Vendredi 29 septembre 2006
Voilà enfin le billet que je cogite depuis deux trois jours... il était temps... Je voulais m'offrir une journée à Hakone pour me changer les idées, car ça n'a pas été facile à écrire, mais le temps a décidé de suivre mon humeur, il est maussade... j'irais tester mon nouvel appareil photo ce soir.. après un peu de sommeil, la nuit ne m'a guère porté conseil...
En lisant les billets de Kaleyd'O (décidemment ma belle, tu es souvent cité ici ! ;-) ) cela m'a fait comme une sensation de "déjà vu" sans que pour autant les situations soient, et de loin, semblables.
De toutes façons, deux histoires ne seront jamais identiques... au mieux quelques points communs mais ce sera tout. Les caractères, les individus en présence feront que chaque histoire est unique.
Au fur et à mesure que j'écris et que je réfléchis aux phrases qui vont suivre, je réalise où s'est située mon erreur... et le pourquoi du comment. Mais...
Si nous commencions par le début ?
J'ai quitté mon précieux Amour pour un autre parce que j'étais jeune, parce que j'étais (je suis toujours ? ^^" ) idiote, et peut être aussi, maintenant que j'ai le recul, parce que j'avais peur ?
Il m'avait offert une bague, que j'ai refusé... pourquoi, peut être parce que j'avais peur de m'engager, et je lui ai fait du mal...
Je suis partie parce que j'avais peur de m'engager... et qu'ai-je fais avec celui qui a suivi ?
Ah... je me suis plus ou moins engagée... en tout cas nous avons vécu ensemble... alors que finalement, quand je regarde en arrière, décidemment non, je ne l'aimais pas, pas du tout. C'est à peine si je garde quelques souvenirs... et ce ne sont pas les plus joyeux. Des bons moments ? Rien qu'un vaste néant, le vide de mon coeur à son endroit, c'est malheureux parfois les choix que l'on fait.
Nous avons donc vécu ensemble... dés le départ ça partait mal... j'étais en contrat de qualification, je gagnais difficilement mes 75% du SMIC, il gagnait 13 000 Frs par mois. La base de tout ? 50 / 50 .. moitié du loyer, moitié des charges, des courses, du téléphone, de l'eau, de l'électricité... ouf ! y'avait pas de gaz ! Je me suis endettée à un seuil à peine croyable pour payer mes 50 %...
Les meubles aussi... et il voulait tout de suite... donc emménagement dans un 3 pièces vide, à remplir, de suite.
J'ai pratiquement fait seule, le montage des meubles que j'ai payé grâce à un emprunt (ça craint oui je sais). Ensuite il y a eu le chat... que j'ai choisi au refuge et qu'il a gardé, comme le reste...
Car, une fois installés... les disputes n'ont pas tardé, c'était déjà pas la joie avant d'emménager mais au moins je pouvais partir, rentrer... chez moi. Même si celui-ci était petit...
Au départ, juste les cris... une violence morale, car il me culpabilisait, me disait que je ne valais pas grand chose, pour ensuite me faire des compliments... c'était très déstabilisant.
Evidemment aux yeux du monde, on était le gentil petit couple qui vient de s'installer...
Et puis tout a dégénéré... moins d'une année. Les excuses du type "oh je me suis pris la porte, tu sais combien je suis maladroite !" ... j'ai fini par en parler un peu... mais on ne me croyait pas, il était si gentil, si calme.
Et puis quoi ? J'ai sale caractère, ce devait être de ma faute ! Après tout je devais sûrement le pousser à bout !
Il y a eu les flics une fois à la maison... j'ai déposé une main courante...
La fois suivante, il a été "puni" mais c'était bien sûr de ma faute. En voulant me filer une de ces gifles dont il avait le secret, il a heurté les verres posés sur le séchoir à côté de l'évier... Et il s'est sectionné les tendons de l'annulaire gauche... Je me suis pris plusieurs éclats de verres, j'ai aussi une petite cicatrice de ce jour là.. de ce jour où nous avons fait littéralement fuir une copine qui dormait chez nous... la dispute, je me souviens très bien de quoi il s'agissait.
C'était le week-end du Cartoonist à Toulon. Nous y avions passé le samedi parce que c'était l'occasion pour moi de voir mes amis que je n'avais pas vu depuis longtemps, comme une sorte de rendez-vous annuel en même temps que de profiter de notre intérêt commun pour les animés japonais et les mangas (note : il n'aimait ni les animés, ni les mangas, ni mes amis...). Une copine ne savait pas où passer la nuit, les hôtels étaient complets... je lui ai dit après concertation avec mon "cher et tendre" qu'elle pouvait venir à la maison qu'on revenait le lendemain de toute façon.
Et il m'avait dit que finalement le dimanche il préférait rester à la maison mais que je pourrais prendre la voiture (la mienne était en panne je crois) pour y aller...
Ok, mais le dimanche, re-changement d'idée, il ne voulait plus que je prenne la voiture. C'était SA voiture... et tant pis si je m'étais engagée au prés de mon amie... ça ne le regardait pas.. le ton a monté, j'ai voulu sortir de la chambre... et voilà en voulant m'éloigner, je n'ai fait que "le pousser à bout" ... des cris, je me souviens... vaguement. Et le verre brisé.
La copine s'est enfuie... je ne l'ai jamais revue, j'espère qu'elle n'a pas eu trop peur.
Hôpital. Il m'a sorti que je devais m'estimer heureuse qu'il ne porte pas plainte pour coups et blessures que j'étais une folle furieuse, et que je devais lui être redevable pour tout ce qu'il faisait pour moi.
Ce matin là, sous la pluie, je me suis regardée et je me suis demandée : mais qu'est-ce que je fous là ?
Mais pourquoi je me laisse faire ?
N'avais-je déjà pas assez supporté dans ma vie pour en plus "en redemander" ?!
Le samedi suivant, je crois bien, je ne suis pas sûre... avec l'aide de quelques amis j'ai pris la poudre d'escampette... j'ai pas repris grand chose, juste mes vêtements, quelques meubles que j'avais avant mais pas beaucoup, et je suis partie.
Il a fallu régler encore quelques trucs de l'appartement... il m'a promis que ça se passerait mieux puisque nous ne vivions plus ensemble, on a tenté de rester "amis" mais même ça, ce n'était pas possible.
Je ne le déteste pas... mais, la violence chez un homme envers une femme, c'est toujours la même histoire : c'est de notre faute, on cherche, on pousse à bout... Faut les comprendre ces pauvres petits ne peuvent plus se contrôler !
Et pire, le scénario inverse existe aussi... et il n'est pas plus glorieux.
La victime est posée en coupable. C'est un comble qui n'est que trop vrai. Rares sont ceux qui écoutent et comprennent.
La violence, de qui que ce soit, d'où qu'elle vienne est une aberration. Une négation de l'être. Un aller sans retour pour l'enfer.
Il ne faut jamais se laisser embrigader dans ce genre de spirale, il faut dire stop, quitte à y perdre des biens matériel car il y a une chose qu'on a pas en double : sa vie.
On en a qu'une et elle est précieuse.
Il faut la vivre, et non survivre.
Et pour ça il faut savoir aussi dire : "non, ça non"
J'ai dis "non"... Je dirais même plus "Plus jamais ça !"
Ce que j'ai compris ? J'ai accepté ça un temps pour me punir d'avoir fait du mal à celui que j'aimais mais que je n'ai pas su aimer... mais ça je le sais maintenant. Il n'est pas trop tard heureusement, pour l'avenir.
L'important c'est de savoir tirer les leçons des erreurs du passé. J'espère que je réussirais :)
Mercredi 27 septembre 2006
Aujourd'hui un brin de nostalgie vient m'envahir le coeur. Ce n'est pas tant que je sois triste (il pleut à verse depuis hier ça ne doit pas aider à garder un sourire fort :) )
J'ai pas mal voyagé, surtout en Europe, et maintenant en Asie, un peu.
Mais le pays que j'ai préféré dans toutes mes périgrinations, c'est la Hongrie. J'ai même un peu appris le hongrois ! C'est dire si j'ai aimé, je parle mieux hongrois que japonais, c'est..... triste...
Je ne reproche rien au Japonais, certes ce n'est pas la plus facile des langues, mais soyons franc et honnête, les déclinaisons du hongrois sont loin d'être simple. Mais j'étais amoureuse... du pays. Je le suis toujours.
Il faut dire que j'ai eu un excellent guide, un ami qui restera toujours cher à mon coeur même si nos pas n'ont pas franchement suivi le même chemin. A cette époque là, il y a presque 10 ans maintenant, il a su me communiquer l'amour de son pays, de sa ville. Et sa famille fut très accueillante, j'ai passé deux séjours merveilleux... alors peut être que ma vision est biaisée, peu importe elle l'est pour le meilleur.
J'ai visité la Hongrie en long en large et en travers, étant un petit pays, c'est plus facile. Il ne me reste que la région du Lac Balaton à faire.
Soupir...
Mon ami est marié et il va être... Papa !
En février prochain, ils seront 3... il m'a invitée à venir soit avant la fin de l'année (dur dur !!) soit fin de l'été 2007 quand ils se seront un peu habitué à leur nouvelle condition de famille. :)
J'ai très très très envie d'y aller, mais en même temps ça me fiche une frousse de l'autre monde (lequel ? j'en sais rien... l'autre !). Mes souvenirs sont tellement bons de ce pays que j'ai presque peur d'en avoir de nouveaux. Peur que les anciens ne s'affadissent alors qu'ils sont encore si vivaces.
Etrange raisonnement que celui que j'ai non ?
Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre quelques photos...

Le pont des chaînes ou Széchenyi Lánchíd

Statue de la Liberté (Géllert Hegy)...
Mon appareil argentique n'était pas vraiment fait pour les photos de nuit, mais j'aime bien le résultat pour ces deux là...
Place des Héros - Hősök Tere