"Choisissez un
travail que vous aimez et
vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie."
[Confucius]
C'est vrai. Mais plusieurs gros problèmes se posent :
- l'orientation à l'école
- les opportunités
- l'argent
- l'entourage familial...
Et la liste pourrait être longue...
Si j'avais du suivre l'orientation que voulait mon prof d'allemand, j'aurais fini dans un lycée professionnel a passer un BEP coiffure ou quelque chose du genre.
Et oui, il ne voulait pas que j'aille en seconde car mes notes en allemand étaient trop nulles et pour lui c'était la honte que d'envoyer une élève avec d'aussi mauvais résultats alors que
c'était lui mon prof.
Je ne l'ai pas écouté, j'ai forcé le passage en seconde car mes autres notes étaient correctes,et puis, j'ai eu le BEPC alors, j'avais bien le droit d'accéder à la seconde.
Ensuite, j'ai voulu faire une première B (économique et sociale) mais je m'étais disputée avec la fille d'une prof, qui se trouvait être la meilleure amie de notre professeur principal.
Résultat des courses, mes notes étant un peu juste on ne m'autorisa pas le passage en B, mais en G.
A l'époque, merci monsieur Sardou, on pouvait pas rêver pire comme cursus. Mais je ne voulais pas redoubler, j'avais pas envie. Je me suis entêtée et j'ai eu des notes largement meilleures
qu'autrefois.
Le bac français fut une formalité.
J'ai choisi l'option comptabilité et gestion. J'ai tout de même du passer l'oral du bac parce qu'il me manquait 13 points.
J'en étais malade, si si, même avec si peu de points à rattraper ça me semblait impossible.
Mais je suis française, et visiblement l'adage si connu "impossible n'est pas français" s'est appliqué cette fois là.
Admise sur dossier à l'IUT d'info, j'étais sûre d'avoir trouvé ma voie.
Mais la vie en a décidé autrement et je suis sortie de l'IUT sans diplôme.
J'avais tout de même tenté de faire un BTS Assistante de Gestion PME PMI déjà à l'époque. Mais les professeurs m'ont juste donné envie de fuir. J'ai donc fuit et suivi des cours en auditeur
libre à la fac, même fait quelques classes de TP... et finalement je suis entrée sur le marché du travail en informatique. Je me suis a nouveau entêtée, et malgré certains déboires
professionnels, je ne regrettes pas certains boulots qui ont été vraiment géniaux, même si cela n'a pas duré.
11 septembre 2001. Marasme économique surtout dans la branche info où les boites s'assuraient de ne bien engager que des ingénieurs et surtout pas des autodidactes. Et je n'avais finalement
qu'assez peu d'expérience à revendre. Peut être aussi n'avais-je pas suffisamment confiance en moi. C'est sûrement vrai.
C'est vrai.
J'ai chercher à avoir une formation via l'ANPE en informatique. Ils m'ont fait miroiter un BTS informatique de gestion, mais les Assedics n'ont jamais donné l'accord final pour que ce soit
pris en compte, qu'on soit toujours dédommagé par eux et qu'on suive la formation.
C'était possible pour des BTS de Gestion, mais pas en informatique. Sûrement parce qu'il n'était pas certain qu'on trouve du travail à l'issue de la formation. Je ne sais pas.
J'ai donc décidé de changer de voie. J'avais fait un Bac Comptabilité et Gestion ?
Aller on retente le BTS Assistante de Gestion PME PMI. Et cette fois le déclic s'est fait.
Et je peux dire que j'aime ce que je fais.
Je regrette de n'avoir pas pu faire ce que je voulais en informatique, mais j'aime le type de poste que peut m'offrir ce diplôme.
Je me suis faite à l'idée d'avoir "raté" l'IUT.
Alors Confucius a raison, mais c'est loin d'être simple.
On a aussi beaucoup d'a priori, et il n'y a rien de plus difficile que de savoir ce qui est bon pour soi.