Vendredi 28 mars 2008
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Blog en dent de scie en ce moment, c'est pas la forme, une grosse flemme et une grosse déprime n'y sont pas étranger...
Bref, on va pas parler de moi, pour l'instant y'a pas grand chose à dire.
Aux actualités dernièrement on parlait beaucoup de Madame Chantal Sébire, de la loi Léonetti sur le fait qu'on était plus obligé de s'acharner thérapeutiquement parlant pour maintenir en
vie un malade tout à fait incurable et le droit, ou pas, de mourir dignement.
En Suisse, on peut, si on le désire et que l'on est victime d'une maladie incurable, avoir recourt à l'accompagnement dans la mort, dignement, presque, autour d'un thé. Je ne dis pas que c'est la
panacée mais au moins on a un certain choix.
Je parle ici en mon nom propre et ne prétend nullement avoir la raison pour moi (et encore qu'en philo on pourrait débattre bien longuement de ce qu'est la raison) j'exprime ici, juste mon
ressenti et mon avis personnel et tout à fait subjectif.
En l'occurrence, je crois qu'il y a un vide à la loi Léonetti. Certes, une loi n'est pas faite pour prévoir les exceptions, mais il me semble que lorsque toute chance de guérison, toute forme de
rémission est impossible, si en plus le patient est conscient et souffre de sa situation où est le mal à lui autoriser à "partir". Je n'y vois ici que le prolongement de la loi qui autorise le
médecin à ne pas s'acharner à vouloir faire vivre un patient qui de toute façon est sur le point de mourir, aujourd'hui ou demain, pourquoi pas maintenant.
Il faudrait prévoir des barrières bien sûr, comme une enquête judiciaire après les faits comme en Suisse et une autorisation du patient, voire plutôt une demande écrite, et après examen des
solutions médicales existantes, une sorte d'autorisation à mourir en paix. Je ne sais pas trop. Après tout je ne suis pas juriste ! ^^
Tout ceci pour dire que cette femme, décédée, peut être seule pour éviter que ses proches ne soient inquiétés par la Justice, a au moins eu le courage de porter, pour un temps, son histoire
auprès des média, qui ont eu tôt fait de l'oublier. Ainsi va la vie, ainsi soit-il !
Mais je sais une chose, je ne voudrais pas vivre en souffrant le martyr tous les jours, je ne voudrais pas non plus vivre à l'état de légume... alors, quand est-ce que la justice se penchera sur
le cas des désespérés cliniques ?
Edito :
Et un autre excellent article sur le sujet à cette adresse, le site d'Anténor :
Par Cassandre
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Publié dans : Coup de Gueule
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