Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ce prix auparavant, mais vu le commentaire de Tant-Bourrin hier, ça m'a donné une idée :
vous en faire un article.
C'est que parfois, certaines choses qui se passent dans le monde, sont risibles, même si elles entraînent la mort de leur auteur.
Certes, on ne devrait pas se moquer de la mort. Mais dans certains cas, c'est plus que... hum... C'est impossible de ne pas trouver cela profondément stupide.
Comment fonctionnent les Darwin Awards ? Il y a des règles, bien sûr. Il ne peut s'agir de légende urbaine, d'histoire inventée ou d'actes entraînant la mort de quelqu'un qui se trouvait là par
hasard (par exemple le GI qui pointerait son bazooka dans le mauvais sens et tuant de ce fait son collègue passant derrière lui et non l'ennemi en face... c'est une illustration, j'espère que ça
n'est jamais arrivé).
Donc ça se présente comme suit : les nominés favorise le pool génétique international en s'éliminant de la surface de la terre de la façon la plus stupide qui soit. Ils sont généralement des
exemples à ne pas suivre concernant les dangers inhérant à un manque certain de sens commun. Il n'y a aucun pays, aucune culture qui soit à l'abri d'une nomination, pour le coup, nous sommes tous
égaux face à la stupidité. Tous les gagnants doivent absolument se plier aux contraintes suivantes :
Reproduction : ils doivent être mort ou alors être stérile (ok, cette deuxième partie c'est sûrement pour la blague, vu que pour gagner faut mourir...)
Excellence : Un manque de jugement (sens commun) étonnant.
Self-selection : cela n'implique que la (ou les personnes s'ils s'y mettent à deux) personne en question
Maturité : Capable d'émettre un jugement (les "fous" et enfants sont exclus)
Vérité : l'évènement doit absolument être vrai et vérifiable : article de presse, reportage...
Et bien sûr, tout ça en hommage à ce cher Charles Darwin et sa théorie de l'évolution. C'est donc pour commémorer les individus qui protège le pool génétique en faisant l'ultime sacrifice de leur
vie. Ils s'éliminent de la façon la plus stupide qui soit, améliorant de ce fait les chances de survie des autres être humains en évitant de se reproduire et donc de prolonger les génes de la
"stupidité".
Tout ça bien, sûr est à prendre avec un certain second degrés, n'allez pas croire qu'on force les gens à se tuer parce qu'on pense qu'ils sont idiot. Non, ils le font tout seuls, comme des grands
et ce sont les lecteurs de journaux, ceux qui regardent la presse ou qui sont témoin de l'évènement qui rapportent (pour peu qu'il connaissent le site américain) l'histoire hallucinante parue
dans la presse ou qu'ils ont pu voir de leur yeux (avec preuves à l'appui toujours).
Le gagnant de l'année est élu par vote des internautes...
Quelques exemples pour que vous situiez bien la chose :
Pour l'année 2008, deux petits exemples :
(2 février 2008, New York) Un homme de 50 ans était en train de chasser les oiseaux au nord de New York avec ses amis et son fidèle chien de chasse. Ils s'arrêtent pour fumer une cigarette,
et le chien trouve un os de jambe de cerf !
L'homme tenta de lui prendre l'os, mais comme tout chien doté d'une bonne logique, l'animal n'avait pas envie de relâcher son trésor. Il restait hors de portée. Frustré par cet acte de
désobéissance flagrant, l'homme attrapa son fusil qui était chargé et prêt à faire feu par le canon et commença à s'en servir comme d'une massue. Chaque fois qu'il le balançait, le chien
esquivait.
Subitement la "massue" heurta le sol et tira, touchant l'homme à l'abdomen. Il a été héliporté jusqu'à l'hôpital le plus proche où il est mort de ses blessures. Il est tout de même resté
conscient suffisamment longtemps pour confirmer l'histoire à la police, dans le cas contraire ses amis auraient pu être suspectés !
Au moins le chien n'a pas été touché.
Aller, une autre... juste pour le plaisir :)
(Janvier 2008, Pennsylvanie) Un homme de 23 ans avec un certains nombre de piercings sur le corps se demandait ce qu'il ressentirait s'il connectait le testeur de continuité de son travail
aux piercings situés sur son torse. Plusieurs de ses collègues ont tenté de le convaincre que ce serait une très mauvaise idée de se connecter au testeur éléctronique de co
ntinuité, mais il a ignoré leurs supplications.
Il a donc attaché deux pinces crocodiles sur ses percings et enclanché le bouton de test...
Quand la police et les sauveteurs sont arrivés, ses collègues étaient toujours en train d'essayer de le sauver en lui faisant des massages
cardiaques. Ils n'ont pas réussi.
Et maintenant mon histoire favorite de tous les temps, une simple "mention spéciale" vu que son auteur s'en est sorti indemne. Et même si elle date un peu, rien à faire, elle me faire toujours
halluciner.
(1982, Californie) Larry Walters de Los Angeles est l'un des rare à être
mentionné dans les Darwin Awards et encore en vie pour raconter l'histoire. "J'ai réalisé mon rêve de 20 ans" a dit Walters, un ancien
conducteur de camion pour une société qui fait des publicités. "Je reste au sol. J'ai prouvé que la chose fonctionne."
Le rêve d'enfance de Larry était de voler. Mais le destin a conspiré pour le tenir éloigné de ce rêve. Il rejoignit l'Air Force, mais ses problèmes de vues l'ont disqualifié pour le poste de
pilote. Après qu'il fut libéré de l'armée, il resta assi dans son jardin à regarder les jets voler au dessus de lui.
Il prépara son plan basé sur des ballons météorologique alors qu'il
était assis dehors dans son "extrêmement confortable" chaise de jardin de chez Sears. Il a acheté 45 ballons météorologique dans un magasin de surplus de l'armée, les a attachés à sa chaise de
jardin elle-même enchaînée à sa jeep. Il a rempli les ballons de 10 cm de diamètre chacun avec de l'hélium. Il s'est alors attaché sur la chaise, emportant quelques sandwiches, de la bière (très
important la bière), et un pistolet à grenailles. Il se disait qu'il n'aurait qu'à éclater quelques ballons pour redescendre.
Le plan de Larry était de couper "l'ancre" et de se laisser flotter lascivement à une hauteur d'environ 10 mètres au dessus de son jardin, où il aurait profité de son vol quelques heures avant de
redescendre. Mais les choses ne se sont pas exactement de la façon que Larry avait prévu.
Quand ses amis ont coupé la corde qui rattachait la chaise à la jeep, il ne flotta pas tranquillement à 10 m. Au lieu de ça, il zigzagua jusque dans le ciel de Los Angeles comme expulsé par un
canon, tiré par les 42 ballons contenant chacun 33 m3 d'hélium. Après avoir grimpé et grimpé, il s'est finalement élevé jusqu'à 4900 m d'altitude.
A cette hauteur, il sentit qu'il ne pouvait pas prendre le risque de tirer sur aucun des ballons, ce qui aurait risqué de mettre à mal l'équilibre du chargement et de le mettre en danger. Alors
il resta là, tremblant de froid et de peur avec ses sandwiches et sa bière, pendant plus de 14 heures. Il a traversé le premier couloir d'approche de LAX (l'aéroport de LA), où les pilotes de la
Trans World Airlines et Delta Airlines ont rapporté un phénomène étrange en vue.
Finalement, il a réuni assez de courage pour dégommer quelques ballons, et est doucement descendu. Les fils d'arrimage des
ballons ont fini par se prendre dans des lignes à haute tension, causant un black out dans le quartier de Long Beach pendant 20 minutes. Larry a pu se dégager sans dommage et il fut arrêté par le
département de police de Los Angeles. Il fut emmené menoté, un journaliste envoyé sur place pour couvrir l'histoire lui demanda pourquoi il avait fait ça. Larry répondi nonchalamment : "un homme
ne peut pas simplement rester assis."
L'administration fédérale d'aviation n'était pas amusée. Un inspecteur de la sécurité, Neal Savoy a déclaré : "Nous savons qu'il a enfreint plusieurs articles de la loi sur l'aviation fédérale,
et aussitôt que nous saurons exactement quoi, nous l'inculperons."
Petite note après-coup :
Les efforts de Larry lui on valu une amende de 1500 $ de la part de la FAA (Federal Administration Aviation), un prix décerné par le Club des
Crétin de Dallas, le record d'altitude avec des ballons remplis d'hélium et bien sûre, une mention spéciale des Darwin Awards.
Il donna sa chaise de jardin en aluminium pour l'admiration des enfants du quartier, abandonna son travail de routier et parti en tournée de
conférences. Il a apprécié cette vie de conférencier intermittent mais dit n'avoir jamais vraiment gagné d'argent grâce à son vol innovant. Il ne s'est jamais marié, n'a jamais eu d'enfant. Larry
s'est rendu en forêt et s'est suicidé d'une balle dans le coeur le 6 octobre 1993, à l'âge de 44 ans.
Par Cassandre
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Publié dans : Every day's life
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