Samedi 26 mai 2007
Et voilà une autre semaine qui s'achève et quelle semaine ! Des semaines comme ça je n'en souhaite à personne... pas même à mon pire ennemi (si j'en avais un... ;-) ). Prises de tête avec un collègue qui de toute façon ne changera jamais sa "non façon" de travailler. Une réunion plus que casse pieds, jeudi, organisée par les dirigeants de ma boite. Boite qui a acquis et fusionné avec une autre, pour être plus puissants, pour avoir plus de sous. Ben oui, c'est sûr qu'avec un CA prévisionnel de 13 millions d'euros et un patrimoine en gérance de 5 milliards ma foi, c'est sûr qu'on peut avoir envie de s'auto-congratuler.
"Oh oui, mon cher, nous sommes les meilleurs en reporting et nous avons de super clients avec plein de patrimoine que nous devrions récupérer"
=> Et là, je me suis dis, pourquoi diable alors un de nos plus gros portefeuille dis que c'est de la m... ?
Bref, ils étaient tous là en costard, fiers d'eux et de l'argent qu'ils allaient gagner. Et nous, les petits salaires, de toute façon, on allait rester petits salaires alors... Oh ils nous on promis un 14ème voir 15ème mois, des primes d'intéressement, mais dans longtemps, faut être patient.
Patient.
Ca me fait penser que c'est ce que ma directrice m'a dit d'être. Patiente.
Parce que suite à mon post de l'autre jour, j'ai lui ai écrit en lui expliquant que j'avais atteint mes limites, que je ne supportais plus cette situation. Ce n'était pas la première fois que je le lui disais. D'habitude je passais par la voie moins formelle du téléphone, ou du direct live quand elle passait au bureau.
Et tout ce qu'elle trouve à répondre à mon mail de trois pieds de long, c'est : "soyez patiente, ça va changer, j'ai beaucoup d'ambition pour vous".
Mouais.
Et mon collègue se pavanait lors de la soirée... mais vraiment, un paon en rut n'aurait pas été plus fier.
Alors que j'étais en pleine discussion avec le Technicien Arlésienne, il est venu nous interrompre pour me demander une info, dont il n'attend même pas la complète explication.
Ma collègue nous a rejoint, et on a discuté tous les trois, Cher Collègue, lui est allé lécher quelques autres bottes... il doit être bon à ce sport.
Puis, d'un commun accord, nous avons décidé que nous avions passé assez de temps dans ce panier de crabes, que le buffet aussi bon soit-il, ne méritait pas qu'on resta plus longtemps. Et nous sommes partis.
Le lendemain, Cher Collègue a continué son manège. Ordres plus imbéciles les uns que les autres... après les photos, il voulait que je relie un document de 400 pages avec une machine prévue pour relier des documents de 30 pages maxi. Boulot de fourmi, à passer les feuilles dans les anneaux plastiques petit peu par petit peu, et anneau par anneau en écartant manuellement ceux-ci. J'ai dit non.
Et le gars de me sortir qu'il ne comprend pas comment quelqu'un qui demande du travail peu refuser d'en faire, du travail.
J'appelle pas ça du travail. S'il veut que je le fasse, qu'on me donne le matériel adéquat. En attendant le document est dans une pochette transparente prévue pour les documents épais, qui est elle-même dans un classeur étiqueté. C'est donc rangé. Globalement le but est atteint... ce n'est pas en bordel, quoi demander de plus ?
Non, il veut sa reliure.
Qu'il la fasse lui même.
Je commence un nouveau jeu.
Je me rebelle, fini la patiente petite assistante qui plaisante de son bordel.
Et je peux me permettre.
Oui, oui.
Je m'en fous.
J'ai démissionné.
Moi aussi.
Je pensais que peut être j'allais avoir peur, le regretter. Que sais-je.
Et bien même si je n'avais pas plusieurs bonnes pistes de boulot, dont une qui est sûre et certaine. Je crois que c'était tout ce que j'avais à faire.
Payée à rien faire ok, mais qu'en plus on me prenne pour une bonniche à me demander tout et surtout n'importe quoi, il n'en est pas question.
Je m'arrangerais pour laisser à ma collègue un mémento des commandes à retenir pour l'utilisation de son ordinateur et même, je me demande si je ne lui offrirais pas un livre pour mieux se servir d'Excel, un truc ludique et clair...
C'est qu'elle avait les larmes aux yeux quand je lui ai dit que je démissionnais.
Au moins une chose, j'ai gagné une amie.
Toute expérience est bonne à prendre, courte ou longue, on gagne toujours quelque chose. C'est ce qu'il faut se dire.
Et Cher Collègue ?
Il s'en fout. Il pense que je n'ai pas de patience, que je ne suis pas aussi motivée pour travailler que je le dis.
Fort bien.
Il comprendra plus tard quand il tombera sur quelqu'un qui ne restera pas les 6 mois à attendre ou alors sur celle qui préfèrera répondre au téléphone en se faisant les ongles...
Je n'ai pas l'habitude de me lancer des fleurs, mais je sais que quand je bosse, j'aime que ce soit bien fait. Et j'aime pas faire les choses à moitié. Alors parfois ça me demande du temps. Mais peu importe le temps, je sais que je le fais bien.
Alors flûte.
Tant pis pour lui. Et tant mieux pour moi.
So maybe tomorrow* sera un jour meilleur. :)
* "maybe tomorrow" The Iveys (1969) plus tard repris par Stereophonics (2003)
"Oh oui, mon cher, nous sommes les meilleurs en reporting et nous avons de super clients avec plein de patrimoine que nous devrions récupérer"
=> Et là, je me suis dis, pourquoi diable alors un de nos plus gros portefeuille dis que c'est de la m... ?
Bref, ils étaient tous là en costard, fiers d'eux et de l'argent qu'ils allaient gagner. Et nous, les petits salaires, de toute façon, on allait rester petits salaires alors... Oh ils nous on promis un 14ème voir 15ème mois, des primes d'intéressement, mais dans longtemps, faut être patient.
Patient.
Ca me fait penser que c'est ce que ma directrice m'a dit d'être. Patiente.
Parce que suite à mon post de l'autre jour, j'ai lui ai écrit en lui expliquant que j'avais atteint mes limites, que je ne supportais plus cette situation. Ce n'était pas la première fois que je le lui disais. D'habitude je passais par la voie moins formelle du téléphone, ou du direct live quand elle passait au bureau.
Et tout ce qu'elle trouve à répondre à mon mail de trois pieds de long, c'est : "soyez patiente, ça va changer, j'ai beaucoup d'ambition pour vous".
Mouais.
Et mon collègue se pavanait lors de la soirée... mais vraiment, un paon en rut n'aurait pas été plus fier.
Alors que j'étais en pleine discussion avec le Technicien Arlésienne, il est venu nous interrompre pour me demander une info, dont il n'attend même pas la complète explication.
Ma collègue nous a rejoint, et on a discuté tous les trois, Cher Collègue, lui est allé lécher quelques autres bottes... il doit être bon à ce sport.
Puis, d'un commun accord, nous avons décidé que nous avions passé assez de temps dans ce panier de crabes, que le buffet aussi bon soit-il, ne méritait pas qu'on resta plus longtemps. Et nous sommes partis.
Le lendemain, Cher Collègue a continué son manège. Ordres plus imbéciles les uns que les autres... après les photos, il voulait que je relie un document de 400 pages avec une machine prévue pour relier des documents de 30 pages maxi. Boulot de fourmi, à passer les feuilles dans les anneaux plastiques petit peu par petit peu, et anneau par anneau en écartant manuellement ceux-ci. J'ai dit non.
Et le gars de me sortir qu'il ne comprend pas comment quelqu'un qui demande du travail peu refuser d'en faire, du travail.
J'appelle pas ça du travail. S'il veut que je le fasse, qu'on me donne le matériel adéquat. En attendant le document est dans une pochette transparente prévue pour les documents épais, qui est elle-même dans un classeur étiqueté. C'est donc rangé. Globalement le but est atteint... ce n'est pas en bordel, quoi demander de plus ?
Non, il veut sa reliure.
Qu'il la fasse lui même.
Je commence un nouveau jeu.
Je me rebelle, fini la patiente petite assistante qui plaisante de son bordel.
Et je peux me permettre.
Oui, oui.
Je m'en fous.
J'ai démissionné.
Moi aussi.
Je pensais que peut être j'allais avoir peur, le regretter. Que sais-je.
Et bien même si je n'avais pas plusieurs bonnes pistes de boulot, dont une qui est sûre et certaine. Je crois que c'était tout ce que j'avais à faire.
Payée à rien faire ok, mais qu'en plus on me prenne pour une bonniche à me demander tout et surtout n'importe quoi, il n'en est pas question.
Je m'arrangerais pour laisser à ma collègue un mémento des commandes à retenir pour l'utilisation de son ordinateur et même, je me demande si je ne lui offrirais pas un livre pour mieux se servir d'Excel, un truc ludique et clair...
C'est qu'elle avait les larmes aux yeux quand je lui ai dit que je démissionnais.
Au moins une chose, j'ai gagné une amie.
Toute expérience est bonne à prendre, courte ou longue, on gagne toujours quelque chose. C'est ce qu'il faut se dire.
Et Cher Collègue ?
Il s'en fout. Il pense que je n'ai pas de patience, que je ne suis pas aussi motivée pour travailler que je le dis.
Fort bien.
Il comprendra plus tard quand il tombera sur quelqu'un qui ne restera pas les 6 mois à attendre ou alors sur celle qui préfèrera répondre au téléphone en se faisant les ongles...
Je n'ai pas l'habitude de me lancer des fleurs, mais je sais que quand je bosse, j'aime que ce soit bien fait. Et j'aime pas faire les choses à moitié. Alors parfois ça me demande du temps. Mais peu importe le temps, je sais que je le fais bien.
Alors flûte.
Tant pis pour lui. Et tant mieux pour moi.
So maybe tomorrow* sera un jour meilleur. :)
* "maybe tomorrow" The Iveys (1969) plus tard repris par Stereophonics (2003)
par Cassandre
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