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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi, à propos du Japon (pays que j'aime beaucoup) le samedi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

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Mercredi 14 mai 2008
Suite de mercredi dernier...



A peine Rachida partie à 4h30 pour son premier boulot, que le bougre se mit en tête de fignoler son plan machiavélique et ô combien astucieux.

Il emmena, vers 10h - les grasse mat' ça se respecte ! - les enfants loin de la masure qu'ils habitaient.

Hertel et Gansel, s'étonnaient cependant de l'intérêt soudain de leur beau-père à leur égard. Mais courageusement, comme d'habitude, ne firent mention de rien. Ils ne désiraient pas mettre leur mère dans l'embarra, aussi faisaient-ils de leur mieux pour ne pas faire de vagues.

Ils suivirent donc ce paternel d'adoption forcée, se disant que ce ne pourrait pas être pire que d'habitude.

Longtemps, ils marchèrent. Jusqu'à perdre tout repère spacio-temporel, si toutefois ils avaient su ce que cela signifiait : l'école et l'éducation leur ayant été interdites dès l'aube de leur enfance, alors que leur père était déjà au nadir de son existence.

Lui, possédait une montre, une Xélor dernier cri, comme il convient. L'exactitude est primordiale, surtout pour les émissions telles que Steward Act' (comment chanter le plus merveilleusement possible à 65 000 pieds) ou "J'vous l'avait pas encore dit ?" la nouvelle émission d'Ardissourd.
Cette exactitude lui prédisait que si la balade durait plus longtemps, il allait rater "Les Divorceux", émission qu'il suivait lors de son repas de mi-journée sur sa chaîne TNT préférée - C'est qu'elle détonnait vraiment et lui donnait une sensation de liberté qu'il avait peu souvent l'occasion de ressentir à cause de ces deux boulets.

Boulets qu'il se préparait à lancer dans le jeu quille qu'est la vie sauvage. La vie de ses ancêtres, qui n'eurent pas la chance qu'il a aujourd'hui de pouvoir s'offrir tout ce dont il a envie en levant juste le petit doigt.

Il n'était pas roi, mais se sentait maître de ses terres, de sa maison, et ça le rendait fier.

Il feint un besoin naturel pressant pour s'éclipser au-delà de la vue de ces rejetons pour rentrer se mettre à l'aise sous la couette (dommage qu'il ne puisse la partager avec Jessyca, son égérie de toujours).

Les enfants vaquèrent à leur occupation en l'attendant.
Le soleil déclina. L'affreux beau-père ne revint pas.
Hertel et Gansel n'avaient pas la moindre idée du chemin à prendre pour rentrer.
Ni comment ramener tout ce bois.

Ils décidèrent de semer des bûches sur leur chemin, histoire qu'ils puissent, une fois la maison trouvée, ramener petit à petit le reste de leur cargaison. Cela nécessitait beaucoup d'aller retours, incapables qu'ils étaient de tout transporter en une seule fois.

Mais leur labeur ne suffit pas à retrouver le sentier du foyer. Et ils se sentaient perdus pour de bon. Gansel se mit à sangloter, à râler, à dire qu'ils auraient mieux fait d'attendre que le vieux soit de retour.

Hertel tentait de le calmer, lui disant qu'ils trouveraient bien refuge avant que la nuit ne fusse complètement venue.

De fait, la chance leur sourit, et une maison en pain et sucre d'orge se dressa subitement devant eux, au milieu d'une prairie.

Gansel, n'écoutant que son estomac, commença par dévorer un volet, juste au moment où Hertel, frappant à la porte, ne se retrouve nez à nez avec une bonne femme à peine plus haute qu'eux, mais bien plus large, au nez camus et aux yeux chassieux.

"Que fabriquez-vous là, bande de voleurs sacripant !?
- Mon frère et moi sommes perdus et mourront de faim, désolée de vous importuner ainsi mais pourriez-vous nous indiquer un refuge pour la nuit ? Mon frère réparera les dégâts du volet, c'est promis."

La vieille les regarda tour à tour, dubitative, quand une lueur paru au fin fond de ses prunelles :
"Allons allons, ce n'est pas grave mes petits. Entrez-donc, et mangez ce que vous voudrez. Je regretterais toute ma vie de ne pas vous être venu en aide. Veuillez pardonner mon agressivité, les visiteurs se font rare par ici."

Les petits entrèrent, et purent manger tout leur saoul toutes les confiseries et gâteaux dont ils avaient jamais pu rêver.
Sans s'en rendre compte ils sombrèrent dans un profond sommeil noyés au milieu des chamallows et sucres d'orges.

Le réveil n'en fut pas moins pénible que d'habitude, sauf qu'ils se trouvaient dans une cage.

La vieille les regarda d'un air sarcastique :
"Dans la vie rien ne se donne mais tout s'octroie. Encore faut-il être assez malin pour appliquer l'adage, n'est-ce pas mes mignons ?
- Qu'allez vous faire de nous ?  et d'abord, qui êtes vous ?! s'enquit Hertel.
- Mon nom vous dira rien, mais je vais néanmoins vous le donner, c'est la seule chose que vous aurez de moi, je suis madame Nierais, mais ça vous éclairera comme si vous étiez dans un four. Mon but ? Vous engraisser, et vous manger, la viande est chère de nos jours, et vous me semblez encore assez frais, mais je vais d'abord vous engraisser."

Et c'est ainsi qu'ils furent contraint de manger saumons fumés, pavés de biches, caviar et autre mets autrefois destinés à leur parâtre.

Trois mois d'un tel traitement et voici que la sorcière jugea approprié de préparer la cuisson de Gansel, qui s'était bien plus empâté que sa soeur, qui faisait soigneusement attention, sans que la mégère n'y prenne garde, à quantifier ses repas pour ne pas trop prendre de poids.

Les oignons, carottes, poireaux et autres épices à bouillon préparées, elle regarda tour à tour le four et le garçonnet devenu porcelet.

"Bah tu rentreras bien dans le four.
- Que nenni, survint Hertel, ce fourneau est bien trop petit, même vous n'y rentreriez pas et pourtant, par manque de viande, vous n'êtes pas bien grasse !"

La vieille se rebiffa :
"Ah oui ? Tu te crois maligne ? C'est toi que j'y mettrais en premier alors !"
La sorcière ouvrit la cage pour y prendre Hertel.
"Je vous assure que je n'y rentre pas non plus, voyez vous même ! minauda la fillette espérant ainsi apaiser les soupçons de sa geôlière.
- Humpf... peut-être bien."

Elle se pencha vers le four pour en évaluer la largeur et la profondeur. Occasion saisie par la gamine pour pousser son cerbère dans l'antre de l'enfer et refermer aussitôt porte et loquet pour l'empêcher de sortir.

Elle libéra ensuite son frère, et brûla le reste de la maison maudite, temple de toutes les tentations gustatives.

Gansel voulait retourner au foyer familial, mais Hertel ne l'entendais pas de cette oreille et lui rappela le stratagème imaginé par leur beau-père pour les éloigner de leur mère et ainsi réaliser les économies qu'il pourrait dépenser en mets onéreux pour son palais.

Celui-ci admit avec aigreur de suivre sa soeur en vu de construire leur propre demeure.

C'est ainsi qu'il atteignirent une autre clairière où ils construisirent leur chalet. Hertel, pleine de bon sens avait pris soin, au cours du trajet, de récolter autant de graines que possible afin de se constituer un potager acceptable. Elle comptait faire un peu de braconnage et de pêche au ruisseau voisin afin de compléter une alimentation saine.
Si elle pouvait, elle tenterait de faire avaler 5 fruits et légumes par jours à son petit frère, ce qui était loin d'être gagné.

En effet, celui-ci s'était pris d'une affection subite pour son ancien bourreau, répétant à  loisir qu'il comprenait qu'on fasse autant de sacrifice pour de si bons plats.
Il voulait retourner à la maison, expliquer à son ancien tyran combien il comprenait ce qu'il lui avait appris en le lâchant en pleine forêt et voulait suivre son exemple.

Hertel était bien sûre fort contrariée du comportement de son frère, mais tentait tout de même lui faire entendre raison.

Cependant, un jour, alors qu'elle était partie relever les pièges, Gansel s'enfuit de ce qu'il considérait être comme une prison. Il voulait retrouver le domicile familial.
La chaleur de sa mère.
Le bonheur des plats de choix sur les papilles gustatives de sa langue, la douce chaleur dans son estomac.

Il erra plusieurs jours avant d'arriver à une autre clairière en tout point semblable à celle de son enfance, pas si lointaine.
Il s'approcha doucement, histoire de tâter le terrain.

Une superbe jeune femme en sorti. Il stoppa net sa progression, effrayé à l'idée de se retrouver dans la même situation qu'avec la sorcière. Et cette fois-ci, point de Hertel pour le sortir de là.

Mais la belle lui adressa un sourire aguicheur comme il n'en avait jamais connu et lui dit :
"Mais quel beau jeune homme que voilà ! Cela faisait tellement longtemps que je n'avais eu de compagnie masculine ! Approche ! Approche donc ! Viens, je me sens si seule et abandonnée !"

Devant tel discour, tout bon sens le quitta, et s'approcha. Elle l'embrassa goulûment.
L'adolescent qu'il était devenu se sentit tout chose.
"Hum, quel bon goût que celui de la jeunesse ! Ça me manquait tellement !" lui dit-elle le poussant vers la cuisine...



Je me suis largement inspirée d'un conte célèbre... j'espère que vous aurez apprécié ma version ^^"

Elle pourrait sûrement être plus travaillée, mais j'avoue ne plus trop voir les pistes que je pourrais explorer...

Pourriez-vous m'aider ?
par Cassandre publié dans : Textes
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