250 billes.
Pour les "petits" prix se sera entre 3 et 12 billes.
C'est du moins ce que j'ai cru comprendre à en discuter avec une de mes amies japonaise par mail. Car je n'ai jamais personnellement essayé, je trouvais déjà ça compliqué mais alors quand elle est rentrée dans les détails... je vous raconte pas ! (enfin, si là, si, je vous raconte ;-) )
Tout comme les machines à sous, il existe plusieurs modèles, avec des bruits, des couleurs, des animations différentes. Les salles que j'ai pu voir à Tokyo en glissant un oeil par la porte me donnait un apperçu manga dans certaines salles, plus "traditionnelles" dans d'autres, bref, c'est vraiment tout et n'importe quoi. La principale raison qui m'a fait fuir ces lieux, outre le fait que je ne comprends pas grand chose au jeu lui même, c'est le bruit. J'imagine que ce doit être pareil dans un casino rempli de machines à sous, mais en plus, il y a énormément de fumée de cigarette.
Pour les "petits" prix se sera entre 3 et 12 billes.
C'est du moins ce que j'ai cru comprendre à en discuter avec une de mes amies japonaise par mail. Car je n'ai jamais personnellement essayé, je trouvais déjà ça compliqué mais alors quand elle est rentrée dans les détails... je vous raconte pas ! (enfin, si là, si, je vous raconte ;-) )
Tout comme les machines à sous, il existe plusieurs modèles, avec des bruits, des couleurs, des animations différentes. Les salles que j'ai pu voir à Tokyo en glissant un oeil par la porte me donnait un apperçu manga dans certaines salles, plus "traditionnelles" dans d'autres, bref, c'est vraiment tout et n'importe quoi. La principale raison qui m'a fait fuir ces lieux, outre le fait que je ne comprends pas grand chose au jeu lui même, c'est le bruit. J'imagine que ce doit être pareil dans un casino rempli de machines à sous, mais en plus, il y a énormément de fumée de cigarette.
Mais qu'en est-il des gains me direz-vous ?
Plusieurs solutions : garder les billes et continuer de jouer, les échanger contre des pièce en plastique imitation or ou des prix, qui vont du stylo bille au scooter 50cc. Un peu comme dans une fête foraine. Mais en aucun cas on ne peut obtenir de l'argent.
Enfin.... officiellement.
Mais les Yakuza sont intimement mêlés à ces salles de jeux et il est possible d'avoir des yens en échanges des pièces justificatives des gains (les fameuses pièces en plastique). Le joueur sort alors de la salle et va "vendre" ses gains dans une "entreprise" différente, parfois même dans les salles de jeux directement.
Mais, me direz-vous encore, c'est interdit normalement ? Alors que fait la police ?
Rien. C'est plus ou moins toléré, et puis y'a des pots de vin qui sont versés. Je ne dis pas que toute la police japonaise est corrompue, attention, mais c'est un peu comme partout, rien n'est tout blanc ou noir. Comme dirait Goldman, c'est entre gris clair et gris foncé. Un certain laxisme est toléré vis à vis de ces établissements : on y fume et boit, alors que beaucoup de lois anti-tabacs sont passés depuis 2004... mais rien ne vise ces endroits particuliers.
Au final tout le monde y trouve son compte : ça rapporte à l'État, évite d'avoir trop de monde qui erre dans les rues sans rien faire, les Yakuzas sont aussi contant car ils détiennent quand même une grande partie du marché et ça leur rapporte plus que ça ne leur coûte, et les gens "s'amusent".
Néanmoins, le Japon se laisserait peut être tenter par le démon du jeu, et il semblerait que le gouvernement envisage de permettre l'ouverture de casinos "classiques" afin d'attirer les touristes et d'éviter que trop de japonais ne se rendent à Macao, l'ex-enclave portugaise située dans le sud de la Chine et où se rendent les joueurs en manque de frissons.
Une chose à savoir toutefois, dans la culture nippone les casinos sont considérés comme des lieux de perdition. Pour faire un parallèle rapide et simpliste, un casino représente pour eux l'équivalent de ce que représenterait un lupanar pour nous (ou une boite échangiste, enfin, vous voyez le genre).
Mais tout change avec le temps et les japonais ne sont pas pour autant moins joueurs que nous autre occidentaux.
Cependant, les détenteurs de salles de pachinko ne voient pas d'un très bon oeil cette nouvelle ouverture. Ils craignent de perdre leur clientèle.
Toutefois, selon certaines études (payées par les casinos ?), la population visée par la probable prochaine ouverture de casinos ne serait pas la même que celle se rendant dans les salles de Pachinko.
Et vu le grand nombre d'établissements - on peut parfois en trouver plusieurs à la file - il faut qu'ils fassent leur pub pour attirer le chaland, et on n'hésite pas du tout chez eux. Preuve à l'appui cette photo prise en 2006 à Shibuya :)
Plusieurs solutions : garder les billes et continuer de jouer, les échanger contre des pièce en plastique imitation or ou des prix, qui vont du stylo bille au scooter 50cc. Un peu comme dans une fête foraine. Mais en aucun cas on ne peut obtenir de l'argent.
Enfin.... officiellement.
Mais les Yakuza sont intimement mêlés à ces salles de jeux et il est possible d'avoir des yens en échanges des pièces justificatives des gains (les fameuses pièces en plastique). Le joueur sort alors de la salle et va "vendre" ses gains dans une "entreprise" différente, parfois même dans les salles de jeux directement.
Mais, me direz-vous encore, c'est interdit normalement ? Alors que fait la police ?
Rien. C'est plus ou moins toléré, et puis y'a des pots de vin qui sont versés. Je ne dis pas que toute la police japonaise est corrompue, attention, mais c'est un peu comme partout, rien n'est tout blanc ou noir. Comme dirait Goldman, c'est entre gris clair et gris foncé. Un certain laxisme est toléré vis à vis de ces établissements : on y fume et boit, alors que beaucoup de lois anti-tabacs sont passés depuis 2004... mais rien ne vise ces endroits particuliers.
Au final tout le monde y trouve son compte : ça rapporte à l'État, évite d'avoir trop de monde qui erre dans les rues sans rien faire, les Yakuzas sont aussi contant car ils détiennent quand même une grande partie du marché et ça leur rapporte plus que ça ne leur coûte, et les gens "s'amusent".
Néanmoins, le Japon se laisserait peut être tenter par le démon du jeu, et il semblerait que le gouvernement envisage de permettre l'ouverture de casinos "classiques" afin d'attirer les touristes et d'éviter que trop de japonais ne se rendent à Macao, l'ex-enclave portugaise située dans le sud de la Chine et où se rendent les joueurs en manque de frissons.
Une chose à savoir toutefois, dans la culture nippone les casinos sont considérés comme des lieux de perdition. Pour faire un parallèle rapide et simpliste, un casino représente pour eux l'équivalent de ce que représenterait un lupanar pour nous (ou une boite échangiste, enfin, vous voyez le genre).
Mais tout change avec le temps et les japonais ne sont pas pour autant moins joueurs que nous autre occidentaux.
Cependant, les détenteurs de salles de pachinko ne voient pas d'un très bon oeil cette nouvelle ouverture. Ils craignent de perdre leur clientèle.
Toutefois, selon certaines études (payées par les casinos ?), la population visée par la probable prochaine ouverture de casinos ne serait pas la même que celle se rendant dans les salles de Pachinko.
Et vu le grand nombre d'établissements - on peut parfois en trouver plusieurs à la file - il faut qu'ils fassent leur pub pour attirer le chaland, et on n'hésite pas du tout chez eux. Preuve à l'appui cette photo prise en 2006 à Shibuya :)
par Cassandre
publié dans :
Japoniaiseries
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander



