Jeudi 7 juin 2007
"Si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal."
Voilà pour la base.
Depuis trois semaines ou à peu près, je teste ce super adage.
Je tente un coup de pied dans une fourmilière, je sais pas si c'est de la naïveté ou de la connerie pure de ma part, mais je croyais sincèrement que ça allait changer quelque chose. Au lieu de ça, je me prend une petite tape sur l'épaule et un "soyez patiente ! Ca va changer !"
Effectivement, après m'être engueulée trois jours d'affilé avec une personne qui s'estime dans son bon droit, ça donne un superbe dialogue de sourd. Chacun campant sur ses positions.
Pas d'avancée possible.
Démission.
Propositions de boulot.
Donc ça va ?
Oui et non... beaucoup de changements de nouveau. Encore un déménagement en perspective à 450 km de là où je suis...
Ok, après les 9 000 du mois d'octobre dernier, y'a de la réduction de distance. Mais voilà, j'ai pas eu l'impression de me poser, j'ai pas eu l'impression de me stabiliser alors que c'est tout ce à quoi j'aspire.
Ensuite, ce sont plus de menus évènements qui dans d'autres circonstances ne me toucherais probablement pas.
Une panne d'Internet au bureau, un ordi à ré-installer, de petits soucis à droite et gauche... et cerise sur le gâteau, la voiture qui tombe en panne mardi soir.
Et déjà je me demande ce qui va se passer vendredi pour attraper mon train, pour aller chercher les appareils photos qui sont à nettoyer... et tout le reste...
Je n'arrive plus à voir le bon côté des choses.
Dès qu'il se passe un truc qui ne va pas dans le sens que je voudrais. Je le prend mal. Très mal.
Un peu comme une montagne qui accoucherais d'une souris.
C'est la sensation que je me donne quand je me retrouve à pleurer pour rien dans n'importe quelles conditions...
Je suis fatiguée. C'est une chose. Et comme un bébé qui veut faire la sieste, j'ai tendance à avoir la larme à l'oeil. Sympathique n'est-il pas ?
Mais ça n'explique pas tout. Enfin, je ne pense pas.
Alors QUID ?
Pourquoi déprimer alors que je quitte cette foutue place d'ici trois malheureuses semaines et une journée et demie.
Pourquoi prendre tant à coeur ce qui se passe (ou plutôt ce qui ne se passe pas... ) au bureau ?
Pourquoi espérer quelque chose de ces gens ?
Mais c'est quoi que je veux ? Que la directrice vienne me voir en me disant :
"Ecoutez Cassandre, je sais que c'est dur mais on va vous trouver une autre place, vous en faites pas."
Mais on est pas dans la petite maison dans la prairie... Faut que j'arrête mon délire de "les gens vont bien réaliser qui a tord ?"
Parce que je vous le dit, comme c'est parti, le collègue ne changera jamais. Il n'a pas été remis en question par la direction, du moins, pour autant que je sache. La direction compte sur un technicien qui doit arriver début juillet pour le mettre dans le droit chemin du bureau et non plus du terrain et de la technique.
Chose qui ne réjouit pas le moins du monde Collègue. Et pour ce que j'ai pu voir du nouveau technicien présenté mardi par le Vice-Président, il a autant de charisme et de présence qu'une amibe. Il est tellement effacé qu'au début j'avais pas compris que c'était lui le petit nouveau. Et Collègue a plus de présence et de bagou. Pas besoin d'être devin pour deviner la suite des évènements : Collègue en fera qu'à sa tête et va bouffer l'autre. L'autre, quant à lui, rebiffera, ou pas, ça je ne peux pas dire.
Et pourquoi je m'en fais... je devrais m'en foutre.
J'y arrive pas.
Je me demande qui va me remplacer. S'il faut que je laisse une note explicative des diverses trames, de ma façon de faire, de celle de mes collègues...
Idiot.
Et me voilà à me faire du mouron pour des choses sans importances. A supporter une ambiance de travail qui n'en est pas une. Ma collègue craque aussi. Elle, elle fait tranche de jambon entre le propriétaire de son portefeuille d'immeubles et la direction de la boite. C'est le proprio qui l'a choisie et placée dans ma boite il y a un an et demi pour gérer les immeubles. Le proprio est content d'elle, mais ne supporte pas la compta de notre boite, ni la directrice d'exploitation. C'est le grand clash, et ma collègue reçoit toutes les doléances, qu'elle ne peut traiter... d'un côté pas d'argent, de l'autre pas de pouvoir de décision... sympa. Je crois que je préfère ma place...
J'ai l'impression de "caliméroter"...
J'ai envie de rien, surtout pas de voir des gens.
Je voudrais mon chat.
Je devrais être contente. Je ne le suis pas.
La lumière, dont tout le monde me dit qu'elle est au bout du tunnel, je ne la vois pas.
Il ne me semble pas être aveugle pourtant.
Ca ne va pas.
Et ça me fait chier...
Mais c'est pas moi hein ! C'est pas ma faute !... C'est celle de Murphy !
Depuis trois semaines ou à peu près, je teste ce super adage.
Je tente un coup de pied dans une fourmilière, je sais pas si c'est de la naïveté ou de la connerie pure de ma part, mais je croyais sincèrement que ça allait changer quelque chose. Au lieu de ça, je me prend une petite tape sur l'épaule et un "soyez patiente ! Ca va changer !"
Effectivement, après m'être engueulée trois jours d'affilé avec une personne qui s'estime dans son bon droit, ça donne un superbe dialogue de sourd. Chacun campant sur ses positions.
Pas d'avancée possible.
Démission.
Propositions de boulot.
Donc ça va ?
Oui et non... beaucoup de changements de nouveau. Encore un déménagement en perspective à 450 km de là où je suis...
Ok, après les 9 000 du mois d'octobre dernier, y'a de la réduction de distance. Mais voilà, j'ai pas eu l'impression de me poser, j'ai pas eu l'impression de me stabiliser alors que c'est tout ce à quoi j'aspire.
Ensuite, ce sont plus de menus évènements qui dans d'autres circonstances ne me toucherais probablement pas.
Une panne d'Internet au bureau, un ordi à ré-installer, de petits soucis à droite et gauche... et cerise sur le gâteau, la voiture qui tombe en panne mardi soir.
Et déjà je me demande ce qui va se passer vendredi pour attraper mon train, pour aller chercher les appareils photos qui sont à nettoyer... et tout le reste...
Je n'arrive plus à voir le bon côté des choses.
Dès qu'il se passe un truc qui ne va pas dans le sens que je voudrais. Je le prend mal. Très mal.
Un peu comme une montagne qui accoucherais d'une souris.
C'est la sensation que je me donne quand je me retrouve à pleurer pour rien dans n'importe quelles conditions...
Je suis fatiguée. C'est une chose. Et comme un bébé qui veut faire la sieste, j'ai tendance à avoir la larme à l'oeil. Sympathique n'est-il pas ?
Mais ça n'explique pas tout. Enfin, je ne pense pas.
Alors QUID ?
Pourquoi déprimer alors que je quitte cette foutue place d'ici trois malheureuses semaines et une journée et demie.
Pourquoi prendre tant à coeur ce qui se passe (ou plutôt ce qui ne se passe pas... ) au bureau ?
Pourquoi espérer quelque chose de ces gens ?
Mais c'est quoi que je veux ? Que la directrice vienne me voir en me disant :
"Ecoutez Cassandre, je sais que c'est dur mais on va vous trouver une autre place, vous en faites pas."
Mais on est pas dans la petite maison dans la prairie... Faut que j'arrête mon délire de "les gens vont bien réaliser qui a tord ?"
Parce que je vous le dit, comme c'est parti, le collègue ne changera jamais. Il n'a pas été remis en question par la direction, du moins, pour autant que je sache. La direction compte sur un technicien qui doit arriver début juillet pour le mettre dans le droit chemin du bureau et non plus du terrain et de la technique.
Chose qui ne réjouit pas le moins du monde Collègue. Et pour ce que j'ai pu voir du nouveau technicien présenté mardi par le Vice-Président, il a autant de charisme et de présence qu'une amibe. Il est tellement effacé qu'au début j'avais pas compris que c'était lui le petit nouveau. Et Collègue a plus de présence et de bagou. Pas besoin d'être devin pour deviner la suite des évènements : Collègue en fera qu'à sa tête et va bouffer l'autre. L'autre, quant à lui, rebiffera, ou pas, ça je ne peux pas dire.
Et pourquoi je m'en fais... je devrais m'en foutre.
J'y arrive pas.
Je me demande qui va me remplacer. S'il faut que je laisse une note explicative des diverses trames, de ma façon de faire, de celle de mes collègues...
Idiot.
Et me voilà à me faire du mouron pour des choses sans importances. A supporter une ambiance de travail qui n'en est pas une. Ma collègue craque aussi. Elle, elle fait tranche de jambon entre le propriétaire de son portefeuille d'immeubles et la direction de la boite. C'est le proprio qui l'a choisie et placée dans ma boite il y a un an et demi pour gérer les immeubles. Le proprio est content d'elle, mais ne supporte pas la compta de notre boite, ni la directrice d'exploitation. C'est le grand clash, et ma collègue reçoit toutes les doléances, qu'elle ne peut traiter... d'un côté pas d'argent, de l'autre pas de pouvoir de décision... sympa. Je crois que je préfère ma place...
J'ai l'impression de "caliméroter"...
J'ai envie de rien, surtout pas de voir des gens.
Je voudrais mon chat.
Je devrais être contente. Je ne le suis pas.
La lumière, dont tout le monde me dit qu'elle est au bout du tunnel, je ne la vois pas.
Il ne me semble pas être aveugle pourtant.
Ca ne va pas.
Et ça me fait chier...
Mais c'est pas moi hein ! C'est pas ma faute !... C'est celle de Murphy !
par Cassandre
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