Samedi 9 juin 2007
Dernièrement j'ai lu plusieurs articles sur le sujet... Je ne sais plus qui m'avait dit un jour que lorsqu'on vivait quelque part on y laissait forcément un bout de soi. J'ai bien l'impression que cette personne avait raison, tant le Japon m'a laissé des marques. Sans forcément chercher à tout prix l'information, je continue de m'intéresser à ce qui s'y passe. Y compris un peu la politique, bien que je sois très loin de comprendre les tenants et les aboutissants des lois ou des projets de loi qui sont à la mode du jour. Je ne suis pas restée assez longtemps pour ça.Mais même si j'aime beaucoup ce pays (moins que la Hongrie toutefois ^^"), je ne suis pas une fanatique, comme j'ai connu, qui ne voient pas les défauts, les gros défauts même, de cette nation.
Prenons le protocole de Kyōto, par exemple. C'est une super bonne idée ! Il faut effectivement se préoccuper des gaz à effet de serres et de leur émission...
Ok, les japonais n'ont pas vraiment eu l'initiative de tels accords... mais ça fout un peu la honte, il me semble, d'avoir ça d'un côté et de l'autre de revendiquer la chasse à la baleine parce que "c'est une tradition ancestrale".
Alors certains Mexicains vont procéder à des sacrifices humains sous prétexte que certains sont des descendants des Aztèques et vénèrent Tlaloc le dieu de la pluie pour leurs cultures...
Désolée d'aller chercher dans l'extrême, mais ça me fait d'autant plus bondir, que nos amis japonais n'aiment pas plus que ça la viande de baleine.
Les jeunes s'en foutent comme d'une guigne.
Mais ça n'empêche pas les autorités nippones de vouloir une levée de la "pause commerciale" instaurée en 1986. Ce moratoire, n'est, disent-il, plus d'actualité, du fait que certaines espèces se sont suffisamment reconstituées pour être chassées (sic !). Ils voudraient donc, en l'occurrence passer de la prise de 440 Mink (petits rorquals) par an à 850... Et pour arriver à leur fin, ils passent sous couvert de recherches scientifiques.
Mais le fait est que les restaurateurs ont de plus en plus de mal à vendre leur stock, et la viande de baleine leur reste sur les bras. Le thon lui ayant volé la vedette.
Il semblerait que l'attrait des japonais pour ce cétacé, dont la chair est riche en protéines, fut surtout d'actualité pendant la guerre, où il n'y avait que peu de choix en matière de nourriture, et qu'elle avait l'avantage d'être riche, à défaut d'avoir bon goût.
Mais si le thon, rouge de préférence, a depuis pris les devant sur les baleines, il risque à son tour d'être menacé d'extinction et se voir interdit de pêche.
Alors que fait Tokyo ?
Simple, ils en servent dans certaines écoles primaires aux repas de cantines. Gratuitement.
Le plus drôle dans l'histoire ?
La recette :
"Couper la viande de baleine et les pommes de terre en morceaux. Après avoir fait les frites, mettez le ketchup et la sauce. Voilà, c’est la baleine à la Norvégienne."
Ce goût pour cet animal était en voie de disparition, mais pour faire remonter les ventes, pour une simple histoire de profit commercial, on tâche de le réapprendre aux gamins. Après 22 ans de disparition de celle-ci aux tables scolaires, on leur ressort...
Ca m'énerve, mais ça m'énerve !
Certes, le Japon n'est pas le seul mauvais élève en matière de pêche abusive, Taiwan, l'Inde et l'Indonésie sont très fort en matière de chasse au requin, mettant ainsi en péril la biodiversité...
Qui sait si nos enfants, petits enfants pourrons voir des Mink, des petites roussettes, l’aiguillat commun, l’émissolle ou le requin-taupe, autrement qu'en photos dans les livres ?
* Ok, la photo c'est pas une baleine, c'est pas un thon, et c'est pas non plus une sorte de requin, mais c'est tout ce que j'ai trouvé dans mes photos pour illustrer ^^"
par Cassandre
publié dans :
Japoniaiseries
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