Lundi 7 mai 2007
Toujours un article de photographies, certes, mais cette fois accompagné d'un peu plus de texte...
Lyon ... 19h55

Ville tranquille sur laquelle le soleil se couche gentiment. On se ballade, tranquille, non qu'on ai oublié l'enjeu de la journée, LittleGeek a bien rempli son devoir de citoyen (moi aussi mais par procuration), et après une très sympathique journée, on s'est dit qu'une petite ballade en vélo'v, sur les bords du Rhône, serait une agréable façon de terminer ce dimanche.
Et puis les minutes passent, d'un seul coup une clameur s'élève sur notre droite. Des cris, des hurlements et sifflements. Un vrai branle bas de combat. Tout ça semble venir du pont avoisinant. On se déplace pour voir ce qui se passe. Curiosité oblige. On regarde nos montres : 20h05.
Et un peu plus loin, sur une péniche se trouve la raison de tant de vacarme :


Ils sont tous là, joyeux hurlant et sifflant que Sarkozy est le nouveau président. Une petite poussée de Marseillaise, encore des cris de joies.
Un goût amer m'envahit la bouche alors que je prends mes clichés. Je n'ai pas voté pour l'un, ni pour l'autre. J'ai fait le choix de l'absence de choix. Et je réalise que même si je n'aime pas la bigoudaine, ben au final, j'aime encore moins ce qui ressort des urnes. C'est idiot à dire, mais ça me fait réellement flipper.
Et si j'avais eu tort ?
Seul l'avenir me dira ce qu'il en est réellement, j'espère qu'il ne me donnera pas raison d'avoir tant stressé en cette fin de journée. Alea jacta est !
Des passants passent sur le Pont Wilson surplombant le Q-Boat où se déroule cette joyeuse surprise partie... Ils leur font des bras d'honneur, visiblement des anti-sarko. Les insultes fusent. Les Sarkosystes sont fort de leurs quelques 15 millions (c'est le chiffre entendu à ce moment là) de votes, mais ne sommes nous pas 65 millions ? Drôle de majorité !
Et puis leur chant n'est pas très respectueux non plus. Ils ont gagné certes, mais cela les autorise-t-il à scander un "Ségo l'a dans le cul" ? Pas très sport...
Et de toute façon ça dénote déjà quelque chose qui se trame ; mais nous sommes naïfs, et décidons de poursuivre notre promenade loin de ce vacarme.
Que reste-t-il alors que de trouver le calme, dans un semblant de campagne au bord du fleuve ?
Comme des gamins de 15 ans, on s'amuse à faire des ricochets, on oublie, un peu, ce que peut nous réserver "demain".

Lyon ... 19h55

Ville tranquille sur laquelle le soleil se couche gentiment. On se ballade, tranquille, non qu'on ai oublié l'enjeu de la journée, LittleGeek a bien rempli son devoir de citoyen (moi aussi mais par procuration), et après une très sympathique journée, on s'est dit qu'une petite ballade en vélo'v, sur les bords du Rhône, serait une agréable façon de terminer ce dimanche.
Et puis les minutes passent, d'un seul coup une clameur s'élève sur notre droite. Des cris, des hurlements et sifflements. Un vrai branle bas de combat. Tout ça semble venir du pont avoisinant. On se déplace pour voir ce qui se passe. Curiosité oblige. On regarde nos montres : 20h05.
Et un peu plus loin, sur une péniche se trouve la raison de tant de vacarme :


Ils sont tous là, joyeux hurlant et sifflant que Sarkozy est le nouveau président. Une petite poussée de Marseillaise, encore des cris de joies.
Un goût amer m'envahit la bouche alors que je prends mes clichés. Je n'ai pas voté pour l'un, ni pour l'autre. J'ai fait le choix de l'absence de choix. Et je réalise que même si je n'aime pas la bigoudaine, ben au final, j'aime encore moins ce qui ressort des urnes. C'est idiot à dire, mais ça me fait réellement flipper.
Et si j'avais eu tort ?
Seul l'avenir me dira ce qu'il en est réellement, j'espère qu'il ne me donnera pas raison d'avoir tant stressé en cette fin de journée. Alea jacta est !
Des passants passent sur le Pont Wilson surplombant le Q-Boat où se déroule cette joyeuse surprise partie... Ils leur font des bras d'honneur, visiblement des anti-sarko. Les insultes fusent. Les Sarkosystes sont fort de leurs quelques 15 millions (c'est le chiffre entendu à ce moment là) de votes, mais ne sommes nous pas 65 millions ? Drôle de majorité !
Et puis leur chant n'est pas très respectueux non plus. Ils ont gagné certes, mais cela les autorise-t-il à scander un "Ségo l'a dans le cul" ? Pas très sport...
Et de toute façon ça dénote déjà quelque chose qui se trame ; mais nous sommes naïfs, et décidons de poursuivre notre promenade loin de ce vacarme.
Que reste-t-il alors que de trouver le calme, dans un semblant de campagne au bord du fleuve ?
Comme des gamins de 15 ans, on s'amuse à faire des ricochets, on oublie, un peu, ce que peut nous réserver "demain".

Tout cela semble si calme qu'on a envie de s'y perdre...
La nuit commence à tomber. Il est temps de rentrer. On se dirige de nouveau vers la maudite péniche.
Étrange sensation de vivre un mauvais moment d'histoire, sans pouvoir réellement expliquer le pourquoi. On ne peut pas s'être trompé tant que ça ? Il ne peut pas être aussi méchant que ça ?!
Arrivée au pont Wilson à mi-chemin de la maison. Je passe sous le pont, quand surgissent devant moi deux flics en uniforme avec leur brassard au bras. Ils semblent sur le pied de guerre, prêt à bouffer du manifestant. Faut dire, flash-ball au poing, ils font vraiment peur.
En serions nous déjà là ??!!
Sur le pont, au moins 6 ou 7 véhicules de gendarmes passent lentement, tout gyrophares dehors. On entend de fortes clameurs, visiblement elles proviennent de la place Bellecour. Des sirènes. Les pompiers passent. C'est le bordel.
Ca n'aura pas trainé.
Lyon ... 21h30.
On décide de se dépêcher de rentrer. Pas vraiment envie de nous faire coincer entre deux camps.
Du reste, les forces de l'ordre nous invitent à continuer notre chemin sans plus nous attarder, sans même renseigner une dame qui demande si les rues sont sûres.
Je me sens un peu comme ça... ce soir.

Je ne sais pas ce que vous en retirez de ce cliché. Mais il est l'incarnation d'un grand moment de solitude à mes yeux.
Avoir tord de me sentir comme ça, c'est tout ce que je demande.
Pour une fois.
Je voudrais vraiment avoir tord.
La nuit commence à tomber. Il est temps de rentrer. On se dirige de nouveau vers la maudite péniche.
Étrange sensation de vivre un mauvais moment d'histoire, sans pouvoir réellement expliquer le pourquoi. On ne peut pas s'être trompé tant que ça ? Il ne peut pas être aussi méchant que ça ?!
Arrivée au pont Wilson à mi-chemin de la maison. Je passe sous le pont, quand surgissent devant moi deux flics en uniforme avec leur brassard au bras. Ils semblent sur le pied de guerre, prêt à bouffer du manifestant. Faut dire, flash-ball au poing, ils font vraiment peur.
En serions nous déjà là ??!!
Sur le pont, au moins 6 ou 7 véhicules de gendarmes passent lentement, tout gyrophares dehors. On entend de fortes clameurs, visiblement elles proviennent de la place Bellecour. Des sirènes. Les pompiers passent. C'est le bordel.
Ca n'aura pas trainé.
Lyon ... 21h30.
On décide de se dépêcher de rentrer. Pas vraiment envie de nous faire coincer entre deux camps.
Du reste, les forces de l'ordre nous invitent à continuer notre chemin sans plus nous attarder, sans même renseigner une dame qui demande si les rues sont sûres.
Je me sens un peu comme ça... ce soir.

Je ne sais pas ce que vous en retirez de ce cliché. Mais il est l'incarnation d'un grand moment de solitude à mes yeux.
Avoir tord de me sentir comme ça, c'est tout ce que je demande.
Pour une fois.
Je voudrais vraiment avoir tord.
par Cassandre
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Photographie
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