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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi, à propos du Japon (pays que j'aime beaucoup) le samedi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

Notez que tout le contenu de ce blog est mis à disposition
sous un contrat Creative Commons.

Creative Commons License

Et si ça vous convient pas ? Passez votre chemin manant :P

ou allez visiter ce site entièrement dédié à la photographie :

Dimanche 31 août 2008
Pour une fois, je me la joue flemme, mon article, est ailleurs... sur Blogborygme et illustré par Andiamo !



C'est dimanche et je me repose du coup ;-)
par Cassandre publié dans : Textes
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Samedi 30 août 2008
Il y a eu de mauvais moments bien sûr... mais il y en a eu de très bon aussi. Et la mémoire fait que je n'ai gardé que les meilleurs, forcément, sinon, ce ne serait pas drôle. Déjà, j'ai une nostalgie particulière pour ma chambre sur place... j'habitais dans une location proposée par Sakura House, du côté de Sakashita, à Hasune, quartier d'Itabashi même pour être précise(maintenant je peux le dire hein, j'y vis plus ^^") dans des bâtiments joliement nommés "Aloe Heights", avec ma colocataire de l'époque nous avions l'unité A. On était à environ 35 minutes Ikebukuro, et la station la plus proche était Hasune (justement) sur la ligne Mita. Mais le plus souvent, je poussais jusqu'à la station de train d'Ukimafunado ou alors la station de la ligne Mita proche du Daie (marque de magasin locale), Nishidai, histoire de faire mes courses en rentrant de mes cours.

L'appartement se présentait comme suit :



Sauf que pour notre unité, il faut inverser les toilettes et la salle de bains (enfin.. la salle d'eau plus exactement) avec la cuisine. J'occupais la chambre gauche (room L) et ma colloc la droite (room R). Nous disposions d'un petit balcon. En fait, sur le site de Sakura House, j'ai même trouvé une photo extérieur de notre petit appartement :


On peut voir l'escalier par lequel nous montions chez nous, et le premier balcon, c'était le notre avec les deux clims (une pour chaque chambre), la petite fenêtre en haut de l'escalier donnait sur la cuisine, très pratique pour voir arriver le facteur ou le livreur de journaux à 4h du mat quand je ne dormais pas ^^" (j'étais abonnée au Japan Times, j'avoue que j'aimerais encore le recevoir mais j'ai essayé vainement de les contacter pour savoir s'il était possible de prendre un abonnement "overseas" mais je n'ai jamais eu de réponse).
Et là, une vue de l'autre côté, par la rue :


La première porte rouge était la notre ^^"
Et en se mettant dos à "l'immeuble", on avait cette rue :


Là où il y a le casier jaune au fond, c'était l'endroit où nous déposions nos sacs poubelles. Le jour du casier jaune, c'était les canettes en aluminium et les bouteilles en verre. Si mes souvenirs sont exacts. Et je ne sais plus si c'était les poubelles qui se brûlaient ou pas qu'on pouvait déposer aussi à côté... ça j'ai oublié ^^" mais on avait un mémo à côté de la porte, sinon, pour sûr on se serait gouré et ça n'aurait sûrement pas plût à nos voisins ^^

A l'intérieur, c'était assez spartiate mais je trouvais ça tout de même confortable. La porte d'entrée donnait directement sur la cuisine, puisqu'il n'y avait pas de salon :


Ensuite en se plaçant du côté de la gazinière, on avait pouvait voir le petit recoin où l'on rangeait les manteaux, une porte au fond, c'était les toilettes, et la salle d'eau était juste derrière l'endroit où il y avait le meuble à chaussure (étagère improvisée comme telle du moins ^^) :


Sur le côté gauche, on distingue le coin repas proprement dit :


Avec les réserves de tout ce qu'on voulait, mais surtout, la bouilloire à la japonaise :)
Au dessus de la télé, c'était le routeur/modem qui nous assurait la connexion à Internet, et juste à côté, l'autocuiseur pour le riz. Ce dernier était totalement indispensable :)

Si l'on se plaçait dos à la porte d'entrée on pouvait voir les deux portes de nos chambres :


La porte de la chambre de ma colocataire est fermée, ça vaut mieux, les trois quarts du temps c'était un véritable bordel... mais bon, j'ai déjà assez cassé de sucre sur son dos au début de ce blog, je vais pas en remettre une couche, ça ne sert à rien.
Et donc la porte ouverte, c'est ma chambre :)  On distingue ici vaguement que j'avais tiré la table où il y avait le PC près du lit, je faisais ça souvent, assise en tailleur sur le lit, je passais beaucoup de temps comme ça, à naviguer sur le net, ou alors allongée à regarder mes séries... je ne me suis jamais faite à la télévision japonaise, outre le fait que j'y comprenais pas grand chose, le peu que je voyais ne m'intéressait guère, finalement ^^

De l'intérieur et quand c'était bien rangé, ça donnait ça :








Evidemment, là tout est bien rangé, mais il arrivait, comme à tout le monde que ce soit aussi en bordel. Mais ça ne durait jamais très longtemps. Comme ce n'était pas très grand, ce n'était pas agréable quand ce n'était pas rangé. (la dernière semaine où j'ai séjourné là, c'était carrément le bronx ^^")

Vu du ciel, ça donne ça :


Merci Google Earth ^^"

Voilà, c'était le petit moment souvenir souvenir... je suis contente d'avoir fait ses photos, au moins j'aurais toujours un petit quelque chose pour me rappeler comment c'était :)

par Cassandre publié dans : Japoniaiseries
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Vendredi 29 août 2008
C'était donc la destination de mes vacances, mais comme j'imagine que peu de personnes connaissent... un peu comme moi avant de choisir la destination parce que c'était pas cher sur un site de voyage... je me dis que cela pourrait être intéressant d'apporter un peu de précisions sur ce charmant petit village.

Après la conquête romaine, Augustodunum succède à Bibracte dans le rôle de  "capitale" du peuple Eduen. Fondée par l'empereur romain Auguste (dont elle tiens le nom et qui signifiait forteresse d'Auguste). Il avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. C'est ainsi que cette cité devient un centre renommé de la culture gréco-romaine. Ce contexte est propice à l’implantation précoce de la religion chrétienne, au IIIe siècle. Siège d’un évêché, Autun se pare tout au long du Moyen Age et de l’époque moderne d’églises, collégiales, cathédrales et attire couvents et monastères.



Sur la photo (vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir) on peut distinguer la cathédrale St Lazare via sa flêche, la tour des Ursulines un peu plus bas vers la droite et le Lycée Militaire un peu plus au fond, sur la gauche du lac.

Afin de la protéger des remparts d'environ 6 km de long l'entoure, comportant 53 tours dont quelques unes subsistent encore.
Ils enserraient les 200 hectares de la ville antique, permettant de l’installer en terrasses à l’intérieur des murs.

Il y avait un théâtre pouvant contenir jusqu'à 20 000 personnes, le plus grand en capacité de la partie occidentale de l'empire romain et un amphithéâtre aujourd'hui disparu.


Les portes de Saint-André et d'Arroux qui constituaient deux des quatre entrées permettant de franchir les murailles de la cité.

Porte d'Arroux (vue vers l'intérieur d'Autun)

Juste à l'extérieur de cette porte, un peu plus loin, se trouve le temple dit de "Janus". Ce temple a été à tort attribué à la divinité romaine Janus, en vérité les archéologues ignorent quelle divinité était vénérée en ce lieu. Sur la plaque explicative du temple, on peut lire :

"Au nord-ouest de la ville antique, sur la rive droite de l'Arroux, se développait un quartier dont le seul vestige visible, le temple dit "de Janus" souligne la vocation cultuelle. Dans une cour [...], l'édifice, de plan carré, se composait d'une cella, pièce centrale abritant la statue de culte, entourée d'une galerie. Seuls subsistent deux murs de la cella, hauts d'environ 24 m et larges de 16 m, batis en petit appareil. [...] La forme particulière de ce temple, dit fanum est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du 1er siècle de notre ère soit romaine. Le nom de Janus lui a été associé à tort au XVIe siècle par l'historien Pierre de Saint-Julien qui interprétera ainsi le nom du secteur où il s'élève : La Genetoye. Ce terme désigne en fait un lieu où poussent des genêts. La divinité vénérée ici, reste totalement inconnue. […]


Il y a aussi la pierre de Couhard, édifice de forme pyramidale dominait une des nécropoles de la ville, le Champs des Urnes, établi près de la route reliant Autun à Lyon. Si ce monument énigmatique a longtemps excité l’imagination des chercheurs, on sait aujourd’hui que cette pyramide de 33m était un monument funéraire.


Je passe un peu sur l'histoire du moyen âge pour arriver directement aux temps modernes, avec le lycée Militaire, datant du XVIIème siècle qui tient une place importante dans l'histoire de la ville et même de France puisque Napoléon Bonapart et son frère Joseph y ont fait leurs études. Il est toujours en fonctionnement aujourd'hui. C'est, bien sûr un lycée privé, réservé aux enfants de militaires et de la fonction publique. Mixte depuis 1984 et pour la rentrée 2008, quelques places ont été attribuées sur dossier à des jeunes issus de milieux défavorisés.


Voilà, c'était pour la petite histoire de l'endroit où j'ai passé 4 jours ^^"
par Cassandre publié dans : Culture
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Jeudi 28 août 2008
Dans la série je suis très en colère et je viens me défouler ici, je voudrais parler de l'ANPE et de ses services...  Je suis au chômage depuis le mois d'avril. En soi, ce n'est pas très long, mais quand on a déjà passé presque 30 entretiens, été contacté un certain nombre de fois au téléphone, eu de seconds entretiens pour divers poste et été sur le point d'avoir un nouveau contrat, mais pfuiiit, au dernier moment c'est une personne hachement plus douée que moi qui aura été engagée... ben ça commence à faire long et on finit par se demander combien de gens encore hachement mieux vont nous passer devant.

Pour éviter, justement d'attendre trop longtemps, à mon inscription, j'avais joué le jeu à fond : inscription à divers ateliers pour refaire mon CV, ré-apprendre la mode des lettres de motivation, comment se mettre en avant lors d'un entretien etc...
J'ai même fait évaluer mes compétences, avec succès dans tous les domaines.
Pas besoin de mise à niveau donc.
J'ai aussi souscrit, dans le même temps à un programme d'accompagnement au retour à l'emploi personnalisé. Une agence spécialisée de l'ANPE vous propose des services "spécialisés". A savoir un réseau "personnel" d'entreprises qui recrutes essentiellement avec eux, un coaching adapté et une aide à la recherche d'emploi réelle.

C'est très bien sur le papier, j'ai signé.

Total, je me suis retrouvée avec une ... heu... comment rester polie ? Bref, mettez l'adjectif qualificatif le pire que vous connaissez et vous aurez une vague idée de ce que je pense de cette personne.
Au premier rendez-vous, quand j'ai expliqué ce que je cherchais : CDI en priorité histoire de m'installer parce que bon, les petits contrats c'est précisément ce qu'on me reproche sur mon CV (vous êtes sûre que vous voulez vraiment vous stabiliser ? la Côte d'Azur, Tôkyô, Paris... maintenant Lyon, qui nous dit que vous n'allez pas encore avoir envie de bouger ?) sinon, techniquement, mes compétences sont reconnues.
Ben la nenette, tout ce qu'elle a trouvé à me répondre c'est : "Vous prendrez ce qu'on vous donnera et puis c'est tout !"

Comme premier contact... on a rêvé mieux.

Et d'ailleurs à ce premier rendez-vous je n'ai fait que signer la feuille disant que j'acceptais l'accompagnement. La suite, un mois plus tard.

Un mois passe, toujours aussi aimable, on passe 10 minutes à regarder les annonces sur ANPE.fr et toutes celles auxquelles j'avais pas répondu parce que ça ne me disait rien, ben elle me les a imprimé en me disant d'y répondre. Et là forcément, pas le choix, faut répondre, même si on juge que c'est mal payé, que ça ne plaît pas ou que ça ne semble pas correspondre à mon profil perso...

Au passage je lui demande de m'inscrire sur leur réseau d'emploi personnel. Réponse : non, c'est trop tôt, on verra plus tard, et puis de toute façon, c'est que le jeudi. (ah, et ça change quoi ? ok, aujourd'hui on est mardi, mais je peux revenir jeudi vous savez.....)

Un mois encore plus tard, rebelote, un petit tour sur anpe.fr, quelques impressions et oust à la porte. Prochain rdv un mois plus tard. Encore.

Début juillet ou fin juin, je me souviens plus bien. Elle me contacte en me disant qu'elle ne peut honorer le rendez-vous qu'il va passer donc à un rdv téléphonique... le même jour une demi-heure avant le rdv originellement fixé (mais pourquoi je peux pas venir alors ?). Elle est en formation pour la journée apparemment...

 Ce devait être à 8h30 du matin. J'avais une question urgente parce que j'étais peut être sur le point d'avoir un job. Et qu'il me fallait convaincre en faisant un essai, mais je devais savoir comment il était possible de faire un essai où le patron n'ai pas à payer... (c'est possible, c'est une sorte d'immersion en entreprise y'a un papier à signer entre l'entreprise, l'employé et l'anpe).
Et je voulais aussi des conseils pour convaincre ce potentiel employeur que j'étais le bon choix.
Résultat, 8h45 toujours pas de nouvelles. Je téléphone. Elle n'est pas encore à son bureau, elle me rappelle en arrivant. 9h15 elle téléphone, 9H20 fin de l'entretien, et j'ai bien senti que mes questions l'agaçaient au plus haut point, c'est à peine si elle m'a répondu.
Pas de rendez-vous suivant fixé. Je reçois un courrier mettant ça à la fin du mois de juillet.

Evidemment j'ai pas eu le job, une personne avec 10 ans d'expérience au même poste fut engagé. J'ai enragé.

Un mois plus tard, je lui dis, mais elle s'en fiche. Après tout, c'est moi qui ne suis pas capable, n'est-ce pas ?
On se refait la visite de l'anpe.fr elle me sort tout un tas d'annonces, me reproche de passer par d'autres sites pour trouver mes annonces (rhonealpesjob.com, keljob.com...) que bon, il faudrait que je fasse un effort et consulte plus régulièrement le site de l'anpe.
La bonne blague. Les journées ne font que 24h et je me suis déjà retrouvée à devoir accepter 4 entretiens dans la même journée... de plus, excusez moi de sélectionner les annonces qui me permettraient de vivre et non de survivre, j'ai pas galèré pendant 10 ans, été au chômage après les tours pendant deux ans (merci Ben Laden), j'ai pas sué sang et eau pour avoir mon BTS en alternance à 30 ans pour me retrouver avec des contrats à la noix... J'ai pas beaucoup confiance en moi, mais j'estime valoir un peu plus que n'importe quel job payé au lance pierre !
Et de toute façon, les employeurs sont pas dupes, avec mon CV ils se doutent bien qu'ils ne peuvent pas me payer au smic... trop d'expérience pour ça. Et diplômée quand même un peu !

Bref, la mégère m'a ultimement énervé quand elle m'a sortie le rendez vous de demain... au téléphone. Avec prière de lui rappeler qu'il faut qu'elle m'inscrive pour un stage de trois jours pour savoir faire des candidatures... spontanées !
Pour infos, par jour, je réponds à trois ou quatre nouvelles annonces. Je suis contactée par les agences d'intérim pour des postes régulièrement. Ai-je réellement besoin de m'avancer sur le terrain houleux et incertain des candidatures spontanées ?
Du taf dans mon domaine, y'en a. Mon problème : convaincre que JE suis l'employée qu'il faut pour l'entreprise Lambda.
Je préférerais un stage qui m'apprenne à me vendre, à me mettre en avant lors des entretiens, à valoriser mon parcours de façon efficace.

Comme ce fut un peu la goutte d'eau, qu'ai-je fais ? Je suis retournée à mon antenne ANPE de mon arrondissement pour voir quelqu'un qui pourrait me retirer de ce programme et m'inscrire au même mais avec une agence privée. Je serais peut être placée sur des contrats de 6 mois, et peut être pas.
Quand j'étais sur la côte, que ça faisait presque deux ans que j'avais été ballottée entre l'ANPE et les ASSEDICS pour une formation en informatique (un BTS Informatique de gestion) qui n'a finalement jamais vue le jour parce que les ASSEDICS ont refusé de payer.
J'ai du me résoudre à changer mon fusil d'épaule. J'ai donc décidé d'adhérer au même programme, qui était dispensé par une entreprise privée sous contrat avec l'ANPE.
Ben le type que j'ai eu en coach à l'époque, non seulement il était efficace mais il m'a trouvé mon contrat d'alternance en quelques semaines...
C'est pour cette efficacité à l'époque, que j'avais voulu faire le même programme cette année.

Mais visiblement, il vaut mieux demander une entreprise privée plutôt qu'à l'Etat.

Cela fait un peu plus de 15 jours que j'ai demandé mon rattachement à l'ANPE de mon quartier. Toujours pas de nouvelles... je viens de téléphoner. Il ne faut pas que j'attende de nouvelles avant au moins un mois.
Youpii...

Conclusion : si vous avez des difficultés à trouver un taf, comptez surtout pas sur l'ANPE... et si vous avez les moyens (c'est paradoxal quand on cherche du boulot, non ?) vous pouvez toujours vous payer les services d'un vrai coach personnel... à genre, hum..  1500 € la journée.

J'adore ce monde dans lequel nous vivons...

Bon, il faut que je ré-épluche le site de l'anpe pour être sûre qu'au RDV de demain au téléphone, elle me sorte pas que j'ai pas assez répondu aux annonces du site...

Grumble.
par Cassandre publié dans : Coup de Gueule
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Mercredi 27 août 2008
Hinoto et Kuroda sont frère et soeur. Jumeaux pour être exact. Ils ont 7 ans, et en ce matin du mois d'août, ils vont, comme d'habitude ensemble à la classe d'été.
Nous sommes en 1945, le temps est clair, la journée s'annonce très chaude. Normalement les frères et soeurs ne sont pas dans la même classe, mais c'est la guerre et comme dans toutes les périodes de crise, il y a des exceptions. Les deux enfants sont ravis de pouvoir continuer à être ensemble, même en classe. Les autres élèves les regardent une peu avec méfiance tant leur complicité était éclatante. Ces deux là s'y connaissaient pour rendre la professeur, madame Aki Yamada, rouge de rage, comme une feuille d'érable à l'automne. Ce n'était jamais méchant, ils étaient espiègles, comme seuls des enfants
savent l'être.
Ce jour là, ils sont parti plus tôt de la maison, faisant signe à leur mère sur le pas de la porte de leur petite maison. L'école où ils apprennent les bases de la calligraphie et d'autres choses qui leur seront très utiles à la reprise des cours, n'est pas très loin de la maison. A peine un kilomètre à faire, en longeant une des branches de la rivière Ota sur une partie du chemin.
Pour expliquer qu'ils partaient si tôt, ils disaient généralement que c'était pour être sûr de ne pas arriver en retard. Quelle mère aurait pu imaginer qu'ils ne faisait cela que les matins où il faisait très beau ?
Et pourquoi partir à 7h30 ? Tout simplement parce que sur le chemin, ils en profitaient pour aller s'amuser dans la rivière. Leurs jeux favoris : sauter le plus loin possible ou rester le plus longtemps possible sous l'eau.

A 7h45, ils arrivèrent sur le lieu de récréation, ils se déshabillèrent sans un mot, comme d'habitude. Les mots n'a
vaient pas beaucoup d'importance entre eux. Un regard, une attitude suffisaient à se comprendre. Ils mirent leurs vêtements à l'abri sous un arbre, et coururent faire quelques sauts et jeux dans l'eau fraîche. Le temps passaient, et comme tous les enfants insouciants, ils se disaient qu'ils pouvaient bien encore faire deux ou trois sauts de plus. Hinoto, un peu plus sage, sortie de l'eau pour se sécher au soleil sur un rocher. Elle cria à son frère qu'il était temps d'y aller, que Madame Yamada risquait de passer et de les apercevoir, et ce ne serait pas bon pour eux.
Car leur professeur passait sur le même chemin qu'eux, l'école n'était qu'à une centaine de mètre de leur coin secret et on pouvait les voir de la route.
D'ailleurs, justement, celle-ci passait au moment où Hinoto prévenait son frère. Madame Yamada s'approcha d'eux, Hinoto dans un geste de pudeur attrapa ses vêtements pour se cacher, Kuroda,
dans sa naïveté d'enfant, se dit que s'il restait suffisamment sous l'eau, il ne se ferait pas prendre.
Il pris une grosse goulée d'air et se maintînt sous l'eau tant qu'il put. Quelques secondes plus tard, quelque chose d'étrange se produisit, une grande lumière sembla inonder la surface de l'eau. Il resta tout de même au fond, le plus que ses poumons pouvaient tenir.
Quand finalement sa réserve d'air s'épuisa, il remonta à la surface, la peur de se faire gronder au ventre.

Sa tête émergea de l'eau. Il faisait très chaud et là où il avait vu Hinoto pour la dernière fois, là où se trouvaient l'arbre et madame Yamada, plus rien ne subsistait, tout était noir. Dans le ciel, un gros nuage noir bizarre s'élevait doucement.
Kuroda nagea jusqu'à la rive. Chercha
désespérément sa soeur, sa moitié, l'autre partie de son âme. Mais rien que des cendres crissaient sous ses pas. Quelque chose cependant, brilla un peu dans ce magma noirâtre. Il se pencha et ramassa la montre à gousset que son père lui avait offert pour ses 7 ans alors que Hinoto avait eu une poupée.
Il se souvient de la fierté qu'il avait éprouvé à la vue de l'objet dans les mains de son père. Alors il la ramassa. Elle était brûlante. Il souffla pour refroidir le métal. Elle était cassée. Pour l'éternité, elle indiquerait 8h15.

En ce matin du 6 août 1945, la vie de Kuroda venait de se changer en cauchemar. Il erra vers son école maintenant disparue. Il n'osa pas retourner chez lui et se dirigea vers la ville. Il croisa d'autres fantômes brûlés, des âmes écorchées vives, comme lui.
Il étonnait les regards, sa nudité sans brûlures étonnait... personne ne connaissait le danger des radiations. Personne ne savait. Comment aurait-on pu ?


Quand quelques années de souffrance plus tard, son âme torturée décida de quitter son corps affaiblis par les cancers, il demanda aux infirmières qui s'occupaient de lui de disperser ses cendres dans l'air. Il était sûr qu'ainsi, il rejoindrait sa soeur, que leur particules de cendres se mêleraient et qu'enfin, ils redeviendraient un.





Je dédie ce modeste texte à la mémoire des victimes des bombes atomiques : Hiroshima, Nagasaki.
Et merci à
Andiamo de Blogborygmes pour son illustration !
par Cassandre publié dans : Textes
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