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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi, à propos du Japon (pays que j'aime beaucoup) le samedi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

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Mercredi 4 juin 2008
C'est l'heure de mon entretien d'embauche. On m'a contacté en ligne sans vraiment me dire pour quel poste j'étais recruté, mais ils avaient l'air d'avoir vraiment envie de me rencontrer et vu l'état de mes finances et de mon frigo, je ne pouvais pas me permettre de refuser au moins l'entretien. On ne sait jamais. Et puis au bout de 4 ans de chômage, qu'on est aux minima sociaux et tout, on fait bien moins la fine bouche.

Le rendez-vous a été fixé dans un immeuble sans signe réellement distinctif, on m'a dit de sonner sur le bouton à côté du logo en forme de Dragon.
Étrange, je me demande ce qu'est cette société, mais je suis tout de même entré et une voix m'a guidé jusqu'à une salle d'attente en noir et blanc.
Murs blanc, mobilier noir.

Ma formation est plutôt commerciale, et j'avoue que là, ils font fort pour intriguer leurs candidats. Bon, je suis seul, mais ça ne veut pas dire que tout n'est pas calculé pour que lorsqu'une personne entre pour l'entretien proprement dit, une autre arrive dans la pièce pour patienter.

Une demi-heure.

Cela fait une demi-heure que j'attends, quand j'entends un clic. Une porte dissimulée vient de s'ouvrir dans le mur en face de moi, je n'avais rien remarqué : travail de pro. La voix m'invite à entrer.

Surprise, deux hommes en noir m'agripent et me soulèvent de terre. Mon attaché-case tombe et s'ouvre. Mes maigres papiers s'éparpillent sur le sol d'une blancheur immaculée. Cette pièce est toute blanche avec une unique chaise au milieu. C'est tout ce que je peux voir avant que ces hommes ne m'y attachent et ne me bandent les yeux.

Silence et noir absolu. Après la blancheur immaculée, c'est choquant. La voix ne me parle plus, je demande ce qui se passe. Aucune réponse.

Je hurle.

Je perd la notion du temps. Mon estomac gargouille, mais je mange tellement peu. Alors est-ce parce que beaucoup de temps s'est écoulé ou est-ce simplement parce que je suis sous alimenté et que celui-ci me le fait violemment savoir ?
Impossible à déterminer.

J'ai cesser de hurler. De demander des explications. A part mon ventre et ses gargouillis, plus un son ne sort de mon corps.
J'attends.

Soudain, la voix se fait à nouveau entendre :

"Félicitation Monsieur Pinson, vous avez été tiré au sort pour faire partie de l'armée de terre. En effet, nous recrutons parmi les gens qui coûtent le plus à la société, et depuis 4 ans que vous avez profité du chômage et maintenant des minima sociaux, il est grand temps que vous fassiez enfin quelque chose pour la Société qui s'occupe de vous. En conséquence de quoi nous vous informons que vous avez été sélectionné, avec d'autres pour emménager dans un village test sur un atoll polynésien. Oui, vous entendez bien, tout ce que vous nous demandons c'est d'aller vivre en Polynésie sur un atoll de l'armée, certes, mais au soleil quand même. Vous ne toucherez pas de salaire, mais vous serez totalement pris en charge et si vous survivez les 4 prochaines années alors nous vous trouverons un poste jusqu'à votre retraite correctement payé et pour un travail intéressant dans la branche qu'il vous plaira. Acceptez-vous ?
- Heu.... ben, oui, enfin, j'ai pas le choix si ?
- Effectivement, vous n'avez pas trop le choix, car vous en savez déjà trop pour qu'on vous laisse partir.
- Bon, ben c'est ok alors"

Et c'est ainsi que sans avoir pu dire au revoir à ma famille, mes amis, je me suis retrouvé en quelques heures dans un avion où l'on m'a enfin enlever le bandeau que j'avais sur les yeux.
Après plusieurs heures de vols assis inconfortablement dans cet avion cargo, nous sommes arrivés en vu de notre future île adoptive.
Nous sommes une vingtaine dans l'appareil, tous ont été recruté de la même façon que moi, et pour les même raisons : 4 ans de chômage ou d'inactivité professionnelle, de vie de minima sociaux. On se dit que finalement, 4 ans sur une île où tout est fourni, ou on nous demande simplement d'avoir l'air de vivre dans un village normalement. Car nous nous sommes vu attribué des fonctions par tirage au sort : celui là sera "vendeur" de tabac, celle-là épicière, l'autre journaliste de la gazette locale... mais pas de rémunération, pas d'argent sur l'île, on se contente de demander et d'être servi nous a-t-on dit.

Ca à l'air sympa, vraiment et le village, maintenant qu'on a atterri et vraiment accueillant, mais il semblerait qu'on soit les premier arrivés pourtant, on dirait qu'il a déjà été habité.
Étrange. Bah, peut être que c'était y'a longtemps.

On me conduit à la maison où j'ai été affecté, me donne ma feuille avec mes obligations journalières : je serais éboueur ici. Donc je commencerais tôt demain matin, même si à priori, il n'y aura rien à ramasser, il faudra quand même que je fasse le tour du village dans la petite camionnette qui est déjà stationnée devant chez moi. Le dépotoir est plus loin, dans un grand container qu'ils viendront prendre une fois par mois.

La nuit se passe bien. Je me lève à 5h, je sors et contemple le large quand soudain une drôle de lumière au loin... pas de bruit curieusement, mais beaucoup de nuages... de drôles de nuages, on dirait qu'ils forment un champignon ?
Une brise d'air chaude me parcourt le visage...

Je crois que je viens de comprendre en quoi consiste ce village test... pas sûr qu'on tienne les 4 ans.
par Cassandre publié dans : Textes
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