Sans pour autant passer son temps dans une certaine enseigne de grand magasin ?
J'essaie de me bouger mais c'est pas évident... déjà, j'ai eu une nuit fructueuse de mardi à mercredi, le genre "on a envie d'écrire et il faut le faire", les mots se bousculent pour sortir de
mon cerveau et s'inviter sur la toile.
Ce n'était pas arrivé depuis longtemps, j'ai réécrit le conte que j'avais couché sur le papier voici plusieurs semaines maintenant... la deuxième partie est elle aussi rédigée, mais un
commentaire m'a fait réaliser qu'il manquait deux trois petites choses pour que ce soit "parfait"...
Rare chose dont je sois contente.
Hier, je commençais à vouloir vraiment remonter la pente, en me rendant à Ikea St Etienne pour les deux trois trucs qui manquent pour ranger normalement les choses dans la salle de bain sans que
ça fasse bordel, ranger les DVDs qui me manquent encore et un miroir... C'est pas que je sois narcissique, mais lorsque je me suis rendue à l'entretien du Grand Lyon, la première tenue, je me
sentais comme dans un sac et pas moyen de savoir si c'était une impression ou une réalité. 19 € pour un miroir, ma foi... c'est pas trop cher, je le fixerais à l'intérieur de la porte de
l'armoire, ça prendra pas de place...
Ce n'était pas beaucoup mais l'idée de ranger, faire les lessives en retard, ranger l'appart... ça me faisait du bien.
Et puis... coup de fil.
Inconnu mais laisse un message.
Ma mère.
Ma tante du Mexique vient s'installer chez elle. Cancer généralisé de la peau. Je n'en sais guère plus, sauf que mon cousin préfère la faire soigner en France. Ce que je comprend.
Mais du coup, je me dis qu'il ne va plus me rester beaucoup de temps pour la voir et passer un peu de temps avec elle.
Et nouveau coup de blues.
Je tricote déjà du noir... entre les moyens de descendre et le "temps" (si je suis engagée au Grand Lyon, difficile de demander de suite des congés.
Pour un we, c'est beaucoup de fatigue... je ne sais pas, je suis embêtée. Triste aussi... et pas moyen de retrouver une seule photo d'elle...
C'est quand on est sur le point de perdre quelque chose qu'on se rend compte à quel point on y tiens. Mais il est vrai que le Mexique ce n'est pas la porte à côté. La dernière fois que nous nous
étions vue c'était en 2000 ou 2001. Elle était triste et portait le deuil de la mort de son mari.
Que je n'avais pas pu revoir avant qu'il ne décède, lui aussi cancer. Des yeux, je crois ou quelque chose du genre. Pour un ancien opticien, c'est presque drôle.
Et puis le pater a fait appel de la décision de justice qui avait donné raison à ma mère pour la pension alimentaire.
Dans la série je me fous de la gueule du monde... il veut pas payer 170 € par mois mais il a les moyens de se payer un avocat qui porte une rolex au poignet et des chaînes en or qu'il s'arrange
pour qu'on puisse les voir malgré la toge.
J'ose pas imaginer le prix de l'heure de travail d'un tel gus.
Et bien sûr, merci la carte judiciaire, la cour d'appel est à Aix en Provence. J'adore. Enfin, j'imagine qu'il n'y a pas de raison que la cour d'appel revienne sur la décision. Il n'y a qu'à
faire ressortir le fait que le monsieur peut payer un avocat, et pas ma mère...
Une chose que je me demande : peut-on prendre les devant et désavouer ses parents ? Je veux dire... pour éviter d'avoir à payer un jour une pension d'aide ou la maison de retraite, les soins et
tutti quanti ?
Et le jour où y crève : s'il n'y a pas d'acte notarial type testaments, ai-je le choix de refuser d'hériter ? Parce que vu les dettes, j'en veux pas !
Voilà à peu près ce qui passe dans ma caboche... j'ai surtout très mal au crâne, et j'ai l'impression que ça ne va jamais finir.
Tant pis, demain sortie en pub avec des collègues de boulot de LittleGeek, une sorte de soirée Quizz dans un pub Irlandais... on verra ce que ça donne...
Mais je suis un peu... anesthésiée, oui, je crois que c'est le mot : anesthésiée...
Bizarre comme sentiment.
Mais j'aimerais tellement me sentir bien.