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"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi, à propos du Japon (pays que j'aime beaucoup) le samedi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

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Samedi 2 juin 2007
Encore une semaine chargée en évènements... je ne suis pas revenue sur ma décision de démissionner, quand j'ai mis ma signature au bas d'une feuille, je ne suis pas franchement du genre à revenir dessus. Ou alors, il faut sacrément y mettre du sien.
En même temps, c'était la première fois que je démissionnais aussi... alors heu... voilà ça vaut ce que ça vaut.

Mon cher collègue n'a pas changé, que je démissionne ne l'empêche pas de dormir, et il ne se remet pas en cause. Pourquoi diable se remettrait-il en cause du reste, après tout, il est le frère du patron !

Et je crois que c'est ça l'origine du problème. En fait j'en suis même certaine.

Lundi, rien à faire.
Mardi, rien à faire.
Mercredi, je craque, j'installe un jeu vidéo pour passer le temps.

Et évidemment, il trouve pas "ça" normal. J'en convient tout à fait, c'est pas le problème. Mais ce que je trouve encore moins normal, c'est d'en arriver à installer un jeu pour s'occuper au bureau. On m'aurait mise au placard, que finalement, ça ne serait pas pire (si, ça pourrait, je pourrais ne pas avoir d'ordinateur aussi...).

Donc, mon "cher" collègue s'énerve. Je m'énerve à mon tour. Même litanie de reproches, on tourne en rond.

Il fini par décrocher son téléphone, il appelle la directrice, elle est en rendez-vous à l'extérieur (en fait même en déplacement sur Bordeaux, elle a d'autres chats à fouetter). Alors il demande à parler à son frère.
Je m'arrête deux secondes stupéfaite, et certainement pas effrayée, de cette initiative.
Ok, j'avoue j'y avais pensé moi même, mais je ne suis pas passée à l'acte, et c'est tant mieux.

Ils discutent un peu, "cher" collègue se plaint que je passe mon temps à regarder des vidéos et jouer à des jeux... Evidemment il me repasse son frère, je suis convoquée le lendemain matin à 10h30 à son bureau.

C'est bien ma veine.
C'est petit, c'est mesquin. Et après il dira que son lien de parenté n'a rien à voir dans l'histoire ?

Ben voyons.
Il est arrivé en 2005 dans l'entreprise et a directement attaqué avec les statuts de cadre et chargé d'affaires. Il ne connaissait pas le métier, il a suivi une petite formation, et plouf, le voilà bombardé de son nouveau titre. Alors que d'autres doivent trimer pour y arriver. Sympa.

Et au siège social... tout le monde pense que s'il est là, c'est bien à cause de son lien de parenté. Personne ne s'étonne de ma démission, certains même me confient qu'ils se demandaient quand j'allais craquer, et qu'ils sont étonnés que j'ai pas quitté pendant la période d'essai. Comme quoi.
Même nos prestataires ne sont pas étonnés.
Beaucoup de propositions de leur part pour des emplois à droite et à gauche, je suis sidérée de voir que tout ce monde considère que je travaille suffisamment bien pour être pistonnée.

Bref...

Le lendemain, je me rend au siège, je suis en avance de dix minutes, papotage avec la fille de l'accueil avec qui je m'entends très bien... du reste, je m'entend avec tout le monde là bas. Faut pas me demander d'associer les visages aux noms, mais avec les voix, tout va mieux. Je suis toujours en train de téléphoner pour un renseignement ou un autre, et il semblerait que même avec ce tout petit contact, les gens m'apprécient. Assez pour vouloir organiser un pot de départ... On verra ce qu'il en est d'ici fin juin, paroles, paroles...

J'entre dans le bureau du grand chef pas indien. Et il me demande sans embages ce qu'il peut faire pour me faire changer d'avis... [me donner un salaire de 2000 € net par mois et une voiture de fonction ? ^^ ahem...]
Je lui explique un peu la situation, et exprime mes regrets de ne pouvoir rester, en tout cas pas dans la même agence que son frère, pas moyen. Trop de choses ont été dites, et le ressort est cassé. Pas moyen de faire machine arrière.
Il me demande si par hasard il convoquait son frère pour lui expliquer la situation ça pourrait me faire flêchir ?
Je lui dis que j'ai des doutes sur le fait que celui-ci change sa façon de voir les choses, en tout cas avec moi...
Il est visiblement très déçu et contrarié. Mais aussi assez étonné de ma franchise. Vu que je lui ai dit texto, que oui, je joue, oui, je regarde des vidéos, mais diable ! - que puis-je faire d'autre puisque son frère est incapable de déléguer au point de me laisser sans rien faire toute la journée ?
Il ne savait pas que la situation en était là, il me l'a dit. Et je veux bien le croire.
J'ai du expliquer que la directrice d'exploitation était au courant. Et que ce qui a achevé ma motivation à quitter mon poste, c'était sa réponse à mon mail de deux pages la semaine d'avant. Que j'avais écrit avoir atteint mes limites, et qu'il fallait une solution *vite*. Sa solution : "être patiente". Ne m'a pas convaincue. Je pars.

M'est avis qu'elle a du se faire remonter les bretelles. Tant pis.

L'entretien s'est terminé sur le fait qu'il ferait son possible pour me trouver un poste dans une autre agence. Au départ il m'a proposé Nantes. Mais qu'irais-je faire là bas ?!
Au siège c'est complet, pas besoin de nouvelle assistante. Pas plus que sur Paris Nord ou Est. Restait Lyon.
Ok, va pour Lyon. ^^"

Mais ce n'est pas fait. Rien n'est encore fait, on verra comment le mois s'écoule.

Je sors du bureau presque une heure plus tard.

Rebelotte avec la fille de l'accueil. Et là c'est la directrice qui me tombe dessus. Paf, c'est reparti pour un tour. Je ressors le même discours, et je lui dis que sa réponse de jeudi dernier ne m'a pas convenu et que c'est pour ça que je pars.
Elle aussi est embêtée. A la question : "avez vous autre chose ?", je répond "non" parce qu'il ne faudrait pas qu'ils se disent que j'avais tout prévu, ce n'était pas le cas.

...

Mais vendredi, hier donc, j'avais rendez vous avec mon nouveau boss.
Je pensais me rendre à entretien d'embauche avec tout ce que cela peut impliquer de stress. Et bien, heu... j'ai été assez surprise. Agréablement, mais ça m'a tout de même laissée perplexe.

Première chose, il me tend une feuille de papier rose, avec en en-tête marqué "contrat". C'est la feuille de pré-embauche. Le truc a signé pour lancer la machine à préparer le contrat définitif. Il m'explique comment ça va se passer. Le nombre d'heure, le salaire, etc... Il faut que je lui envoie les photocopies de divers papiers lundi, et c'est "dans la boite".
Enfin, il m'explique ce qu'il y a à faire, principalement de la traduction et de la mise en page, un peu de feuilles de style (CSS) mais pas trop. Bref, je vais travailler sur des projets nationaux et internationaux, c'est sympa. ^^"

Et le top du top ?
Mon préavis se termine le 29 juin, et mon contrat débute le 2 juillet. Et j'ai le droit de travailler de la maison. Si je veux venir au bureau ? C'est possible aussi, cela ne relève que de mon choix personnel.

Dans un premier temps je testerais de la maison, et si je vois que je n'arrive pas à respecter un certain planning, j'irais au bureau.
J'ai besoin d'un peu de solitude aussi, ça me fera du bien. Après, il sera toujours temps de faire ami-ami avec les collègues. J'en connais déjà deux, reste à voir les autres :)

Et puis ça laisse du temps à ma boite de se décider à me trouver un poste sur Lyon. Ce serait très très rigolo que ça fasse Boite Paris, Contrat, re-Boite Lyon...
par Cassandre publié dans : Perso
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