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Citations

"Happiness always looks small while you hold it in your hands, but let it go, and you learn at once how big and precious it is. "  - Maksim Gorky

"Si nous voulons construire une amitié durable, nous devons aimer nos amis pour eux et non pour nous." - Charlotte Brontë


"Every man is the architect of his own  life. He builds it just the way he  wants it. However,  after he  has built  what he  wants, he  sometimes decides that he doesn't like  what he  has built  and looks  for someone  or something  to blame instead of changing himself." - Sidney Madwed

"L'imagination porte bien plus loin que la vue." - Baltasar Gracian Y Morales


"La connaissance a de commun avec la  bêtise qu'elle n'a pas de limites. Il  est commun que les limites de nos connaissances sont des bêtises. Les limites de nos bêtises sont nos connaissances communes. La connaisance de nos limites met à  nu nos bêtises communes. C'est une  bêtise d'arrêter nos connaissances aux  limites de nos bêtises communes."





A mes visiteurs...

Je vous souhaite la bienvenue sur ce modeste Journal, intime parfois (qui a dit souvent, là bas au fond ??!! ;-) ), réactif souvent, photographique le lundi, "littéraire" le mercredi et aussi humouristique, du moins je l'espère !

Notez que tout le contenu de ce blog est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Creative Commons License

Et si ça vous convient pas ? Passez votre chemin manant :P

ou allez visiter ce site entièrement dédié à la photographie, que je viens d'ouvrir !

Les Tribulations de Cassandre au pays de la photographie
Mercredi 16 juillet 2008
Il n'y a rien de pire que d'être administrateur. Que ce soit de n'importe quoi, mais surtout en informatique. Surtout que j'ai l'impression que cette journée va être un cauchemar : déjà mon firewall a une faille de sécurité que je ne sais pas encore comment colmater, le patch de sécurisation n'a pas encore été fourni par l'éditeur de cette distribution linux, et ça me fout en boule...
Maintenant, voyons un peu l'état de "mes" bornes. C'est que je gère un parc de bornes d'accès à Internet. Des trucs plutôt stylisés que l'on met dans les hôtels de grand luxe pour permettre aux patrons d'accéder à leurs mails même en déplacement. On en place aussi dans les Fnac ou Mc Do, enfin... là, c'est très "territorial", notre activité ne fait que démarrer.
Nous sommes en 2000, l'ère du Big Bug et de la naissance de l'ADSL, la fin du modem 56k et des téléchargement à 5 ou 6k seconde dans les grands jours.
Mosaic a laissé la place à Netscape... et plus tard qui sait, le phare éclairera le chemin du rusé renard de feu. Qui sait ?

Je m'aperçois que les connexions ADSL sont encore en rade, on paie pourtant assez cher nos quelques vingt lignes... et rien ne fonctionne. Enfin... pas tout à fait, disons que ça "marchouille". Certains sites passent, d'autres pas. Un petit "traceroute" pour voir si je peux identifier le problème. Et oh ! Surprise ! Comme souvent depuis le début de la technologie en France et pour cet opérateur ancestral : ça "boucle" à Aubervilliers. C'est LA plaque ADSL la plus importante du pays, celle par qui pratiquement toutes nos communications Internet extérieure passent. Vivement le changement de techno, qu'on ne soit plus gênés par ce système déjà désuet !
Bon... en attendant la révolution, il faut téléphoner à la hotline "pro". C'est pas que la hotline soit professionnelle mais il parait qu'on attend moins longtemps. J'ai jamais vraiment été sûre de la réalité de la chose. Passons et agissons.
"Allô ? Bonjour ici Cassandre, je suis l'administratrice de la société XYZ et j'aimerais avoir quelques renseignements concernant l'état du réseau.
- Oui, bienvenue sur la hotline Opérateur Ancestral. Pouvez vous nous donner votre numéro de client s'il vous plaît.
- 2435226A3, mais je pourrais vous en donner beaucoup, on a tout un groupe de lignes chez vous...
- Veuillez patienter pendant l'ouverture de votre dossier, merci.
- ....
- Vous êtes bien la société XYZ, pouvez vous me confirmer votre adresse s'il vous plaît ?
- 1 rue de la miséricorde 77777 Miracle
- Très bien. Que puis-je faire pour vous ?
- Comme je vous l'ai déjà dit au début de notre conversation, j'aimerais avoir des informations concernant l'état de votre réseau. J'ai fait un traceroute et je m'aperçois que ça boucle à Aubervilliers, quand est-ce que ce sera réparé ? Avez-vous une idée du délai d'attente ?
- Est-ce que vous pourriez ouvrir votre navigateur Internet s'il vous plait ?
- Heu, vous n'avez pas répondu à ma question ?!
- Il faut suivre la procédure, avez-vous ouvert votre navigateur ?
- grumble... oui.
- Pouvez-vous entrer l'adresse IP suivante 80.15.15.80.
- Ok, et une fois que c'est fait ?
- Que voyez-vous à l'écran ?
- Une sorte de page d'accueil.
- Très bien alors votre ligne fonctionne correctement.
- Huuuu, non, je ne suis pas d'accord, les sites comme yahoo.com ne fonctionnent pas.
- Ah, ce sont des sites américains auxquels vous n'avez pas accès ?
- Oui, mais pas que, Free.fr aussi ne fonctionne plus, en fait c'est très erratique, et comme je vous l'ai dit au début de notre conversation, c'est parce que si le chemin pour accéder au site en question passe par votre plaque d'Aubervilliers, ben ça boucle. Votre plaque est en rade là-bas, et j'aimerais savoir dans combien de temps le problème sera résolu que je puisse tenir mes clients informés.
- Ne quittez pas, je vais me renseigner.
- Merci (ouf !)
.....
- Allo ? Je me suis renseignée en fait ce sont les sites américains qui ne sont pas accessibles pour le moment.
- Heu Free.fr n'est pas un site américain...
- Ce doit être un problème de leur part, cela n'est pas dû à l'Opérateur Ancestral.
- ... mais puisque je vous dis que si le chemin pour accéder au site passe par...
- Oui, oui, j'ai bien entendu mais le problème ne vient pas de là.
- Ah ? Et d'où alors ?
- Le câble qui relie la France aux Etats-Unis a été sectionné en son milieu la nuit dernière. Nos techniciens sont sur le terrain, ça devrait être réparé dans les 24h.
- ???!!! Dois-je comprendre que le câble transatlantique est physiquement coupé ? Tranché ?
- C'est cela, mais le problème sera résolu dans les 24h, nos techniciens sont sur place. Est-ce que vous désirez d'autres renseignements ?
- Non, cela ne sera pas nécessaire..."



Cette histoire est vraie... On m'a vraiment sorti ça une fois alors que je téléphonais pour un problème de "bouclage". Le plus probable dans l'histoire c'est que ce fut des problèmes de "routage", je vous passe l'explication technique, mais en gros il est possible que le routeur d'Aubervilliers n'arrivait plus à communiquer avec son "homologue" habituel ce qui engendrait une "boucle".
Ce genre de soucis peuvent encore survenir, mais ils durent rarement plus de quelques minutes. Beaucoup de protocoles ont été revu depuis, et heureusement.

Mais le coup du câble arraché par des kilomètres de profondeur et que les technicien de "biiip" fussent sur place pour réparer le bouzin, là, j'avoue, c'était très fort comme excuse ^^".


par Cassandre publié dans : Textes
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Mercredi 9 juillet 2008

Il est parfois déconcertant de lire la rubrique "coin des lecteurs", "vos réactions". On y trouve rarement des réactions fondées, mais plutôt une sélection rigoureuse de l'attachement des abonnés à leur journal préféré, genre : "votre journal est hyper-surper-mega-sympa, et je vous achète tous les mardi à cause que les conseils que vous donnez pour séduire dans le métro à trois heures du matin sont cool !".... !


Non, il faut arrêter, et c'est d'ailleurs en tombant sur ce genre de bêtises que j'ai décidé, pour vous divertir, de pasticher cette lettre adressée à Télé 7 jours...

 



Bien chère rédaction,


Je suis une petite grand-mère de 71 ans qui vit sur la Côte d'Azur, à Nice. Je suis, par ailleurs, une inconditionnelle de tout plein de feuilleton américains qui, quoi que l'on puisse en dire, sont très proches de la réalité. Mes préférés sont Côte Ouest, Les feux de l'Amour, Santa Barbara, la Croisière s'amuse, haine et passions, Rick Hunter, Alerte à Malibu, Drôles de dames, Papa Shultz et bien sûr, la saga fétiche :

DALLAS... !........TON UNIVERS.....IMPI...TOYYA....ABLEUUU!!!!

Cependant, quelque chose me chagrine : d'une part, leur médiocre programmation, à n'importe quel moment, sur n'importe quelle chaîne, ce qui rend ses séries illogiques (bien qu'il faille beaucoup de culture pour en comprendre les subtilités poétiques et artistiques, ce que je possède fort heureusement !)

D'autre part, je regrette que les scénaristes américains ne se concertent pas. Ils pourraient alors créer et produire des effets extraordinaire psychologiquement et socialement parlant. Je m'explique : Shaning Capwel, au lieu d'épouser Sofia, aurait dû épouser Cricket des Feux de l'Amour.
Ainsi, il aurait mis fin à la rivalité des Lowercridgs. En l'épousant, il récupère cette fortune. Ils déménagent et réinvestissent à Dallas. Ils s'associent avec Boby afin de ruiner définitivement J.R. Ceci fait, ils rachètent les plages de Malibu, nomment David Hasselof responsable d'un projet d'aménagement d'un port de plaisance. Les fluctuations monétaires de la fusion de leurs deux groupes leur permettent de racheter un immense yatch et c'est là que l'équipage de la Croisière s'amuse intervient pour leur faire oublier leurs soucis. Ils y engagent un personnel de sécurité composé de Barracuda, Hannibal Smith et en cuisine, Starsky et Hutch.
Pour éviter les dépenses de fuel et autres, il font pédaler l'Homme qui valait trois milliards et Sarah, la femme bionique. Ils font escale à Los Angeles. Starsky y tombe amoureux de Brenda, qui sort pourtant avec Kojak*. Celui-ci, jaloux, les agresse, mais Hulk les défend et rejoint les Routes du Paradis. Une fois calme et soigné, il se trouve une vocation de cultivateur et propose ses services à la familles Hingals.
Laura y est partagée entre ses pouvoirs de Wonder-Woman et son poste de détective dans Drôles de dames. Brandon Walsh lui déclare sa flamme, mais ils sont malheureux car ils ne peuvent avoir d'enfants. Les bons soins de la Clinique de la Forêt Noire leur coûtant trop cher, ils décident d'adopter Arnold et Willy.

Comme quoi, le téléfilm, c'est pourtant simple comme Bonjour !


Je vous embrasse et un jour peut-être, je vous montrerais que l'on peut marier Autant en emporte le vent et l'Arme fatale 3 pour en faire la suite de La guerre des étoiles contre les Sisters Act, dans la Leçon de Piano...


Simone


 


 

* Pour les incultes des news pipoles : l'actrice jouant Brenda dans Beverly Hills est sortie un temps avec le fils de l'acteur jouant Kojak ^^"

Oui, cette parodie date un peu.. promi un jour, je la réactualiserais ;-)

par Cassandre publié dans : Textes
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Mercredi 2 juillet 2008
Jour 1 :
C'est mon premier jour de travail. Fraîchement émoulue de mon IUT d'informatique, j'entre aujourd'hui dans le monde du travail. Oh, ce n'est pas un super job, mais bon, conceptrice de sites Internet, ça sonne plutôt bien, et puis rien n'indique que je ne pourrais pas, plus tard, évoluer vers d'autres spécialisations, allez savoir ce que la vie vous réserve ! J'ai 20 ans et toute la vie devant moi. Aller il est l'heure que je me prépare pour cette nouvelle  journée, début de ma nouvelle vie.
Je suis heureuse.

Jour 2 :
Le premier jour s'est bien passé, le patron est un peu bizarre, il ne parle pas très bien le français, mais comme je comprend l'italien, ce n'est pas trop grave. On a mis en place la série de sites que j'aurais à préparer pour la présentation de maisons de luxe. Il faudra le faire en trois langues : italien, français et anglais. Visiblement la clientèle est surtout transalpine.
Pour la partie Italienne, c'est un étudiant en italien, qui fait son master 2 en alternance qui s'en occupera. Vu qu'il n'est là qu'une semaine sur quatre, c'est bien tout ce qu'on peut lui confier.
Mais c'est sympa, nous ne sommes finalement que trois et le patron semble vouloir me laisser beaucoup de liberté, j'apprécie.

...

Jour 10 :
Hum, je commence à réviser mon jugement, le patron s'emporte beaucoup. Dénigre souvent mon travail. Je lui ai donc demandé de définir ce qu'il voulait comme charte graphique. Il m'a dit qu'il me l'avait déjà dit. J'ai répondu que c'était faux, mais bien sûr monsieur a raison. Vu que c'est le boss.
C'était peut être une mauvaise journée. Je le souhaite en tout cas.

...

Jour 30 :
Ouf, un mois vient de s'écouler, ce n'est pas de tout repos que de faire des sites trilingues, avec des bases de données. D'autant que j'ai du recommencer plusieurs fois, vu qu'on ne me disait pas du premier coup tout ce qui devait obligatoirement se trouver pour chaque annonce, en dehors des éventuelles photos. Les scripts ne sont pas évident à faire non plus, on est loin de l'ambiance quasi aseptisée des cours.
Néanmoins, je trouve que c'est motivant, même si le patron entre souvent dans des colères digne de Katrina, ma foi, il suffit de faire comme le roseau, plier, mais ne pas rompre.
Pas évident du tout, mais faut que je m'accroche, encore un mois avant que ma période d'essai ne se termine...

...

Jour 40 :
Aucun virement sur mon compte en banque pour mon salaire, pas reçu de chèque non plus. Je suis allée demander comment ça se passait, et je me suis faite jeter comme pas permis !
"Comment osez vous demander de l'argent pour le travail que vous faites ! Ce n'est même pas terminé ! Ce n'est pas ce que je voulais ! Sortez de mon bureau !!!"
Et encore là, je  m'exprime en bon français... Je serais bien incapable de répéter son charabia franco-italien injurieux.
Je redemanderais demain, mais ça m'angoisse, j'espère qu'il ne va pas mettre fin à la période d'essai !

Jour 41 :
J'ai redemandé pour mon salaire. Même scène. Que vais-je faire ? C'est que j'ai des factures à payer moi !

Jour 42 :
Je suis estomaquée, le boss est venu me voir avec une liasse de billet de 500 euros, et m'a demandé de combien j'avais besoin !
Je lui ai répondu que bon, mon salaire avait été fixé à 1300 € net... Il m'a donné 500 euros en me disant que si j'avais besoin de plus je pouvais aller le trouver.
Je suis restée sur les rotules de surprise... ça ne me semble pas bien net toute cette histoire. Pourtant j'ai bien signé un contrat de travail. Je ne comprend pas.

...

Jour 120 :
Je n'en peux plus, je suis épuisée. Je tente pourtant de répondre à tous les desiderata de mon chef, mais rien ne semble jamais complètement le satisfaire. Et puis toujours demander son salaire, l'obtenir par petits bout : ici un chèque, là du liquide... jamais un virement ! C'est effarant, je n'avais jamais vu ça. Mes amis me disent que ce n'est pas légal, mais que faire ?
Je n'ai pas droit encore aux vacances et mes horaires couvrent largement ceux des administrations auprès desquelles je pourrais me renseigner !
En plus, les visiteurs sont de plus en plus étranges. Encore un peu et je me croirais dans un remake du Parrain.
Brrrrr...

...

Jour 140 :
On vient de déménager à la cloche de bois, j'en suis sûre. On a du tout faire Phil - l'étudiant en italien - et moi, le boss est parti "signer le bail" pendant que l'on s'échinait à transporter les cartons, ordinateurs et meuble du point A au point B. Et en plus, on a eu pour mission de se la jouer discrète en quittant les locaux.
C'est louche tout ça, très louche.
En plus, je n'arrive même plus à avoir mon salaire en intégralité, même en pleurnichant disant que j'ai des factures à payer, il me répond qu'il est pas là pour me donner l'aumône.
Je suis au bord du gouffre financier et lui se balade avec des sommes énormes sur lui.
Ce n'est pas juste !

Jour 141 :
Les mêmes hommes bizarres sont revenu, et cette fois, je suis presque sûre d'avoir vu la crosse d'un revolver sur l'un d'eux.
C'est sûr que c'est la mafia.
Je suis au bord de la dépression nerveuse, j'ai du mal à payer mon loyer, je n'ai presque plus d'argent, à peine de quoi remplir la voiture d'essence pour venir bosser.
Il faut que je trouve une solution.
Et vite.

...

Jour 160 :
Ca y est, j'ai un plan. Je n'aurais peut être plus de travail après ça, mais tant pis, je crois que le jeu en vaut la chandelle.
On vient a nouveau de déménager, j'ai le dos en miette, mais cette fois, je suis tombée par hasard sur un coffre, comme il était assez vieux, l'ouvrir ne fut pas trop difficile. J'ai une bonne oreille. Il était rempli de billets, suffisamment pour voir venir le temps de trouver autre chose. J'ai refermé, et c'est là que l'Idée a germé.
Premièrement, il tente d'échapper à ses mystérieux hommes en noir.
Deuxièmement, il a un coffre plein d'argent.
Enfin, ces hommes sont armés. Et a moins qu'ils ne soient policiers, je ne pense pas que ce soit autorisé en France.
Je te le dis, cher Journal, j'ai une idée !

...

Jour 170 :
Voilà mon plan est fin prêt. Je me suis arrangée pour laisser notre nouvelle adresse à l'ancienne, l'air de rien. Je suis sûre que ces hommes vont venir et là, il faudra que je la joue serré, mais c'est faisable.
Je bous d'impatience.

...

Jour 175 :
Ça y est, les hommes nous ont retrouvé, ils sont entrés dans le bureau du chef. Je suis allée préparer des cafés et je me suis arrangée pour trébucher et renverser les tasses sur celui que je soupçonne de porter une arme. Je me suis confondue en excuse et l'ai accompagné dans les toilettes pour tenter d'enlever les tâches de café. Entre temps, je me suis arrangée pour qu'il boive quand même un verre d'eau. Il contenait un somnifère.
Alors qu'il était étendu par terre, j'ai échangé son revolver (j'avais donc bien vu) contre une imitation qu'une de mes amies m'a obtenu. Elle travaille comme accessoiriste pour le cinéma, les studios de la Victoria à Nice. Au poids, ça n'a pas trop de différence, j'ai quand même du un peu lester avec du plomb, mais le temps qu'il s'aperçoive de l'échange, il sera bien trop tard et il n'osera jamais rien dire, ce serait trop la loose !
Dès qu'il a été dans le coltard, et après avoir pris soin de cacher mon butin, j'ai couru prévenir les autres que leur collègue avait eu un malaise. J'ai proposé d'appeler les pompiers, mais bien sûr ils ont préféré partir et l'emmener eux-même. Comme je m'y attendais.
J'ai quitté le travail comme d'habitude, et comme d'habitude le boss est resté plus longtemps.

Jour 176 :
La police était dans nos locaux. Apparemment mon boss aurait été victime d'un règlement de compte et son coffre fort est vide. J'ai été longuement interrogée et j'ai donné tous les détails dont je pouvais me souvenir, j'ai même fait quelques portraits robot avec le dessinateur de la police.
Il semblerait que tous ces hommes soient déjà recherchés, notamment pour escroquerie.
J'ai appris qu'en fait je n'avais jamais été déclarée pour le travail, j'ai porté plainte, comme c'est une société, même si le gérant est mort, on peut espérer que la procédure aura tout de même lieu et que je serais indemnisée, pour peu que je puisse prouvée que j'ai bien travailler pour lui.
J'ai un contrat, et des tas de fichiers sur les ordinateurs qui le prouve. Comme j'ai peu de moyens, j'aurais probablement droit à l'aide juridictionnelle.
Je n'ai peut être plus de travail, mais au moins, je suis libérée du joug de cet oppresseur de patron.

...

4 ans plus tard :

J'ai gagné ma procédure pour avoir été trompée sur la nature de mon contrat de travail et non respect de je sais plus trop quoi. Mon avocate a été formidable. J'ai touché un joli chèque de 20 000 euros. Je lui en ai donné 10%, c'est le moins que je pouvais faire, vu qu'elle n'a pas été vraiment payé (l'aide juridictionnelle ne nourri pas son avocat !)
Je suis maintenant tranquille pour un bon moment, et surtout je vais pouvoir commencer à dépenser un peu d'argent sans me faire repérer.
Car s'il est vrai que ces "hommes en noir" étaient louches à juste titres, ils sont au moins innocents sur un point : le meurtre de mon ancien patron. Mais ça, avant qu'on les croit...

J'ai vraiment bien mener ma barque finalement, et en plus maintenant, j'ai un vrai bon boulot : 35h, déclaré, avec plein de vacances : qu'il est bon d'être fonctionnaire quand on a un joli magot derrière soit !

Je crois que cette année, je vais m'offrir un périple d'un mois en Australie, j'adorerais voir les kangourous !
par Cassandre publié dans : Textes
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Mercredi 25 juin 2008
Désolée toujours pas d'histoire, je suis toujours sur cette foutue lettre... mais j'ai quelque chose en préparation pour la semaine prochaine, promis :)
par Cassandre publié dans : Textes
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Mercredi 11 juin 2008
Je suis mort.
Il y a trois jours.

C'est une impression étrange. Un coup de feu. Les ténèbres et puis la lumière. Oh pas celle qui nous guide de "l'autre côté", non, ce serait trop simple. Non, celle, froide, de la salle d'accueil de la morgue. Mon autopsie n'a pas encore été pratiquée.
Je me suis assis sur le bord du brancard.

Curieusement, je ne sens rien. Il ne fait pas froid, l'acier où je me trouve me semble "neutre". Je n'exhale aucun souffle semble-t-il.
Je suis nu.
Juste une sorte de drap pour me recouvrir. Mon linceul.

Que s'est-il passé ?

Ah oui. Ca y est. La mémoire me revient. Je suis un voleur. Mais un grand voleur. Du genre qui ne vole que ceux qui ont suffisamment d'argent pour être indemnisés par leurs assurances. Mais je suis tombé sur le propriétaire du tableau que je convoitais et il était armé.

Avant que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, une détonation. Et la nuit encore plus sombre qu'à l'accoutumée.

Que faire ?

Pourquoi suis-je encore maître de ce corps pourtant sans réelle vie ?

Je peux bouger, je peux prendre des objets... mais je ne sens rien. Je ne ressens rien.

Aucun battement de coeur dans ma poitrine, je suis détaché de moi-même.

Forcément, je suis mort.

Je décide de récupérer mes affaires. La morgue semble déserte. Elle l'est visiblement.

Je me rhabille. Je sors en crochetant deux trois serrures. Le jour va poindre.

Je rentre chez moi. Premier réflexe, je me fait un café. Mais j'ai oublié que je suis mort, le liquide ressort aussitôt.

Un tour dans la salle de bain s'impose.

Toute nourriture, dès lors, me semble interdite.

Je me contemple dans la glace. Un trou, propre, bien net, au niveau du coeur. La balle ne semble pas être ressortie, ne vois rien dans le dos.

Je décide de regarder la télé, ça me changera les idées, j'ai des tas de DVD en retard à visionner. Les heures passent. Aucune fatigue.

Je décide de faire un jogging. Histoire de voir.

Je cours. Je cours le long des quais de Seine, aucune fatigue aucune. Pas de transpiration. Mon corps n'a plus rien à donner.

Je suis vide.

Je continue de courir. Tout au bout, je saute directement dans la Seine. Peut être se passera-t-il quelque chose ? 
L'eau m'entoure. J'ouvre les yeux. Toujours aucune véritable sensation. J'ouvre la bouche, l'eau pénètre dans ma bouche, ma gorge, mais ne semble pas aller plus loin.
Je ne respire pas, aucune bulle ne vient crever la surface de l'eau.

Je hurle.

Du moins je crois.

C'est le silence là-dessous.

Je ressors. Trempé.

Je rentre chez moi. Je me sèche, change de vêtements. Lis. Encore la télé.

Le vide.

J'ouvre le frigo vers minuit. Réflexe encore. Mais cette fois je retiens mon bras.

Deuxième jour identique au premier. Identique au premier jour de ma mort.

Au matin du troisième jour, je décide de retourner là où je suis mort.

Peut-être que mon destin est de voler cette toile après tout ? Peut être faut-il que je l'accomplisse pour que je sois en paix ? Peut-être est-ce ma mission avant de partir pour un ailleurs improbable ?

Qui y'a-t-il au-delà ? au-delà de la vie ?

La mort, oui, mais ça ne peut être ça, la mort !
On le saurait depuis le temps.

J'ai un avantage remarquez, je vais pouvoir déjouer les pièges de cette maison bien plus facilement. Les détecteurs de chaleurs ne me font plus peur.

J'y retourne. J'y suis. Je suis devant la toile. Ironie du sort, je n'avais pas fait attention que son titre était "Danse Macabre".

Subitement, la musique éponyme de Saint Saens se fait entendre.

Je me retourne, mon meurtrier est devant moi :

"Ainsi la légende disait vrai. Toute personne tentant de dérober ce chef d'oeuvre se verra vivre sa mort éternellement... jusqu'au prochain voleur.
- Que dites-vous ?
- Que ma fin est enfin arrivée, vous êtes le nouveau gardien. Gardez espoir,  je n'ai eu qu'à attendre 150 ans avant que vous ne me sauviez..."

Et là, sous mes yeux, l'homme se désintégra en poussière, son costume se répandit sur le sol comme une coquille vide.

Alors voilà mon destin ? Garder une toile en espérant tuer son prochain voleur pour être délivré de la malédiction ?

Voilà qui est bien ironique. Ne trouvez-vous pas ?

par Cassandre publié dans : Textes
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