C'est du moins l'impression que j'ai eu ces derniers temps. Je ne vais pas m'épancher sur mes problèmes, on les a déjà peu ou prou abordés
ici, alors à quoi bon en rajouter ?
Je suis toujours en attente du remboursement du reliquat de mon badge pour la cantine. Heureusement que ce devait être "rapide". On en est à plus d'un mois d'attente. 66,12 €, je ne trouve pas la
somme petite. Mais bien sûr... c'est en cours...
Je rappellerais le 13 mai, après les ponts, ils auront vraiment plus d'excuses pour le retard... et puis ce sera lettre recommandée et tout le bousin. J'espère que non, mais à mesure que les
jours passent, j'ai de plus en plus de doutes.
De doutes pour ça.
D'arriver à stabiliser ma vie.
Dire que je me sens complètement incomprise et pas vraiment aidée est un euphémisme... Toutefois j'en connais au moins une qui garde un dialogue très constructif.
Après il y a la présence d'autres...
Mais la présence ne suffit plus.
J'ai parfois l'impression de ne pas pouvoir parler de mes "sentiments et ressentis" sans que ça tourne au vinaigre.
Et puis, il y a les ASSEDICS et leur dossier... ça y est j'ai finalement eu mon fameux formulaire 3316 qui leur manquait... maintenant, il leur faut entre 10 et 15 jours pour traiter le
dossier... autant dire que je ne serais pas payée en mai, la limite c'est le 20 et avec les ponts tirant sur des viaducs....
On verra bien. Ne tricotons pas du noir encore. Essayons de laisser voir venir, qui vivra verra.
Pas du tout dans ma nature ! ;-)
Enfin, j'ai eu mon fameux entretien avec mon coach personnel de l'ANPE, Cap vers l'Emploi.
Sur la plaquette, il est fait mention de placement dans des emplois durables. Qu'ils ont 82% de réussite et évitent de faire de l'intérim ou des CDD.
Outre le fait que la nenette qui est mon coach m'a pris avec du retard parce qu'elle attendait un "monsieur" (décidément, je dois être sacrément androgyne pour qu'on se trompe ainsi !) résultat
des courses, un entretien d'une heure s'est retrouvé à ne durer que 25 minutes.
Quand j'ai dit que c'était bien que je cherchais un CDI et que j'étais contente d'avoir de l'aide en ce sens. Je me suis faite rembarrée : "tu prendras ce qu'on te donneras, si c'est un CDD,
t'auras pas le choix".
Ma franchise et mon manque de diplomatie ont pointé leurs nez : "Je fouarerais l'entretien ?! Où est le problème ? A la réunion de présentation votre collègue disait que vous travaillez
uniquement sur de l'emploi à long terme... un CDD c'est tout sauf du long terme, et j'ai envie de me stabiliser !" (Flûte à la fin !!)
Grand silence.
On se regarde dans les yeux, je ne baisse pas les miens.
Elle me demande si je comprends bien en quoi consiste cet accompagnement.
Je lui répond oui, toujours dans les yeux.
Elle me dit que si jamais je ne suis pas le protocole, elle peut me sortir du programme et me faire sucrer les ASSEDICS.
Bien.... je note, je ne baisse toujours pas les yeux (j'en pense pas moins qu'il y a des tas de façon de fouarer un entretien sans en avoir l'air).
Elle me file deux annonces auxquelles il faut que je réponde impérativement.
Rendez-vous le 27 mai pour un point.
Je demande comment ça va se passer.
Comme aujourd'hui.
Ben ça promet. Et moi qui pensait qu'ils faisaient plus pour nous que pour la moyenne des gens !
En plus dans les deux annonces fournies, je retombe sur ... un cabinet de recrutement, que j'ai déjà contacté. Non, ils m'ont contacté... je sens que ça risque d'être épique. Dommage que je ne
puisse les citer, car se sont vraiment des branlots de première classe.
Enfin, elle me dit que je ferais bien de faire mon CV de façon thématique...
Là, je commence à voir rouge : je lui ai dit que j'avais fait mon CV en fonction de l'atelier CV de l'ANPE qu'une autre professionnelle avait trouvé tout à fait inadéquat de faire un CV
thématique à cause de la particularité de mon parcours, qu'un parcours linéaire, se justifiait mieux auprès de l'employeur.
Elle me dit qu'il faut que j'y pense quand même... pour la prochaine fois.
Je sens que ça ne va pas bien se passer entre elle et moi. On verra le 27 mai.
J'ai rendez-vous pour un entretien demain, pour un poste au Grand Lyon.
Je ne suis pas prête.
Je ne suis prête à rien. J'ai peur de tout, et le plus drôle : personne ne semble me croire ^^"
Bon aller... courage... fuyons !