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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

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ou allez visiter ce site entièrement dédié à la photographie, que je viens d'ouvrir !

Les Tribulations de Cassandre au pays de la photographie
Mardi 24 juin 2008
Et je suis polie.

Je suppose que vous avez tous entendu, dernièrement entre deux news importantes ou sportives, la nouvelle loi en débat au Sénat pour juillet. Encore une fois, on nous prend pour des abrutis finis vu que la loi va passer pendant que nous sommes en vacances ou que tous les foyers seront concentrés sur la rentrée des classes... éternel marronnier. Ah ah.

Oui, je me sens d'humeur cynique. Et pour cause.

Déjà, on veut nous "responsabiliser" face au piratage. Parce que les majors des disques et des films disent que si leurs chiffres d'affaires sont si bas, c'est de la faute à tous ces téléchargements pirates. Il ne leur ai pas venu à l'idée que peut être, je dis bien "peut être", c'était simplement du à la baisse de notre pouvoir d'achat et au prix exorbitant des DVD et CD audio ?

Je prends un exemple tout "bête" : l'autre jour à la FNAC, j'avais très envie d'acheter (oui, oui, acheter !) un DVD tout simple, même pas collector, d'un film asiatique. Je retourne la jaquette, je regarde le prix : 32 euros. Qui a envie de payer 32 euros pour une galette de polycarbonate entourée d'un boîtier de pétrole ? On préfère mettre le pétrole dans nos voitures, et encore, vu le prix.

Et je ne vous parle pas des CD audio à 25 euros pour 50 minutes de bande son, le même disque de polycarbonate et un boîtier "crystal"... Oh j'oubliais le livret, qui parfois se contente de donner le noms des pistes et auteurs.

Alors on nous assure que c'est pour payer les artistes. Pfff, quelle bande d'hypocrite, un artiste ne reçoit quasiment rien sur un produit vendu, les contrats sont là pour veiller au grain de la maison d'édition.

Et ces nouveaux accords qui vont être discutés au Sénat cet été, visent à faire du piratage un risque inutile. Ok. Soit.
Mais nouveauté, le pirate n'est plus sanctionné. C'est le propriétaire de la ligne servant au téléchargement qui l'est. En clair, si vous n'êtes pas assez protégé contre le piratage et qu'on utilise votre ligne câblée ou ADSL pour télécharger des films, musiques illégalement, ben c'est vous qui êtes puni.

Charmant non ?

Ce choix de nuance est du à un petit problème soulevé par la loi DAVDSI qui tapait sur les doigts de ceux qui téléchargeaient, sans réelle nuance, le conseil constitutionnel a estimé que c'était contraire au principe d'égalité puisque l'on pouvait aussi bien s'échanger des fichiers par mail, serveur FTP, et que jusqu'à preuve du contraire rien n'interdit l'échange de films de vacances...

Avec la loi HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), on frappe donc sur le détenteur de la ligne qui se voit, sous la menace d’une peine à l’horizon, obligé de surveiller son accès Internet (cette obligation existait avant, mais n’était assortie d’aucunes sanction). On comprend déjà que la mise en œuvre d’une telle idée impliquera des moyens exceptionnels au profit des ayants droit.

De plus, il y a un mécanisme de graduation dans les peines rend la procédure rapide et économique. Un bon serveur avec un bon programme de lancement de mails automatiques bien rodés et le tour est joué. Il est prévu de faire baisser le taux de piratage de 80% rien que ça.

Et on espère que les gens se rabattrons sur des procédés de téléchargement légaux. Et quelques concession comme par exemple raccourcir le délai de sortie des films sur DVD ou au téléchargement. Il passerait de 7 mois et demi à 6. Mais ce ne sont pas des promesses. Juste des propositions.
Résultat, on attendrait toujours autant mais on serait puni de la même façon que si on tentait d'aller "plus vite" en téléchargeant illégalement.
Ca donne vraiment envie.

De plus, il s’agit d’une autorité administrative indépendante dont les pouvoirs seront très conséquents. Ses missions seront la protection des œuvres sur le Net, en sus d’études de l'offre légale et des usages illicites, et de régulation dans le domaine des DRM (acronyme anglais pour la gestion des droits numérique, en gros, ça vous empêche de faire des copies de sauvegarde, la copie privée n'est plus forcément autorisée).

Avant, c'était "simple" : IP = pirate (avec mandat de perquisition). Demain, ce sera IP= pirate et/ou défaut de sécurisation de sa ligne internet. Entraînant ainsi une cumulation possible de peines : si vous êtes pirate ET que votre ligne n'est pas sécurisée, par exemple. Ou si vous n'avez pas sécurisé votre ligne ET qu'on a utilisé ce défaut pour utiliser votre ligne à des fins de téléchargement illégaux. Ça en fait des combinaisons possibles !

Et pour ce faire l'HADOPI bénéficiera du concours d'agents publics habilités par le président de la Haute Autorité.

Ces agents ont des super pouvoirs : astreints au secret professionnel, « ils peuvent, nous dit le texte de loi, obtenir tous documents, quel qu'en soit le support, y compris les données conservées et traitées par les opérateurs de communications électroniques ». Si quelqu’un a une information qui leur semble intéressante, pour les besoins de la procédure, la personne détentrice de ces infos devra donc leur fournir les éléments. Un exemple : des FAI, ils pourront avoir l'identité, l'adresse postale, l'adresse électronique et les coordonnées téléphoniques du titulaire d’un abonnement. Une forme de casier au contenu très flou.

Le ministère de la Culture a pris des mesures pour limiter les cas de doubles casquettes. Avant l’habilitation de l’agent, une enquête vérifiera que leur comportement n'est pas incompatible avec l'exercice de leurs fonctions, ou missions. Ils seront astreints à des conditions de moralité et des règles déontologiques (à définir par décret). Il y a également des garanties pour limiter ces cas de filiations trop évidentes avec l’industrie.

La Commission travaille elle en proximité avec des agents assermentés, ce sont eux qui vont la saisir pour lancer la riposte graduée (les faits peuvent remonter jusqu’à 6 mois en arrière).

Là, le caractère incestueux des rapports est plus poussé : d'une part, ce sont ces agents qui vont saisir la commission pour lui permettre d’agir, comme on le disait à l'instant. Mais d’autre part, ces agents sont désignés par les organismes de défense professionnelle (principalement l’Alpa, association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, présidée par Nicolas Seydoux, encore PDG de Gaumont), les ayants droit, les sociétés de répartition type SACEM, le centre national de la cinématographie ou… du procureur de la République. Leurs constats font foi en justice.

Ensuite interviennent les ripostes graduées :

En premier un mail envoyé via le FAI et enjoindra à l’abonné de respecter ses obligations de surveillance. En clair : remettre de l’ordre dans les habitudes de ses enfants, vérifier que la ligne Wifi n’est pas poreuse, ou que le PC est blindé contre les piratages, bref : que personne ne pompe du contenu via cette ligne Internet.

Si dans les 6 mois il y a récidive, alors un autre mail sera envoyé, assorti d'une lettre recommandée avec accusé de réception. Mais ce n'est pas une obligation pour la lettre, le FAI peut se contenter du mail.

Toutefois, il est peu probable que l’HADOPI se lance dans une procédure de sanction sans lettre recommandée, sauf à laisser à l’internaute la liberté de nier la réception d’un avertissement et d’attaquer sans mal la procédure de suspension.

Puis viennent les sanctions :

Tout d'abord trois mois à un an de suspension de ligne (et impossibilité de se réabonner chez un autre FAI, via une liste noire des abonnés bannis).

Ou bien une injonction de sécuriser la ligne pour éviter le défaut de surveillance de la ligne.

Comment savoir si on aura l'une ou l'autre des sanctions ? Ça dépendra de "l'usage" qu'on fait de la ligne en priorité. En clair, les entreprises seront plus facilement touchées par des injonctions fortes de mise en demeure de sécuriser la ligne alors qu'un particulier : couic. Fini.

Contre l’injonction, ou la suspension de 3 à 12 mois, les recours se feront devant l’autorité judiciaire. La décision de sanction alimentera une autre liste, celle des abonnés bannis qui ne pourront donc plus s’abonner au Net chez un autre FAI. C’est une forme de casier judiciaire bis qui ne porte pas son nom.

Au niveau des voies de recours, l’abonné devra attendre la véritable mise en cause puisque la recommandation ne fait pas grief et ne sera qu’un rappel à la loi. Concrètement, le texte dit que le bien-fondé de ces mesures ne pourra être attaqué que par la voie d’un recours contre la sanction, dernier échelon de la riposte graduée. Si tel abonné X reçoit un mail d’avertissement et qu’il souhaite le contester, il devra attendre la phase ultime, soit la suspension de sa ligne, pour se voir ouvrir les portes d’une action en justice, une vraie cette fois.

Donc en gros, si vous n'êtes pas un as de la sécurisation de votre réseau wi-fi, vous n'avez plus qu'à attendre d'être pendu haut et cours avant de pouvoir contester quoique ce soit.

En plus de ces deux ou trois étages, rien n’empêchera les ayants droit de mener une procédure en contrefaçon contre l’internaute soupçonné de téléchargement illicite. S’il est en plus le titulaire de la ligne, ses besoins de défense seront donc dédoublés.

Toutes ces démarches se font au surplus à l’aide de la constitution de base de données "techniques" sur les abonnés, dont le contenu gonflera en fonction des traitements automatisés de masse.

Et le paiement des abonnements ? Ils continuent. Vous n'avez plus le service mais vous continuez de payer.

Et ce sera à la charge du FAI d'informer les utilisateurs des outils pouvant servir à sécuriser votre ligne. De mieux en mieux, il est dit qu'ils pourraient en tirer profit en proposant à la vente des produits agréés par l'HADOPI pour la sécurisation. Il n'est donc pas inévitable de se retrouver à devoir payer un abonnement ET un pack sécurité agréés HADOPI. Quand on connaît la prédominance des ordinateurs sous Windows, on peut aisément se dire que les utilisateurs Mac et Linux seront mis à l'écart. Les utilisateurs de la petite pomme ayant toutefois bien plus de chances d'avoir leur pack... pour les adeptes du pingouin, on leur dira encore qu'il faut "changer" de système d'exploitation, pour un truc payant.

Et si on utilise pas les logiciels agréés ? Tant pis pour vous...

Et maintenant, mettez vous à la place du papy de 80 ans qui surfe sur Internet grâce à l'installation faite par son petit fils qui vit à 800 km (c'est un exemple volontairement forcé). Il aura bien du mal à prouver quoique ce soit. Espérons que le petit fils soit un as et puisse apporter les preuves nécessaires pour dire que son cher papy n'est pas responsable.

Au départ, l’Hadopi devait avoir de super pouvoirs, notamment la possibilité d’enjoindre des mesures préventives pour le respect des droits d’auteur. L’idée fut cependant rejetée dans l’avis du Conseil d’État, et le Ministère de la Culture a donc laissé ce pouvoir aux mains du juge. Mais en précisant au mieux les pouvoirs du magistrat, ou plus exactement de les guider.

Ainsi, les TGI, statuant en urgence (et au contradictoire), pourront demander à un FAI que soit suspendu ou filtré n’importe quel contenu sur les réseaux. Le texte ne parle même pas de FAI mais de "toute personne en situation de contribuer à remédier ou […] éviter son renouvellement".Quiconque pourra empêcher l’accès à un contenu musical ou vidéo pourra se voir obligé de filtrer ce contenu. Youtube, newsgroups, réseaux P2P, un site internet, etc. n’importe quelle zone des réseaux est visée. Avec l’utilisation de l’expression "filtrage du contenu" dans le Droit français, les choses seront nettement plus encadrées pour le juge qui devra penser à cette arme aux effets proportionnels hasardeux, dès lors que les ayants droit l’auront saisi.

Le texte de la loi HADOPI a été critiqué par bon nombre d’autorités ou institutions : la CNIL (défaut de proportionnalité), l’ARCEP (donnons du temps au temps, problème technique), l’ISOC (liberticide), le Conseil d’État (plusieurs volets de critiques), en sus des organismes privés et autres initiatives (UFC-Que Choisir, la Quadrature du Net, etc.), quand d’autres estiment au contraire la démarche mesurée, car essentiellement pédagogique.

Les nouveaux outils de contournement de la loi que ne manqueront pas de développer les pirates semblent ici hors du champ d'investigation de l'HADAPI. Évidemment, ils seront banalisés, échangés et dès lors, les ayant droits auront beaucoup de mal à nous vanter dans le même temps, les atouts d'une licence globale.

Personnellement, ce que je ne comprends pas c'est comment on peut mettre sur le dos d'un utilisateur lambda, le piratage de sa ligne. C'est un peu comme si vous deviez payer une amende pour vous être fait cambrioler.

Exemple concret complètement fou :

Admettons que l'on applique cette loi à un vulgaire cambriolage. Votre porte est forcée : vous n'avez pas une porte suffisamment sécurisée. Quel sera le degré de sécurisation demandé ? Porte pleine trois points ? Porte blindée 4 points ? L'équivalent d'une chambre de coffre-fort ?
Alors on va nous dire que le propriétaire devait nous informer de la porte adéquate à installer ? Nous laissant le soin d'en payer l'installation ?
Idem pour les fenêtres ?

Et quoi, si vous êtes de nouveau cambriolé, on vous expulse de votre appartement et on vous somme de continuer d'en payer le loyer ?

Sachant qu'il sera de toute façon utilisé par quelqu'un d'autre le temps de l'interdiction, de loger là ? (faut pas s'imaginer que ça empêchera de vendre des abonnements, hein ^^")


Ok, c'est une image... mais est-elle vraiment si capilotractée ?

Nos droits sont encore bafoués... et les Français sont en vacances...
par Cassandre publié dans : Coup de Gueule
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Dimanche 1 juin 2008
Bon on le sait tous, respecter les limites de vitesses, ne pas boire et prendre le volant (la fameuse campagne : boire ou conduire il faut choisir) et évidemment avoir une attitude responsable et respectueuse envers les autres, parce que c'est aussi se respecter soi-même.

Tout ça, ce sont des banalités mais sommes toutes, quand je vois tous les jours (enfin, plutôt chaque fois que je prends le volant) les abrutis qu'il y a sur la route, on est loin du compte. Très loin même.
Freefounette nous en a raconté quelques unes pas piquées des vers sur son blog.

L'exemple classique sont les abords des écoles le matin, le midi et le soir. Les écoles étant rarement situées au milieu de parkings, fatalement, dans les rues adjacentes, c'est la cohue.

Après, y'a les abrutis de base "tout le temps" : ceux qui posent leur cerveau sur le siège passager quand ils s'assoient pour conduire.

Je ne dis pas que je suis une conductrice parfaite, loin s'en faut. Les erreurs c'est humain. Vouloir passer à l'orange sanguine d'une seconde, c'est arrivé à tous le monde ou presque, et que celui qui n'a jamais fait d'erreurs de conduite me lance la première pierre.

Mais en dehors des incivilités routières "classiques" : queues de poisson, personnes qui mettent leur clignotant à gauche (on notera l'effort quand même) et tournent à droite alors qu'ils sont sur une voie centrale, ceux qui freinent brutalement sans raison d'autre aucune qu'ils ont juste envie de se mettre en double file, là maintenant devant la/le : boulangerie / tabac / pharmacie / point presse / distributeurs d'argent (rayer les mentions inutiles) et fatalement aussi juste devant vous, alors que la file d'à côté pas moyen de s'y engager, car ça ressemble un peu à un épisode où la Panthère Rose veut traverser la rue : rien quand elle regarde et dès qu'elle pose le pied sur la chaussée : vavavoom !

Donc, en dehors de tout ceci, ce qui m'insupporte le plus ce sont ces personnes, souvent dotées de voitures à l'image de leur égo (Mercedes, BMW, Porshes....) qui arrivent à tout berzingue derrière moi sur l'autoroute alors que je suis en train de doubler, et qui bien sûr, me font savoir leur mécontentement de me voir respecter la limitation de vitesse à grand renfort d'appels de phares, et parfois de coups de klaxon. Si je suis là, c'est que je double, je ne peux guère me rabattre sur mon voisin de droite, pas sûre qu'il apprécierait et moi non plus du reste...

Ceux-là, je peux pas les voir en peinture, un jour je vous raconterais comment je me suis retrouvée héroïne malgré moi d'une course poursuite digne d'un James Bond, mais chuut, ça me fera l'objet d'un autre post ;-).

Bref, c'est le genre de gars qui a envie de conduire vite, tout le temps et qu'on vienne surtout pas l'empoisonner sur son sacro-saint territoire. Et encore le même genre de gars qui va se faire tout doux à l'approche d'un radar. Tout en pestant dessus, sinon ce n'est pas drôle.

Alors du coup, en avril 2007, de quoi entendons nous parler pour la première fois ?

Du FNAR : Front Nationaliste Anti-Radar (ou Armée Révolutionnaire, ça dépend des journalistes).

Front National et anti-radar dans la même phrase ça me fait un peu grimacer.

Et pour cause, ces gens là  (ou celui là ?, bon, il est un peu manchot le gars, il s'est fait péter sont engin à la figure y'a pas longtemps, mais était-il vraiment seul ? ah...) mélangent donc politique et conduite.

Une politique de conduite peut être alors ?

Presque.

Il(s) revendique(nt) au moins 8 attaques terroristes sur radars et réclament en échange de l'arrêt de la mise en pièces de ces flics automatiques ni plus ni moins que :
- 4 millions d'euros de rançon (impôt révolutionnaire).
- La suppression des radars automatiques, moins de répression et un programme de responsabilisation des conducteurs.
- Une baisse progressive et significative de la fiscalité.
- Un contrôle étatique des prix des biens de première nécessité et des loyers.
- Rétablir le pouvoir du gouvernement sur celui du patronat.
- La transparence financière des grands groupes industriels.
- L'arrêt total de l'immigration, le renvoi de tous les clandestins.
- Un programme de relance de la natalité française.

... Et il semblerait que ces messieurs soient fonctionnaires (en tout cas celui qui est à l'hôpital est postier).

On croit rêver.

Je ne sais pas ce qui me fait le plus tilter sur ses "réclamations" peut être un peu tout, parce qu'on sait bien que si l'Etat se mettrait à tout contrôler, au-revoir la liberté.

Et puis finalement, ils ne servent qu'une seule cause : celles des mauvais conducteurs, dont sûrement eux-même (ou lui même, puisque je ne sais pas s'il est seul ou s'ils sont plusieurs).

Détruire des installations publiques, ça ne mènera nulle part, qu'on soit ou non d'accord avec le principe des radars, il existe d'autres moyen de s'exprimer que celle de la violence, fut elle à l'encontre d'objets.

Indépendamment du relent hautement extrémistes de ces demandes et sur lesquelles je ne m'étendrais pas, sinon, je vais m'énerver encore plus rouge (c'est un jeu de mot hein, je suis pas non plus extrémiste de l'autre côté, moi, j'suis au milieu, tout au milieu presque Suisse ;-) ), tout ce que ça me fait penser, c'est qu'il s'agit là d'une bande d'imbéciles qui ne supporte pas les règles déjà édictées et qui ont juste envie de rouler comme des malades sur l'autoroute, les routes nationales et aux abords des écoles.

Parce que les programmes de responsabilisation des conducteurs, excusez moi du peu, mais ça ne peut pas fonctionner : il y en aura toujours pour avoir une bonne raison de rouler vite ce jour là, à ce moment là (et pourquoi pas aussi rouler vite et bourré).

Bon.. ceci-dit, j'ai une solution contre les radars : elle est écologique, non-violente et quelqu'un l'a déjà appliquée :



Quitte à se rebeller, autant le faire avec de l'humour non ?
par Cassandre publié dans : Coup de Gueule
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Jeudi 29 mai 2008
Lorsque je me suis retrouvée au chômage, j'ai eu la bonne idée de m'inscrire à différents modules : rédaction de CV, lettre de motivation... et puis surtout, au programme de coaching personnalisé.

Sur le papier, ça semblait idéal pour quelqu'un dans ma condition : en dépression, manque de confiance en soi. J'y voyais l'opportunité d'avoir une personne qui serait là pour me soutenir et me guider dans ma recherche d'emploi.

Je dirais même plus, aide à la recherche de l'Emploi. Un CDI qui me plaise.

Lors de la réunion d'information pré-inscription, tout semblait me donner raison : placement principalement en CDI, écoute de celui qui veut trouver LE job dans lequel il va s'épanouir, etc...

Signature du "contrat", déjà ça se passe mal : je dis que je veux un CDI, on me répond que je devrais prendre ce qu'on me donnera. Que de toute façon, des assistantes (de direction, de gestion, de ce que vous voulez) il y en a tellement sur le marché qu'il ne faut pas faire la fine bouche, que je ne suis qu'une parmi d'autres.

Pour quelqu'un dans ma situation, on pouvait pas rêver mieux comme réflexion.

Néanmoins, j'ai signé l'acte d'engagement. Et pris un deuxième rendez-vous.

J'attends qu'on me présente le "marché caché" : les annonces, les postes que seule l'ANPE a et qu'elle réserve à  ceux qui ont réussi leurs tests et qui ont souscrit au programme d'accompagnement.

Deuxième rendez-vous avec la vieille bique. C'était mardi matin. A part le Grand Lyon, pas grand chose : manque de courage, de motivation... grande fatigue nerveuse.

J'y vais, sans rien. J'ai décidé de la jouer "débile profonde", car sur la convocation y'a marqué de se rendre à ce rendez-vous muni du CV, des diplômes et autres documents susceptibles d'aider à la recherche d'emploi.
Pas qu'il faut que je prouve que j'ai répondu à des annonces.

Résultat : elle me file un carnet où je dois mettre toutes les annonces auxquelles j'ai répondu, avec les dates de réponse, les dates de relance, entretiens, etc...

Ensuite on parcours le site de l'ANPE. Elle me sort trois annonces, j'ai pour mission d'y répondre. Deux CDD de six mois et un CDD d'un an. Pas de CDI, et des annonces qui me font pas sauter au plafond.

J'essaye de me faire entendre sur le fait que le Grand Lyon m'ont dit qu'ils me contactait fin de semaine dernière pour une réponse, mais que j'ai rien et que je sais pas comment relancer. Trop tard, les 30 minutes de consultation sont terminées, oust, dehors... il faudrait pas non plus qu'elle travaille de trop.

J'ai essayé de lui demander pour une "mise à jour" en paye, vu que là, ça recrute. C'est pas son rayon. De conseil en formation pour mes études, même de manière privée pour "plus tard". Elle m'a regardé de travers en me faisant comprendre que ça ne sert à rien, qu'il n'y a pas d'intérêt en la chose.

Résultat, j'ai rendez-vous le 11 juin et j'ai intérêt à prouver que j'ai vraiment tenter de trouver quelque chose. C'est tout.

Pendant tout le temps que j'ai passé avec elle, j'ai entendu un homme dans le box d'à côté : il expliquait qu'il était intégrateur en informatique, il expliquait en quoi ça consistait, et de l'autre côté y'avait une vraie écoute. Des questions, des réponses... un intérêt.

Dans mon cas, c'est vraiment : on regarde sur internet et on expédie. Pour le marché "caché" réservé à l'ANPE, je peux me gratter. Elle s'en fout tellement de mon cas, que c'est pas la peine d'essayer.

J'ai envie de pousser le bouchon la prochaine fois en réclamant de voir ces annonces "cachées". Qu'elle regarde vraiment à m'aider, et pas seulement à me fliquer...

Mais elle a le pouvoir de me supprimer mes allocations chômage.

Sympa le programme "d'accompagnement"... vraiment.
par Cassandre publié dans : Coup de Gueule
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Vendredi 16 mai 2008
Je ne comprend pas qu'une une société de restauration collective qui doit vous rembourser un reliquat  parce que vous ne travaillez plus pour l'entreprise à laquelle ils sont rattachés et que vous ne pouvez plus y manger sans faire partie du personnel, vous dit que "c'est en cours" et que cela prend plus d'un mois et demi.
Ben oui, les responsables région Rhône Alpes n'ont pas de chéquier. Ca doit passer par Paris. Mais c'est en cours (c'est toutes les semaines en cours... je me demande quel recours j'ai).

Je ne comprend pas les annonces de jobs qui mentent. Ex : Assistante de Direction CDI, 1590 € par mois brut. Premier entretien : ce n'est pas un CDI mais un CDD de 3 ans (oui, je sais c'est normalement pas possible mais dans l'administration si... ils peuvent faire ce qu'ils veulent, c'est normal, c'est l'administration). Deuxième entretien, en fait c'est 1398 € net par moi (mieux) mais deux CDD de 3 mois, puis une sorte de "stagiairisation" (là j'ai pas compris). Mais bon...
Autre exemple : Assistante de direction, CDI. Une semaine plus tard : CDD 6 mois. Une fois embauchée : intérim 1 mois peut être renouvelable mais en tout cas sur le long terme au pire 18 mois sans CDI au bout. Au final : 3 mois et demi.

Je ne comprend pas quand les gens vous disent qu'ils vous rappellent pour vous tenir au courant et qu'ils ne le font jamais.

Je ne comprend pas qu'on demande une lettre manuscrite encore de nos jours pour un poste d'assistante de direction.

Je ne comprend pas qu'à une réunion d'information pour un "coaching personnalisé" on nous dise qu'on va nous placer en priorité sur des CDI et qu'une fois au rendez-vous individuel, on nous sorte "vous prendrez ce qu'on vous donnera : CDD, CDI, CmachinPrécaireMalPayé parce que de toute façon si vous refusez on vous raye des listes de l'ANPE et des Assedics et puis d'abord c'est moi qui décide et pas vous.

Je ne comprend pas grand chose, sinon que j'ai l'impression qu'en ce moment pas mal de monde se fiche un peu de ma tête.
Vous y comprenez quelque chose vous ?
par Cassandre publié dans : Coup de Gueule
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Mardi 8 avril 2008
Ou en prison tu échoueras.

C'est plus ou moins ce qui pourrait être l'équivalent péruvien de notre "Liberté, Égalité, Fraternité". Pourquoi je dis ça ?

Tout simplement parce qu'encore une fois nos amis journalistes ne s'intéressent pas vraiment aux nouvelles du monde. Pour l'instant on parle de la flamme olympique et du probable fait que parce qu'il y a eu des incidents cette année, à Londres et Paris, il est probable qu'on arrête de faire le circuit de la fameuse flamme lors des prochains J.O.. Je trouve ça complètement stupide, mais ce n'est pas le sujet du jour.

Non, aujourd'hui je vais vous parler d'un nouveau type de crime, un que j'ai commis et que vous avez sans doute, vous aussi commis, mais nous avons la chance d'habiter un pays libre.

Chose que j'ignorais c'est qu'au Pérou, certaines activités culturelles, comme la poésie, l'expression d'opinions personnelles, sont des crimes.

Et c'est ainsi que Mélissa Patiño Hinostroza, agée de 20 ans, l'a appris à ses dépends.

Pour vous situer un peu cette jeune fille, il faut savoir qu'elle est étudiante en administration commerciale à San Marcos, écrit de la poésie et fait partie du "Cercle du Sud", regroupement de poètes sur Lima et travaille aussi à la production d'une émission de radio "Toutes les voix". 
Parce qu'elle pense qu'il peut y avoir un monde meilleur,  que les pauvres n'ont pas à rester pauvres, que la pneumonie ne devrait pas  couler dans les rue des villes tous les hivers et causer tant de morts  faute de soins et de moyens. Alors elle s'exprime, pour un monde meilleur, plus juste, plus humain.

Son dernier pêché, qui lui a valu son arrestation, s'être rendue à Quito, en Equateur, pour le second meeting de la "Coordinadora Continental Bolivariana" (j'ai du mal à traduire là ^^") où se sont exprimées des délégations de jeunes de tous les pays sud-américains : Vénézuela, Pérou, Argentine, Cuba, Brésil et Uruguay. Ils y ont discuté globalisation, des relations Nord-Amérique / Amérique du Sud, notamment du président Bush et de sa politique d'anti-terrorisme préventive et j'en passe sûrement. Tout ceci était parfaitement légal et légitime, pas de quoi s'affoler.

Sauf que le ministre de l'intérieur péruvien, Luis Alva Castro, a décrété que c'était tenu à Quito, non pas un simple rassemblement de jeunes voulant débattre d'idées, mais plutôt une réunion de gens complotant contre le Pérou. Il parait même que ceux-ci auraient voulu commettre des attentats lors des prochains sommets qui se tiendront à Lima.

Je ne sais pas pourquoi mais ça me parait ridicule.

Toujours est-il qu'en revenant dans un bus mis à disposition par les organisateurs de l'événement, elle fut arrêtée à la frontière péruvienne par la police, qui l'a présenté à la presse comme une "dangereuse terroriste, revenue de Quito où s'est tenu un congrès terroriste visant les dirigeants du Pérou".

Elle est détenue au centre pénitenciaire de sûreté maximale de Santa Mónica. Parce qu'elle est extrémement dangereuse.

Les droits de l'homme ne sont pas juste bafoué en Chine, au Tibet, en Corée du Nord... mais voilà, l'Europe est axée sur l'Asie, et même si c'est très bien, on en vient à oublier d'autres pays (encore qu'on ai récemment parlé de Cuba, mais peut être juste à cause du changement de dictateur ?), d'autres histoires, d'autres faits.

Et qu'on vienne pas me dire que les journaux télévisés ne font que 30 minutes et que c'est trop court pour parler de tout. Ce n'est pas vrai. Il y a assez de temps pour nous dire qu'une équipe de "débutants" a battu l'Olympique de Marseille, assez pour nous parler de l'incroyable histoire du chat coincé dans l'arbre et délivré de son calvaire par un voisin courageux, assez pour nous faire des marronniers sur la rentrée scolaire, Pâques et ses oeufs, l'autre incroyable histoire de ce pâtissier qui a fait des oeufs en chocolat, ouah, on y aurait pas cru sinon, dites donc !

Et pour les journaux papier, je n'en lis aucun mais mon petit doigt me dit que si l'un ou l'autre en a  fait un article dans ses colonnes, alors ce n'était pas en première page. Peut-être tout juste un fait divers, peut être. Et encore...

Comme je ne parle pas du tout espagnol, il est possible que j'ai commis des erreurs de traduction, je prends toute correction et ajouts de faits pourvu qu'on me traduise :)

Un lien en français, où on peut y signer une pétition pour la libération de Mélissa :

Les risques du journalisme

Les liens en espagnol (le premier est celui où j'ai pris le plus d'infos, dans la mesure de ma compréhension) :

PRESA DE DESEPERACIÓN
Alfredo Pita exige libertad de Melissa Patiño
Melissa Patiño y el expediente del miedo


Dernière info enfin, un événement culturel aura lieu pour la libération de Mélissa et contre la répression politique des artistes et intellectuels à la Casona de San Marcos à Lima (parc Universitaire), rendez-vous à 16h30... je me doute que peu ou aucun d'entre nous ne pourras s'y rendre, mais qui sait si des français qui vivent (ou sont en vacances) là-bas ne me lise pas ? (on peut rêver hein... ^^")

Bref, tout ceci pour dire :

Libérez Mélissa Patiño Hinostroza !



par Cassandre publié dans : Coup de Gueule
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