Mercredi 8 juillet 2009
J'ai toujours aimé voyager, c'est un truc, dès que j'ai trois sous de côté, il faut que j'aille voir ailleurs si l'herbe
aussi y est verte.
Je ne préfère pas forcément cet ailleurs, je suis juste curieuse. Comment vivent-il au Japon ? Et juste à côté en Italie, c'est quoi qui les fait marcher ? Les hommes y sont-il aussi macho qu'on nous le dit ? Ou bien est-ce juste un mythe, comme le français et sa baguette ?
Des questions comme ça, j'en ai à la pelle. Je m'intéresse aux gens, à ce qu'ils pensent, à ce qu'ils vivent, à leur façon de voir les choses.
Bon, des fois, je suis "choquée" et il me faut du temps pour appréhender sinon comprendre leur "pourquoi du comment du parce que" de leur façon de voir la vie, les droits qu'ont les gens ou leur idéal. Mais on apprend toujours des gens que l'on rencontre. Même ceux que l'on déteste peuvent nous apprendre des choses sur nous. Même si souvent, ils ne le savent pas, et ne le sauront probablement jamais.
Par exemple, j'avais une collègue de boulot envers laquelle mes sentiments étaient assez "ambigus". N'ont point du côté sexuel de la chose, non, mais plutôt de savoir si je l'appréciais un peu (faut pas abuser non plus) ou si je la détestais carrément. Le fait est que si j'avais des réactions aussi ambivalentes par rapport à sa façon d'être, de faire (ou pas, parce que question poil dans la main, elle se posait là !) était tout simplement à la façon dont j'avais été éduquée et punie. Aux choses que j'avais eu le droit ou pas de faire. C'était comme un miroir qui reflétait ce que j'aurais sans doute voulu pouvoir faire, mais qui m'avait été interdit parce qu'aussitôt réprimée de façon très violente. Je n'oublierais pas le tabouret qu'a voulu me lancer ma chère mère un jour, ou le vol plané manqué de quelques secondes que j'aurais pu faire du troisième étage de l'immeuble où nous vivions.
L'enfance n'a pas été une partie de plaisir, et ceux qui regrette leur enfance, j'avoue, j'ai du mal à suivre. Mais c'est une autre histoire.
Les gens m'intéressent.
Et moi, je me fonds dans le paysage, j'essaie de passer le plus inaperçu possible.
Les gens me touchent, souvent, de façon complètement différente à chaque fois, mais c'est sympa, toujours quelque chose à apprendre, à découvrir.
En bref, ce nouveau job me plaît même si c'était un peu étrange au début. Il me permet de continuer de voyager, d'avoir une nouvelle vie en quelque sorte.
C'est assez ironique, d'ailleurs, si l'on songe à la situation.
C'est vrai, j'ai oublié de vous préciser... je récolte les âmes, juste avant la mort des gens.
Donc, en fait, je suis morte. Amusant, n'est-il pas ?
Je ne préfère pas forcément cet ailleurs, je suis juste curieuse. Comment vivent-il au Japon ? Et juste à côté en Italie, c'est quoi qui les fait marcher ? Les hommes y sont-il aussi macho qu'on nous le dit ? Ou bien est-ce juste un mythe, comme le français et sa baguette ?
Des questions comme ça, j'en ai à la pelle. Je m'intéresse aux gens, à ce qu'ils pensent, à ce qu'ils vivent, à leur façon de voir les choses.
Bon, des fois, je suis "choquée" et il me faut du temps pour appréhender sinon comprendre leur "pourquoi du comment du parce que" de leur façon de voir la vie, les droits qu'ont les gens ou leur idéal. Mais on apprend toujours des gens que l'on rencontre. Même ceux que l'on déteste peuvent nous apprendre des choses sur nous. Même si souvent, ils ne le savent pas, et ne le sauront probablement jamais.
Par exemple, j'avais une collègue de boulot envers laquelle mes sentiments étaient assez "ambigus". N'ont point du côté sexuel de la chose, non, mais plutôt de savoir si je l'appréciais un peu (faut pas abuser non plus) ou si je la détestais carrément. Le fait est que si j'avais des réactions aussi ambivalentes par rapport à sa façon d'être, de faire (ou pas, parce que question poil dans la main, elle se posait là !) était tout simplement à la façon dont j'avais été éduquée et punie. Aux choses que j'avais eu le droit ou pas de faire. C'était comme un miroir qui reflétait ce que j'aurais sans doute voulu pouvoir faire, mais qui m'avait été interdit parce qu'aussitôt réprimée de façon très violente. Je n'oublierais pas le tabouret qu'a voulu me lancer ma chère mère un jour, ou le vol plané manqué de quelques secondes que j'aurais pu faire du troisième étage de l'immeuble où nous vivions.
L'enfance n'a pas été une partie de plaisir, et ceux qui regrette leur enfance, j'avoue, j'ai du mal à suivre. Mais c'est une autre histoire.
Les gens m'intéressent.
Et moi, je me fonds dans le paysage, j'essaie de passer le plus inaperçu possible.
Les gens me touchent, souvent, de façon complètement différente à chaque fois, mais c'est sympa, toujours quelque chose à apprendre, à découvrir.
En bref, ce nouveau job me plaît même si c'était un peu étrange au début. Il me permet de continuer de voyager, d'avoir une nouvelle vie en quelque sorte.
C'est assez ironique, d'ailleurs, si l'on songe à la situation.
C'est vrai, j'ai oublié de vous préciser... je récolte les âmes, juste avant la mort des gens.
Donc, en fait, je suis morte. Amusant, n'est-il pas ?
Par Cassandre
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Publié dans : Textes
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Communauté : Les mots dans tous leurs états
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