Dans la série je suis très en colère et je viens me défouler ici, je voudrais parler de l'ANPE et de ses services... Je suis au chômage
depuis le mois d'avril. En soi, ce n'est pas très long, mais quand on a déjà passé presque 30 entretiens, été contacté un certain nombre de fois au téléphone, eu de seconds entretiens pour divers
poste et été sur le point d'avoir un nouveau contrat, mais pfuiiit, au dernier moment c'est une personne hachement plus douée que moi qui aura été engagée... ben ça commence à faire long et on
finit par se demander combien de gens encore hachement mieux vont nous passer devant.
Pour éviter, justement d'attendre trop longtemps, à mon inscription, j'avais joué le jeu à fond : inscription à divers ateliers pour refaire mon CV, ré-apprendre la mode des lettres de
motivation, comment se mettre en avant lors d'un entretien etc...
J'ai même fait évaluer mes compétences, avec succès dans tous les domaines.
Pas besoin de mise à niveau donc.
J'ai aussi souscrit, dans le même temps à un programme d'accompagnement au retour à l'emploi personnalisé. Une agence spécialisée de l'ANPE vous propose des services "spécialisés". A savoir un
réseau "personnel" d'entreprises qui recrutes essentiellement avec eux, un coaching adapté et une aide à la recherche d'emploi réelle.
C'est très bien sur le papier, j'ai signé.
Total, je me suis retrouvée avec une ... heu... comment rester polie ? Bref, mettez l'adjectif qualificatif le pire que vous connaissez et vous aurez une vague idée de ce que je pense de cette
personne.
Au premier rendez-vous, quand j'ai expliqué ce que je cherchais : CDI en priorité histoire de m'installer parce que bon, les petits contrats c'est précisément ce qu'on me reproche sur mon CV
(vous êtes sûre que vous voulez vraiment vous stabiliser ? la Côte d'Azur, Tôkyô, Paris... maintenant Lyon, qui nous dit que vous n'allez pas encore avoir envie de bouger ?) sinon, techniquement,
mes compétences sont reconnues.
Ben la nenette, tout ce qu'elle a trouvé à me répondre c'est : "Vous prendrez ce qu'on vous donnera et puis c'est tout !"
Comme premier contact... on a rêvé mieux.
Et d'ailleurs à ce premier rendez-vous je n'ai fait que signer la feuille disant que j'acceptais l'accompagnement. La suite, un mois plus tard.
Un mois passe, toujours aussi aimable, on passe 10 minutes à regarder les annonces sur ANPE.fr et toutes celles auxquelles j'avais pas répondu parce que ça ne me disait rien, ben elle me les a
imprimé en me disant d'y répondre. Et là forcément, pas le choix, faut répondre, même si on juge que c'est mal payé, que ça ne plaît pas ou que ça ne semble pas correspondre à mon profil
perso...
Au passage je lui demande de m'inscrire sur leur réseau d'emploi personnel. Réponse : non, c'est trop tôt, on verra plus tard, et puis de toute façon, c'est que le jeudi. (ah, et ça change quoi ?
ok, aujourd'hui on est mardi, mais je peux revenir jeudi vous savez.....)
Un mois encore plus tard, rebelote, un petit tour sur anpe.fr, quelques impressions et oust à la porte. Prochain rdv un mois plus tard. Encore.
Début juillet ou fin juin, je me souviens plus bien. Elle me contacte en me disant qu'elle ne peut honorer le rendez-vous qu'il va passer donc à un rdv téléphonique... le même jour une demi-heure
avant le rdv originellement fixé (mais pourquoi je peux pas venir alors ?). Elle est en formation pour la journée apparemment...
Ce devait être à 8h30 du matin. J'avais une question urgente parce que j'étais peut être sur le point d'avoir un job. Et qu'il me fallait convaincre en faisant un essai, mais je devais
savoir comment il était possible de faire un essai où le patron n'ai pas à payer... (c'est possible, c'est une sorte d'immersion en entreprise y'a un papier à signer entre l'entreprise, l'employé
et l'anpe).
Et je voulais aussi des conseils pour convaincre ce potentiel employeur que j'étais le bon choix.
Résultat, 8h45 toujours pas de nouvelles. Je téléphone. Elle n'est pas encore à son bureau, elle me rappelle en arrivant. 9h15 elle téléphone, 9H20 fin de l'entretien, et j'ai bien senti que mes
questions l'agaçaient au plus haut point, c'est à peine si elle m'a répondu.
Pas de rendez-vous suivant fixé. Je reçois un courrier mettant ça à la fin du mois de juillet.
Evidemment j'ai pas eu le job, une personne avec 10 ans d'expérience au même poste fut engagé. J'ai enragé.
Un mois plus tard, je lui dis, mais elle s'en fiche. Après tout, c'est moi qui ne suis pas capable, n'est-ce pas ?
On se refait la visite de l'anpe.fr elle me sort tout un tas d'annonces, me reproche de passer par d'autres sites pour trouver mes annonces (rhonealpesjob.com, keljob.com...) que bon, il faudrait
que je fasse un effort et consulte plus régulièrement le site de l'anpe.
La bonne blague. Les journées ne font que 24h et je me suis déjà retrouvée à devoir accepter 4 entretiens dans la même journée... de plus, excusez moi de sélectionner les annonces qui me
permettraient de vivre et non de survivre, j'ai pas galèré pendant 10 ans, été au chômage après les tours pendant deux ans (merci Ben Laden), j'ai pas sué sang et eau pour avoir mon BTS en
alternance à 30 ans pour me retrouver avec des contrats à la noix... J'ai pas beaucoup confiance en moi, mais j'estime valoir un peu plus que n'importe quel job payé au lance pierre !
Et de toute façon, les employeurs sont pas dupes, avec mon CV ils se doutent bien qu'ils ne peuvent pas me payer au smic... trop d'expérience pour ça. Et diplômée quand même un peu !
Bref, la mégère m'a ultimement énervé quand elle m'a sortie le rendez vous de demain... au téléphone. Avec prière de lui rappeler qu'il faut qu'elle m'inscrive pour un stage de trois jours pour
savoir faire des candidatures... spontanées !
Pour infos, par jour, je réponds à trois ou quatre nouvelles annonces. Je suis contactée par les agences d'intérim pour des postes régulièrement. Ai-je réellement besoin de m'avancer sur le
terrain houleux et incertain des candidatures spontanées ?
Du taf dans mon domaine, y'en a. Mon problème : convaincre que JE suis l'employée qu'il faut pour l'entreprise Lambda.
Je préférerais un stage qui m'apprenne à me vendre, à me mettre en avant lors des entretiens, à valoriser mon parcours de façon efficace.
Comme ce fut un peu la goutte d'eau, qu'ai-je fais ? Je suis retournée à mon antenne ANPE de mon arrondissement pour voir quelqu'un qui pourrait me retirer de ce programme et m'inscrire au même
mais avec une agence privée. Je serais peut être placée sur des contrats de 6 mois, et peut être pas.
Quand j'étais sur la côte, que ça faisait presque deux ans que j'avais été ballottée entre l'ANPE et les ASSEDICS pour une formation en informatique (un BTS Informatique de gestion) qui n'a
finalement jamais vue le jour parce que les ASSEDICS ont refusé de payer.
J'ai du me résoudre à changer mon fusil d'épaule. J'ai donc décidé d'adhérer au même programme, qui était dispensé par une entreprise privée sous contrat avec l'ANPE.
Ben le type que j'ai eu en coach à l'époque, non seulement il était efficace mais il m'a trouvé mon contrat d'alternance en quelques semaines...
C'est pour cette efficacité à l'époque, que j'avais voulu faire le même programme cette année.
Mais visiblement, il vaut mieux demander une entreprise privée plutôt qu'à l'Etat.
Cela fait un peu plus de 15 jours que j'ai demandé mon rattachement à l'ANPE de mon quartier. Toujours pas de nouvelles... je viens de téléphoner. Il ne faut pas que j'attende de nouvelles avant
au moins un mois.
Youpii...
Conclusion : si vous avez des difficultés à trouver un taf, comptez surtout pas sur l'ANPE... et si vous avez les moyens (c'est paradoxal quand on cherche du boulot, non ?) vous pouvez toujours
vous payer les services d'un vrai coach personnel... à genre, hum.. 1500 € la journée.
J'adore ce monde dans lequel nous vivons...
Bon, il faut que je ré-épluche le site de l'anpe pour être sûre qu'au RDV de demain au téléphone, elle me sorte pas que j'ai pas assez répondu aux annonces du site...
Grumble.