J'imagine que vous connaissez tous ce qu'on appelle les "légendes urbaines" ? Ne serait-ce que par les très mauvais films (Urban legend 1, 2
et 3, le dernier qui porte d'ailleurs le sous-titre "Bloody Mary").
Je trouve ce "conte", cette "histoire" comme vous voulez, assez "intéressant".
Oh bien sûr, on retrouve plusieurs variantes, mais basiquement c'est toujours la même chose : une salle de bain éclairée de deux bougies (pas de lumières "modernes") encadrant le miroir (grand de
préférence) et on tourne sur nous même en appelant "Bloody Mary" chaque fois qu'on passe devant le miroir.
A ce moment là, un fantôme, une femme, quelque chose apparaîtrait dans le miroir pour vous faire peur. Certaines légendes disent que vous tomberiez littéralement en catalepsie, foudroyé par la
terreur et que vous mourriez 4 jours plus tard.
Cette légende a tellement été prise au sérieux qu'en 1978, aux États-Unis, la folkloriste Janet Langlois décida d'écrire un essai sur cette histoire. On l'utilise encore dans certains cours
universitaires sur les légendes urbaines en Amérique. Le film CANDYMAN est d'ailleurs basé sur cet essai (très bon film que le premier d'ailleurs).
Qui est "Bloody Mary" ?
Non, pas seulement un cocktail à base de jus de tomate et de vodka. Ce serait trop simple (encore que le cocktail serait originaire de la légende ne me surprendrais pas !).
Plusieurs "solutions" :
- Ce serait la vierge Marie qui viendrait nous prévenir qu'il ne faut pas jouer avec son nom et celui de Jésus (ah ah.. ça me fait rire, désolée ^^")
- Une sorcière brulée sur un buché quelconque
- Une jeune fille enterrée vivante.
Cette dernière possibilité m'interpelle et serait certainement la plus "crédible". Je ne dis pas que les fantômes existent (ou pas) simplement que ça exprimerait une peur commune dans les années
1850 aux Etats-Unis (et peut être en France ? mais j'ai rien trouvé à ce sujet) où l'on redoutait de se retrouver enterré vivant. Donc on installait un système de cloche à la surface, relié au
cercueil sous terre et si le "mort" bougeait, la cloche sonnait. On déterrait alors la personne pour la sauver.
Et "Mary" serait l'incarnation de cette peur : une jeune fille qui serait tombée dans un coma, que les docteurs de l'époque n'auraient pas compris et qui auraient décrété sa mort. Elle se serait
réveillée dans sa tombe mais sa famille accablée par le chagrin, n'aurait pas entendu la cloche. Et elle serait morte ainsi dans sa tombe. On ne se serait aperçu de sa "non" mort que le
lendemain, parce que la cloche, tellement secouée, serait tombée à terre, mais quand les fossoyeurs l'auraient sortie de terre, il était déjà trop tard.
Toute légende urbaine trouve une part de vérité dans la réalité.
Toutefois, pourquoi faire appel à elle ?
Pourquoi, alors qu'on sait qu'on va "mourir" (potentiellement hein, j'ai pas de preuve, en tout cas moi, je me porte bien) appeler un esprit qui va s'en prendre à nous ?
Hum... aller, je vais faire de la psychologie de bazar, vous m'en voudrez pas hein ? ;-)
Je dirais qu'à un certain stade de l'adolescence, on a envie de se mesurer à "des forces externes", un peu comme un rite de passage. Ca peut être une raison.
Pour les adultes ?
Heu... Ils n'ont toujours pas réalisé que c'était des bêtises ?
Attention, je ne dis pas que "Bloody Mary" n'existe pas, ou qu'aucun fantôme n'existe, juste que ben... je l'attend toujours.
Ben oui, "Bloody Mary" a du rejoindre la "lumière" parce que rien à faire, ma salle de bain doit pas lui plaire, elle n'est jamais apparu que ce soit au bout de 7, 13 ou 666 fois ;-)
Et vous ? Y croyez vous ?
Bon ça fait un moment que je me tâte pour faire, ou plutôt pour reprendre des études... le droit, longtemps était mon choix principal mais
impossible de me bouger suffisamment le fion pour remplir le fameux dossier d'inscription au CNED.
Et maintenant un autre dilemne vient compliquer la chose : faire des études pour que ça serve ou bien "juste" pour mon plaisir ? Pour me prouver que je peux y arriver pourvu que le sujet me
plaise.
J'ai plusieurs pistes :
- Droit : mais j'ai peur d'être plus déçue qu'autre chose, je veux dire défendre la veuve et l'orphelin..... est-ce vraiment possible ?
- Psychologie : moui, pourquoi pas... je ne sais pas, là encore je me tate...
- Littérature
Enfin, le truc qui me botterait le plus : Criminologie.
Ah, et c'est là que le bât blesse.
En France pour ce que j'ai compris, c'est d'abord psycho, une licence puis un master 2 en Master Cliniques Criminologiques et Victimologiques... à Rennes, et mieux vaut avoir fait sa licence chez
eux avant... Enfin, tout ça est assez complexe et j'avoue y perdre un peu les pédales à suivre le truc.
Basiquement, ça me servirait de structure pour pouvoir construire les histoires que j'ai en tête qui sont principalement des policiers... mais j'ai aucune idée de comment ça se passe réellement
sur le terrain et non, je ne me vois pas aller voir des policiers / gendarmes pour leur poser des question sur leurs méthodes de travail.
Lire des livres ? Oui... j'y ai pensé. Mais lesquels seraient le plus au fait de la réalité du travail ?
Au moins pour certaines partie je voudrais éviter de faire quelque chose qui ressemblerait trop à de l'américain, ou pire, du TF1 qui copie les américains.
Et puis, ça m'a toujours passionné ces histoires de tueurs en série, leur comportement, leur mode de fonctionnement etc... peut être une curiosité malsaine, je ne sais pas. Mais ça m'intrigue
comment on peut se montrer aussi peu empathique.
Alors je me tâte : utile ou plaisir... ?
On va dire que j'ai jusque fin juillet pour me décider, mais il faut que je le fasse, ou j'aurais des regrets de n'avoir pas tenté la licence.