Jeudi 17 avril 2008
Eh oui, avec la fin de mon contrat, surtout de la façon dont ça s'est terminé, on peut raisonnablement dire que je ne me suis absolument pas
préparée à la recherche d'emploi.
Alors le 2 avril (oui, j'ai oublié le 1er... shame on me!) j'ai téléphoné pour m'inscrire, mon rendez-vous avez lieu lundi après-midi, 13h30.
Bon, les ASSEDIC nouvelle formule, on oublie la ponctualité (comment ça déjà avant ?....), on est trois. On nous met dans une salle d'attente, et une fois que le monsieur de l'accueil est certains d'avoir tous ses clients, il nous allume la... télé. On a eu droit à une superbe vidéo (j'ai adoré les plans sur la verdure et le mot Lyon accolé au long des petites routes de campagnes... idyllique !) qui nous présentait le fonctionnement des ASSEDIC et de l'ANPE, comment tout cela allait se présenter, nos droits, mais surtout nos devoirs. Bref, quinze minutes où j'ai failli dormir (notaplutard : demandé si on peut se procurer la vidéo dans le commerce, et si c'est remboursé par la sécu, j'suis sûre que ça fonctionnerait mieux que mes somnifères ! ;-) ).
Ensuite on nous file un ticket, et on nous demande de monter à l'étage où nous serons appelée individuellement. L'entretien se déroule plutôt cordialement, sauf qu'il est déjà 14h30 quand j'entre dans le bureau. Évidemment, il y a un hic. J'ai tous les papiers sauf le formulaire A316 (ou quelque chose du genre) de la sécurité sociale qui atteste des sommes qui m'ont été versées au titre des indemnités journalières lors de mes arrêts maladies. Sauf que... je n'ai rien touché. Pas encore. Il faut pour ça que je renvoie l'attestation maladie que doit me remettre mon employeur. Bon, je ne savais pas à quoi servait le papier, je l'ai donc renvoyé. Sauf que. Bien sûr, pour être payée en mai, il faut que mon dossier soit traité avant la fin du mois, sinon, je ne serais payée pour avril qu'en juin. Hors la sécu, m'a dit que de toute façon, mon dossier ne sera pas traité avant au minimum la semaine prochaine et ce n'est qu'une fois le virement effectué que je peux réclammer ce foutu formulaire. J'espère que ce sera fait dans les temps et que je pourrais l'avoir via leur site web (on peut toujours rêver hein!).
Donc voilà, je suis pas "complètement inscrite".
Ensuite, hier matin, je suis allée voir ma banquière histoire de préparer le terrain. Évidemment au mot "chômage", elle s'est un peu braquée, et même si elle m'a changé ma carte Electron pour une Visa normale, le seul geste qu'elle a voulu faire c'est de me faire une autorisation de découvert de 800 €. Youpii... je sais pas exactement à quoi je m'attendais, mais bon...
Bonne nouvelle dans tout ça, j'ai pu débloqué (sous quinzaine ?) une épargne de je sais pas quoi que j'avais eu avec mon emploi de Paris et dont je viens tout juste d'apprendre que ça existait. C'est pas le bout du monde, mais bon, ça permet de limiter les dégâts, un peu... mais ça ne me permettra pas de survivre jusqu'en juin, on est d'accord....
Là, j'avoue je ne sais pas quoi faire.
Pour l'instant je ne peux qu'espérer que la sécu ira "vite" et que j'aurais mon papier à temps pour être indemnisée normalement en mai, car même si ce n'est pas "suffisant", c'est assez pour couvrir les dépenses incompressibles que l'ont connaît tous.
Là dessus, on m'a donné rendez-vous pour l'ANPE hier après-midi. Ça va. Délai honnête dans la gestion du temps, je suis "contente".
Hier, je met mon plus beau noir de vêtements, et je me rend donc à mon entretien individuel de l'ANPE. Individuel... ils doivent avoir oublié le sens de ce que ça voulait dire.
RDV 13h30. On me fait entrer dans une salle... comble de gens. Un moment plus tard alors que d'autres personnes arrivaient, 2 employés de l'ANPE et une intervenante externe se présentent. Les deux premiers nous disent qu'ils vont nous prendre un par un pour un entretien personnalisé de 30 min, mais qu'avant Mme l'intervenante va nous expliquer quelques petites choses sur ..... le fonctionnement des ASSEDIC et de l'ANPE, nos droits, et surtout nos devoirs.
Y'a comme un goût de déjà vu.
Et là... j'ai quand même été bluffée... le ton est montée en flèche de la part de "bons français" qui "n'avaient pas tout l'après-midi à perdre à attendre qu'on vienne les chercher pour un entretien, qu'ils veulent juste être.... inscrits. Basta cosi !"
L'un était un type en intérim apparemment (j'ai beaucoup aimé qu'on me refuse mon inscription alors que j'étais en intérim tient...) et un autre un autodidacte très sûr de lui, qui veut, je cite, juste toucher un peu d'argent avant de repartir travailler à l'étranger. Un autre lui, ne voulait tout simplement pas parler de sa vie en public, il veut son entretien individuel tout de suite, et point final.
La salle comptait pour moitié des travailleurs d'origine nord-africaine, et ceux là... ben ne se sont pas plaint. A croire qu'eux seuls avaient pris la peine de lire sur la convocation qu'il fallait prévoir la demi-journée.
Le ton monte rapidement entre les différents intervenants, les deux employés ANPE étaient parti de toute façon avec les personnes prioritaires, c'est à dire, avec enfants en très bas âge. Et la madame qui était censée animer un atelier "bazar" était tout simplement dépassée.
Faut dire, le "grand voyageur", autodidacte en informatique, connaissait tout sur tout. Il disait qu'il voulait juste l'argent et qu'il avait déjà trois ou quatre proposition d'emplois qui n'allaient pas tarder à donner leurs fruits et qu'il avait le choix entre l'Angleterre, la Belgique et le Canada (il semblait que cette dernière ait sa préférence du reste). Bref, un vrai poseur qui se permettait de dire que la France n'était pas un pays pour entreprendre que c'était de la merde, etc... Je ne peux pas franchement dire qu'il ai tord, mais tout n'est pas si noir. Et s'il est vraiment pas content, effectivement, il peut se barrer, mais c'est quand même assez hypocrite de venir s'inscrire juste pour l'argent, s'il n'en a pas si besoin que ça. Enfin, moi ce que j'en dis...
Une fois une bonne heure passée, les casse-pieds étaient partis et on a pu se poser de vraies questions utiles pour chacun d'entre nous, en public certes, mais c'était bon enfant, et j'ai vraiment aimé l'ambiance. J'ai donné mon e-mail à deux personnes, l'une parlant assez mal français pour lui donner les adresses de tous les sites de recherches d'emploi (emailjob, monster, lerucher de l'emploi, rhones-alpes job.... et j'en passe) : elle trouvera peut être pas forcément son bonheur sur tous, mais au moins ça lui donnera un point de départ de recherche. Une autre fille a voulu en profité, pourquoi pas. Il s'agit juste de partager des liens internet. On devrait pouvoir en faire tous autant, non ?
C'est pas grand chose, et si ça peut rendre service, alors, tant mieux !
La salle s'est peu à peu vidée, et au fur et à mesure, l'intervenante disant qu'elle avait son entreprise, qu'elle s'intéressait à mon CV tout compact et imbitable à lire, je n'ai pas réfléchi et au moment où se fut mon tour de passer à l'entretien individuel, je lui ai demandé de but en blanc si elle n'avait pas besoin de personnes comme moi. Elle a sourit et m'a filé sa carte pour que je lui envoi mon CV nouvelle formule.
L'entretien lui même aussi s'est bien passé, je ne vais pas avoir beaucoup de temps à moi, j'ai droit à un coach personnel pour la recherche d'emploi, aujourd'hui c'est justement l'atelier CV et lundi, c'est mon coach perso que je rencontre, pour finir, le 28 première phase de tests d'aptitude pour savoir si j'ai des "manques" et sinon, simplement pour que l'ANPE puisse se porter garante de mes capacités.
Tant mieux, je ne serais pas trop repliée, et même si je suis toujours fatiguée ça m'aidera à penser à autre chose.
Ce matin, normalement, je règle deux trois dernières choses avec ma société d'intérim et je devrais en avoir fini avec eux... j'espère pour de bon, mais j'ai des doutes.
Semaine chargée donc... piouf.. ça fait du bien de tout coucher par écrit, désolée si je saoule ! ;-)
Alors le 2 avril (oui, j'ai oublié le 1er... shame on me!) j'ai téléphoné pour m'inscrire, mon rendez-vous avez lieu lundi après-midi, 13h30.
Bon, les ASSEDIC nouvelle formule, on oublie la ponctualité (comment ça déjà avant ?....), on est trois. On nous met dans une salle d'attente, et une fois que le monsieur de l'accueil est certains d'avoir tous ses clients, il nous allume la... télé. On a eu droit à une superbe vidéo (j'ai adoré les plans sur la verdure et le mot Lyon accolé au long des petites routes de campagnes... idyllique !) qui nous présentait le fonctionnement des ASSEDIC et de l'ANPE, comment tout cela allait se présenter, nos droits, mais surtout nos devoirs. Bref, quinze minutes où j'ai failli dormir (notaplutard : demandé si on peut se procurer la vidéo dans le commerce, et si c'est remboursé par la sécu, j'suis sûre que ça fonctionnerait mieux que mes somnifères ! ;-) ).
Ensuite on nous file un ticket, et on nous demande de monter à l'étage où nous serons appelée individuellement. L'entretien se déroule plutôt cordialement, sauf qu'il est déjà 14h30 quand j'entre dans le bureau. Évidemment, il y a un hic. J'ai tous les papiers sauf le formulaire A316 (ou quelque chose du genre) de la sécurité sociale qui atteste des sommes qui m'ont été versées au titre des indemnités journalières lors de mes arrêts maladies. Sauf que... je n'ai rien touché. Pas encore. Il faut pour ça que je renvoie l'attestation maladie que doit me remettre mon employeur. Bon, je ne savais pas à quoi servait le papier, je l'ai donc renvoyé. Sauf que. Bien sûr, pour être payée en mai, il faut que mon dossier soit traité avant la fin du mois, sinon, je ne serais payée pour avril qu'en juin. Hors la sécu, m'a dit que de toute façon, mon dossier ne sera pas traité avant au minimum la semaine prochaine et ce n'est qu'une fois le virement effectué que je peux réclammer ce foutu formulaire. J'espère que ce sera fait dans les temps et que je pourrais l'avoir via leur site web (on peut toujours rêver hein!).
Donc voilà, je suis pas "complètement inscrite".
Ensuite, hier matin, je suis allée voir ma banquière histoire de préparer le terrain. Évidemment au mot "chômage", elle s'est un peu braquée, et même si elle m'a changé ma carte Electron pour une Visa normale, le seul geste qu'elle a voulu faire c'est de me faire une autorisation de découvert de 800 €. Youpii... je sais pas exactement à quoi je m'attendais, mais bon...
Bonne nouvelle dans tout ça, j'ai pu débloqué (sous quinzaine ?) une épargne de je sais pas quoi que j'avais eu avec mon emploi de Paris et dont je viens tout juste d'apprendre que ça existait. C'est pas le bout du monde, mais bon, ça permet de limiter les dégâts, un peu... mais ça ne me permettra pas de survivre jusqu'en juin, on est d'accord....
Là, j'avoue je ne sais pas quoi faire.
Pour l'instant je ne peux qu'espérer que la sécu ira "vite" et que j'aurais mon papier à temps pour être indemnisée normalement en mai, car même si ce n'est pas "suffisant", c'est assez pour couvrir les dépenses incompressibles que l'ont connaît tous.
Là dessus, on m'a donné rendez-vous pour l'ANPE hier après-midi. Ça va. Délai honnête dans la gestion du temps, je suis "contente".
Hier, je met mon plus beau noir de vêtements, et je me rend donc à mon entretien individuel de l'ANPE. Individuel... ils doivent avoir oublié le sens de ce que ça voulait dire.
RDV 13h30. On me fait entrer dans une salle... comble de gens. Un moment plus tard alors que d'autres personnes arrivaient, 2 employés de l'ANPE et une intervenante externe se présentent. Les deux premiers nous disent qu'ils vont nous prendre un par un pour un entretien personnalisé de 30 min, mais qu'avant Mme l'intervenante va nous expliquer quelques petites choses sur ..... le fonctionnement des ASSEDIC et de l'ANPE, nos droits, et surtout nos devoirs.
Y'a comme un goût de déjà vu.
Et là... j'ai quand même été bluffée... le ton est montée en flèche de la part de "bons français" qui "n'avaient pas tout l'après-midi à perdre à attendre qu'on vienne les chercher pour un entretien, qu'ils veulent juste être.... inscrits. Basta cosi !"
L'un était un type en intérim apparemment (j'ai beaucoup aimé qu'on me refuse mon inscription alors que j'étais en intérim tient...) et un autre un autodidacte très sûr de lui, qui veut, je cite, juste toucher un peu d'argent avant de repartir travailler à l'étranger. Un autre lui, ne voulait tout simplement pas parler de sa vie en public, il veut son entretien individuel tout de suite, et point final.
La salle comptait pour moitié des travailleurs d'origine nord-africaine, et ceux là... ben ne se sont pas plaint. A croire qu'eux seuls avaient pris la peine de lire sur la convocation qu'il fallait prévoir la demi-journée.
Le ton monte rapidement entre les différents intervenants, les deux employés ANPE étaient parti de toute façon avec les personnes prioritaires, c'est à dire, avec enfants en très bas âge. Et la madame qui était censée animer un atelier "bazar" était tout simplement dépassée.
Faut dire, le "grand voyageur", autodidacte en informatique, connaissait tout sur tout. Il disait qu'il voulait juste l'argent et qu'il avait déjà trois ou quatre proposition d'emplois qui n'allaient pas tarder à donner leurs fruits et qu'il avait le choix entre l'Angleterre, la Belgique et le Canada (il semblait que cette dernière ait sa préférence du reste). Bref, un vrai poseur qui se permettait de dire que la France n'était pas un pays pour entreprendre que c'était de la merde, etc... Je ne peux pas franchement dire qu'il ai tord, mais tout n'est pas si noir. Et s'il est vraiment pas content, effectivement, il peut se barrer, mais c'est quand même assez hypocrite de venir s'inscrire juste pour l'argent, s'il n'en a pas si besoin que ça. Enfin, moi ce que j'en dis...
Une fois une bonne heure passée, les casse-pieds étaient partis et on a pu se poser de vraies questions utiles pour chacun d'entre nous, en public certes, mais c'était bon enfant, et j'ai vraiment aimé l'ambiance. J'ai donné mon e-mail à deux personnes, l'une parlant assez mal français pour lui donner les adresses de tous les sites de recherches d'emploi (emailjob, monster, lerucher de l'emploi, rhones-alpes job.... et j'en passe) : elle trouvera peut être pas forcément son bonheur sur tous, mais au moins ça lui donnera un point de départ de recherche. Une autre fille a voulu en profité, pourquoi pas. Il s'agit juste de partager des liens internet. On devrait pouvoir en faire tous autant, non ?
C'est pas grand chose, et si ça peut rendre service, alors, tant mieux !
La salle s'est peu à peu vidée, et au fur et à mesure, l'intervenante disant qu'elle avait son entreprise, qu'elle s'intéressait à mon CV tout compact et imbitable à lire, je n'ai pas réfléchi et au moment où se fut mon tour de passer à l'entretien individuel, je lui ai demandé de but en blanc si elle n'avait pas besoin de personnes comme moi. Elle a sourit et m'a filé sa carte pour que je lui envoi mon CV nouvelle formule.
L'entretien lui même aussi s'est bien passé, je ne vais pas avoir beaucoup de temps à moi, j'ai droit à un coach personnel pour la recherche d'emploi, aujourd'hui c'est justement l'atelier CV et lundi, c'est mon coach perso que je rencontre, pour finir, le 28 première phase de tests d'aptitude pour savoir si j'ai des "manques" et sinon, simplement pour que l'ANPE puisse se porter garante de mes capacités.
Tant mieux, je ne serais pas trop repliée, et même si je suis toujours fatiguée ça m'aidera à penser à autre chose.
Ce matin, normalement, je règle deux trois dernières choses avec ma société d'intérim et je devrais en avoir fini avec eux... j'espère pour de bon, mais j'ai des doutes.
Semaine chargée donc... piouf.. ça fait du bien de tout coucher par écrit, désolée si je saoule ! ;-)
par Cassandre
publié dans :
Perso
ajouter un commentaire commentaires (11) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (11) créer un trackback recommander



